Play me like a violin

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A vous qui avez la gentillesse de consacrer votre temps à cette petite lecture. J’espère que vous êtes bien installé, car pour une fois il n’est pas question de hâter les choses. Voici une petite histoire qu’il me tenait à cœur de raconter bien comme il faut, en prenant mon temps. Le temps de poser le contexte et les personnages, et le temps aussi pour vous de rentrer dans mon petit univers. Je vous embrasse et vous souhaite bonne lecture.

« Les violons peuvent se prêter à une foule de nuances en apparence inconciliables. Ils ont la force, la légèreté, la grâce, les accents sombres et joyeux, la rêverie et la passion. Les violons sont des serviteurs fidèles, intelligents, actifs et infatigables. C'est là la vraie voie féminine de l'orchestre, voix passionnée et chaste en même temps, déchirante et douce, qui pleure et crie et se lamente, ou chante et prie et rêve, ou éclate en accents joyeux, comme nulle autre ne pourrait le faire. »

Hector Berlioz,


Depuis enfant, et ce d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours accordé une importance toute particulière aux sons. Celui du vent dans les arbres, ou des pas dans un couloir, le son de la pluie contre les carreaux de la fenêtre, ou du tic-tac d’une horloge. La façon dont toutes ces notes envahissent l’espace, se glissant entre les silences, raisonnant contre tout ce qu’elles rencontrent, voyageant jusqu’à nos oreilles et parfois, oui parfois, jusqu’au cœur. Il est dit que nous avons tous au moins un son capable de nous émouvoir, et je ne parle pas d’un sourire, ou d’une larme, je parle d’un son unique capable de secouer votre âme. Sans ménagement. N’avez-vous jamais entendu un tel son ?
Moi oui. Je devais avoir dix ans, peut-être un peu moins lorsque mes parents et moi sommes allés au spectacle que donnait l’école de musique de mon village. Ça n’était rien d’extraordinaire, une petite salle des fêtes toute banale avec des rideaux un peu vieillissants et des instruments entassés partout, des chaises amassées au centre de la pièce, et une petite scène en haut d’une estrade.
Ils n’avaient pas eu beaucoup de moyens, et je me rappelle qu’il n’y avait en tout que trois petits projecteurs diffusant une lumière jaunâtre sur les planches. Comme il s’agissait de la seule distraction du moment, beaucoup de monde était venu assister à l’évènement et parmi eux une foule d’enfants très bruyants. Moi-même étant plutôt calme de nature, j’avais un peu de mal avec toute cette cacophonie ambiante qu’aucune réprimande parentale ne semblait pouvoir endiguer. Et c’est quand je ne croyais plus pouvoir tenir, mes deux mains plaquées sur mes oreilles et une rage à peine contenue sur le visage, qu’enfin, je l’entendis. Le son du violon.

Peu à peu, les cris se muèrent en chuchotement qui firent place au silence, que seul venait troubler ce délicieux et langoureux grincement des cordes. Lentement, j’ôtais les mains de mes oreilles, et ce fut bientôt toute la salle qui disparut, pour ne me laisser voir que la scène. La professeure de musique avait laissé la meilleure musicienne de sa classe ouvrir le spectacle avec ce que je sais maintenant être une pièce de Beethoven. La sonate numéro 9. Ce n’est pas un morceau que j’affectionne particulièrement aujourd’hui, et bien entendu il y avait des défauts d’exécution, mais je n’y entendais rien à cet âge, et la seule chose que je pensais c’était « j’aimerais être elle ». La richesse des sons, l’agonie délicieuse des notes qui viennent mourir dans l’air en vibrant, je me souviens que tout mon corps en avait était pris de frissons et que plus rien n’existait hormis le son du violon.
J’avais supplié mes parents de me laisser prendre des cours, mais ils avaient toujours refusé, disant que c’était trop coûteux et que je me lasserais probablement très vite. J’insistai un peu et puis je laissai tomber. Bien entendu, ces frissons, et mon amour pour ce son, eux, jamais ne disparurent.

