Une recherche autant perdue...

Une recherche autant perdue...

Par Mercurid

Madame m’avait pourtant bien prévenu, et malgré mes nombreuses tentatives déplacées pour repousser l’échéance, les règles étaient claires. Consacrer deux heures de ma journée pour entamer les recherches de mon prochain appartement. Et faire un point régulier toutes les vingt minutes auprès de Madame, qui acceptait de me consacrer du temps.
De nature rebelle et rechignant aux respects des règles, cette injonction me parut d’abord insurmontable. « Non, plutôt demain... » - « Pas tout de suite... Dans une heure ou deux... » - « Maintenant ? J’ai faim... »

C’était bien mal connaître Madame, et l’annonce du risque d’un désintérêt total pour ma personne en cas de défiance me fit entendre raison. J’acceptais donc les contraintes et me mis en quête de mon nouvel Home sweet home. Les premières vingt minutes furent une formalité, et je me plaisais même à découvrir de nouveaux espaces dans lesquels je me projetais puis à rendre compte à Madame.

Mais rapidement, l’ennui m’envahit. Barbant. Rébarbatif. Je négociais une courte pause qui me fut gentiment accordée mais que je dépassais largement. Puis, au bout d’1h30, je déclarais forfait, annonçant sans vergogne que j’arrêtais là mes recherches pour aujourd’hui. Surprise et déçue par cette décision, outrée que je n’applique pas les règles imposées par elle, Madame me convoqua la semaine suivante pour une explication des plus douloureuses dont je devinais déjà l’issue.

*

Une semaine plus tard, donc. Me voici au domicile de Madame. Je suis debout, penaud, les mains dans le dos. Madame est assise sur une chaise placée au milieu du salon. Elle me toise sévèrement et me rappelle la liste de mes offenses: « Procrastination, marchandage permanent, allongement de pause, abandon ! » Je n’en mène pas large et sait parfaitement ce qui m’attend. Avec Madame, les menaces ne sont jamais vaines.

Autoritaire, Madame me prend par le bras et m’avance vers elle. Puis elle se met à dégrafer mon pantalon qu’elle baisse d’un coup sec. Enfin, d’un geste rapide elle me fait basculer en travers de ses genoux. La punition peut commencer et me voici en train de recevoir une cuisante correction bien méritée. Assez vite, mes fesses chauffent et mon slip m’abandonne. Je suis cul nu, et Madame semble garder la même vigueur pour marteler en rythme. Au bout de plusieurs minutes dans cette position honteuse et inconfortable, Madame me fait relever. J’ai le visage rouge de honte et les fesses de la même couleur. Percevant ma gêne, Madame m’ordonne de la regarder dans les yeux pendant quelques secondes qui me paraissent une éternité.

Puis elle m’envoie au coin, debout face au mur, slip et pantalon aux chevilles. Comme je ne sais pas quoi faire de mes mains, Madame m’impose de les garder sur la tête. Puis elle reprend ses occupations, comme si de rien n’était. Quant à moi, je fixe bêtement le mur en tentant de reprendre mes esprits. Mes fesses chauffent et je brûle

d’envie de les masser pour soulager un peu la douleur. Mais mes mains sont prisonnières.
Après quelques minutes en pénitence, Madame lève la punition et m’invite à me rhabiller. Pour elle, c’est comme si il ne s’était rien passé. Pour moi c’est un soulagement après ce long moment d’attente et de honte. J’enfile rapidement slip et pantalon, en essayant d’oublier ce qu’il vient de m’arriver. Impossible. Madame m’annonce que la prochaine fois que j’oserai m’opposer à son autorité, elle fera usage du martinet.

Puis, subitement amicale, elle me raccompagne à la porte d’entrée avant de me souhaiter un bon retour assorti d’un clin d’œil qui achève de me troubler.
F/H