Rencontre au spanking drive

Rencontre au spanking drive

Par charliespankered

Voir le récit "spanking drive aux U.S.A."


Un soir par dépit, lassé de déceptions amoureuses successives, je me suis rendu au spanking drive.
Peut-être la machine me libérant des contraintes des relations humaines allait-elle par la même occasion libérer mon imagination, exciter mes neurones, pas seulement les terminaisons sensitives de la peau des fesses.
Allais-je être moi-même ? avec mes défauts ? lesquels de toute façon une fois enregistrés résistent aux yeux de l'autre à toute tentative d'amélioration de soi ?
Et toujours trop dans un sens ou dans l'autre, on parle trop, on ne parle pas assez, on est trop sérieux, on est trop fantaisiste.
Envie de me masturber sous la douche sans considérations sur la fréquence ou la durée de l'entreprise et de me faire claquer le postérieur par la machine sans chercher midi à quatorze heures, sans avoir à analyser les origines de ce goût étrange, sans avoir à répondre à la question de savoir si d'autres femmes m'ont déjà fait ça.
Une gentille vanille, ma dernière relation en date, et surtout pas d'humour dérangeant ; genre « je suis Charlie » mais les blagues, si blagues il y a, doivent rester propres. Convenances et platitudes. Pas question de fessée avec elle : avantage si c'en est un, pas à se justifier là-dessus.
J'arrive donc sur les lieux,et je m'engage derrière une voiture en attente ; or cela dure un certain temps. La conductrice de devant, c'est alors que je découvre qu'il s'agit d'une femme, descend et vient vers moi.
C'est une de ces femmes que l'on croise ailleurs sans les remarquer, pas très grande, un peu ronde, cheveux coupés courts, habillée de façon passe-partout.
J'ouvre la vitre. 
« Rien n'est indiqué  mais ça doit être en panne ; ça fait longtemps que j'attends…
-Ah, ça pourrait être signalé, surtout pour le prix…
-Si vous étiez gentil vous feriez marche arrière afin que je puisse partir, je ne vais pas passer la soirée ici.
-Vous reviendrez ?
-Je pense, oui...et vous ?
-Oh, moi, vous savez, je venais comme ça…
-Pour voir ? par curiosité ?
-Oui, voilà.
-Pour écrire un article ? par exemple ?
-Oui oui…
-Quelle revue ? quelle publication 
-Je ne sais pas encore…
-Ah ces hommes ! quels menteurs !
-Mais madame !
-Pas de « mais ». Vous n'assumez pas.
-Et vous ? Vous assumez ?
-Tout à fait.La fessée mécanique en attendant mieux, ça me va…
-C'est raté pour ce soir !
-Ce qui n'est pas raté c'est que vous allez m'inviter à la cafétéria du centre commercial, nous allons manger un morceau ; ça ne vous coûtera pas plus cher que la séance sous la machine ! »
Simple, directe, sans ambages, sans complications : ça me va !
Pas le canon sur qui on se retourne dans la rue : et certainement pas envie de l'être, l'objet de contemplations, pas envie d'être l'objet tout court, qui ne se demande pas comment se faire encore plus belle, qui ne sera pas flattée de l'être, mais ne sera pas non plus inquiète à l'idée que les hommes ne voient que cela.
Je suis à l'aise avec elle ; nous parlons de choses et d'autres, de ce que nous faisons dans la vie, je ne cherche plus à laisser entendre que je serais journaliste.
Elle travaille dans une galerie d'art, moi comme directeur des relations humaines.
« Vous êtes plutôt du côté du rêve, de l'imagination, et vous venez vous faire fouetter... par une machine ! »
J'ai l'air de rien mis comme on dit « le sujet sur le tapis ».

« Vous en avez de bonnes : les relations humaines !
-C'est que c'est tellement plus simple, une machine, pour se reposer, c'est stressant, D.R.H., et vous savez bien ce que ça cache, chef du personnel, et ras le bol, par moment, des personnes !
-Et ras le bol aussi dans votre vie privée ?
-On ne peut rien vous cacher !
-Oh que non ! et que vous avez besoin de bonnes fessées !
-Vous aussi, me semble-t-il : personne pour vous la donner ?
-Jusqu'à ce soir, non...ou pas eu envie de chercher.
-Si vous êtes venue plusieurs fois au drive, vous avez croisé d'autres hommes ?
-Oui, et leurs regards concupiscents, pas vous ; vous me semblez être une bonne personne.
-Je suis heureux de vous l'entendre dire.
- Vos ex vous ont déconsidéré, malmené, mis la pression. Mais surtout n'engageons pas la conversation sur elles, nous avons mieux à faire ; prenons un café et allons-y !
-Mais où ?
-Devant chez moi, vous verrez, c'est très bien ; il y a un endroit, on ne pourra pas nous voir, à cette heure, la nuit tombée ; vous me suivrez en voiture.
Je n'ai plus effectivement qu' à la suivre.
Deux emplacements pour voitures en retrait sur le côté de la chaussée, encadrés d'arbustes devant et par derrière et sur le bord, semblent nous attendre . Nous sommes garés côté passager. Elle ouvre sa portière et m'incite à en faire autant.
« Comme ça on est tranquilles.  Si tu le veux bien,tu vas faire office de machine, défais ton ceinturon. »
Elle déboucle le sien.
« Moi, je fais comme dans le spanking drive ».
Et elle poursuit en descendant son pantalon.
« Force moyenne, quarante coup, laisse -moi le temps de finir de me déculotter ».
Elle s'allonge sen travers des sièges avant, les jambes en dehors, et me présente ses fesses nues, bien rondes, bien rebondies.
C'est la première fois à presque quarante ans, elle a dans les trente, que je donne la fessée.
Je lui applique les premiers coups de ceinturon bien fermement, en prenant mon temps. Elle pousse de petits cris.
Puis d'immobile son bassin se met à effectuer de petits sauts, de plus en plus prononcés. Je continue de compter, intérieurement, elle a demandé quarante coups, mais au vingtième une de ses mains qui comme l'autre s'agrippait au vide-poche de la portière conducteur glisse sous son ventre ; les petits cris deviennent des gémissements. Je comprends ce qu'il en est,et tant que faire se peut par l'intermédiaire d'un ceinturon je fais en sorte que la fin soit sensuelle.
Elle continue de s'agiter, de se trémousser après le quarantième coup, et je la contemple,prenant son pied,main sous le ventre.
Je me surprends à une certaine fierté de mâle : avoir participé à la jouissance de cette dame.
Elle reste quelque temps haletante dans la position de la fessée et de l'orgasme qui a suivi, puis se relève et, souriante, remonte ses habits.
« Comme au spanking drive », rit- elle une fois bien réajustée. 
« En mieux, quand même, j'espère…
-Et pour moins cher ! Viens chez moi, je te dois bien un verre. Et pour le supplément pommade, un peu d'intimité... »
Et je la suis, tout ébahi.