20 ans plus tard,
JUIN- ELLE

Cela faisait cinq ans que j’avais enfin sauté le pas, et commencé à prendre des leçons. J’habitais en ville depuis quelques temps maintenant et je n’avais pas des moyens extraordinaires, alors à mon arrivée je m’étais tournée vers une toute petite structure aux locaux un peu excentrés. Placé dans un appartement vide au second étage d’un petit immeuble jouxtant un vaste parc, le lieu était très discret et seule une toute petite enseigne permettait d’en deviner la présence. C’est là que j’avais rencontré une professeure extraordinaire. Soliste à la retraite, elle s’était mise à donner des cours à domicile avant d’ouvrir cette micro-classe, où quelques initiés venaient s’exercer sous son œil bienveillant. D’une patience infinie elle savait venir à bout de tout découragement avec sourires et pédagogie. Je me souviens qu’il m’avait fallut un temps considérable pour ne serait-ce qu’apprendre à tenir l’instrument comme il faut, placer mes doigts sur la touche, acquérir le bon mouvement du poignet ne pas être trop crispée, et je ne vous parle même pas du solfège… Un an fut nécessaire pour obtenir ne serait-ce qu’un son digne de ce nom et Dieu sait que la patience n’est pas ma vertu première. Fort heureusement, l’obstination, elle, si. C’est donc avec acharnement que je m’exerçais. Dès que j’avais un instant, je sortais le violon bon marché de son étui, passais un peu de colophane sur le crin de l’archet, et le regardais comme s’il se fût agi d’un trésor, avant de m’exercer. Péniblement, surtout pour mes voisins d’ailleurs. Je m’entraînai ainsi des années, progressant, changeant mon vieux violon contre un de meilleure facture, tentai des morceaux plus complexes. Au bout de trois ans, je pouvais enfin jouer maladroitement cette satanée sonate numéro 9. Imaginez ma joie.
Et puis les mois ont passé, les études, le travail, les amours… et j’ai fini par perdre de mon entrain. Je n’aurais jamais l’étoffe pour intégrer un conservatoire, et être musicienne n’avait jamais été un plan de carrière. La fillette de dix ans était bien loin derrière moi et je m’ennuyais un peu. Les sons ne m’émouvaient plus autant qu’avant et je ne progressais plus vraiment. Même ma fréquence d’entraînement avait chuté et je n’allais plus au cours que par habitude. Aussi, lorsque notre professeure décida de partir en retraite pour de bon cette fois, j’ai pensé qu’il était peut-être temps d’arrêter là.

Je me souviens avoir éprouvé un petit pincement au cœur en passant les portes du petit immeuble pour ma dernière leçon. Nous étions en plein cœur du mois de juin et il faisait une incroyable chaleur. Ce jour-là, personne n’avait vraiment l’esprit au violon et je ne faisais pas exception.
Après le dernier cours, nous félicitâmes la professeure pour ses dix ans d’enseignement, avant de nous retirer dans le calme, non sans émotion. J’allais passer la porte lorsqu’elle me retint d’un petit geste. Attendant en souriant que les autres élèves sortent, elle me fit signe de la suivre à son petit bureau au fond de la pièce. Je n’y étais pas rentrée souvent depuis mon inscription et j’attendis donc sur le pas de la porte tandis que je l’observais farfouiller frénétiquement dans ses tiroirs.
« Il y a quelque chose que j’aimerais vous donner, mademoiselle. », dit-elle, le nez plongé dans des papiers qu’elle déplaçait nerveusement. D’un bon tempérament, je m’étais un jour fait la réflexion que la dame avait le profil sec d’un archet de violon. Gracile, Toujours en mouvement, se tenant bien droite.
« J’ai bien vu que vous ne vous amusiez plus dans mes cours »
Je n’aurais su dire s’il s’agissait là d’un simple constat, d’un reproche ou d’une pointe de regret.
« Ce n’est pas bien grave, je pense que ce n’était peut-être plus adapté pour vous, voilà tout »
« À vrai dire, je pensais arrêter avec vous. », lui confiais-je, désolée.
La vieille dame leva la tête, une moue pincée et les yeux grands ouverts.
« Vous n’y pensez pas, mademoiselle, vous avez du talent, il serait dommage de vous arrêter ainsi… vous me voyez désolée de ne pas avoir pu vous apporter davantage… » Ses lunettes en demi-lune remontaient toujours un peu sur son nez lorsqu’elle était contrariée et je dus réprimer un sourire.
« Ça n’a rien à voir avec vous. Vous avez été merveilleuse et je ne serais jamais parvenue jusque-là sans vous. J’aurais probablement tout envoyé promener il y a longtemps. »
« Je n’en suis pas si sûre. Bien que je doute aujourd’hui de votre amour du violon. Vous ne travaillez plus avec autant d’enthousiasme », rabroua-t-elle gentiment. J’esquissai un petit sourire gêné.
« Je ne l’entends plus… Le violon, je ne l’entends plus comme avant. », dis-je en tâchant de trouver mes mots. »
« J’aimerais que vous m’accordiez une petite faveur au nom de ces dernières années », dit-elle simplement, revenant vers moi avec ce qu’elle cherchait. De sa petite main agile, elle me tendit une carte de visite, et posa sa main sur mon épaule.
« C’est mon neveu. Extrêmement talentueux, précisa-t-elle. Il a étudié au conservatoire de Paris et ayant renoncé à se produire, il a commencé à donner des cours à l’académie du Rhin l’année dernière. »
Je la regardais en prenant le petit papier. « C’est gentil mais je ne sais pas si j’en aurais les moyens et puis… »
« J’insiste Mademoiselle. Il est déjà prévenu. Pardonnez-moi, dit-elle, malicieuse, mais ça me tient vraiment à cœur. Il a accepté de faire exceptionnellement ses cours au même tarif que les miens. » Elle était persuasive.
« C’est vraiment généreux… mais je ne sais pas… »
« Promettez au moins d’y réfléchir. », dit-elle en m’accompagnant à la sortie.

Ce soir-là je regardai la carte plusieurs fois avant de la reposer. De jolie facture, la carte blanche portait pour seule fantaisie un petit liseré doré sur lequel se perdaient de petites notes de musique. « Romain Ducret Professeur de violon et piano ». Je me servis un verre de vin, pris la carte avec moi et m’assis sur mon large fauteuil en soupirant. Deux heures plus tard, j’étais toujours aussi indécise. Il commençait à se faire tard et je reposai enfin la carte à côté de mon verre vide en me disant que je me laisserai l’été pour décider. Considérant la générosité de l’offre qui m’avait été faite, je n’avais pas envie de prendre cette décision à la légère.



OCTOBRE – LUI

C’est non sans fatigue que j’observai mon dernier élève quitter la salle, ses dernières notes de piano semblant encore flotter dans l’air. Voilà maintenant deux ans que j’avais interrompu ma carrière de musicien professionnel pour enseigner, et bien que je repense parfois à remonter sur les planches, je dois dire que j’étais plutôt heureux de mon choix. Mes parents m’avaient poussé très jeune dans la musique et bien que je me sois employé à réaliser tout ce qu’ils avaient souhaité pour moi, ce petit monde était trop étriqué, et trop oppressant pour que je m’y épanouisse. Ils avaient été déçus bien sûr, mais je n’étais pas homme à revenir sur une décision, d’autant que celle-ci avait été mûrement réfléchie. L’académie du Rhin m’avait proposé un poste très rapidement et c’est au début avec une certaine réticence que j’avais accepté. Mais il fallait bien faire quelque-chose de ma vie, et si je n’avais certes plus envie de me produire sur scène, je n’avais en revanche rien perdu de mon amour pour la musique.
J’appréhendais énormément de me retrouver face à mes premiers élèves mais en dépit de quelques difficultés, tout s’était bien passé. J’entrais peu à peu dans la peu de mon personnage, peaufinais ma pédagogie, et apprenais – à reculons- la patience.

Attrapant les clefs, je me tournai une dernière fois vers la salle pour vérifier que tout était bien en place, avant de fermer la porte et de prendre le chemin de la maison. La journée avait été bien remplie, et le soir tombait vite en ce début d’automne. C’est ainsi que je fis ta connaissance.

ELLE.

C’était un peu par hasard que j’étais retombée sur la carte de visite transmise par mon ancienne professeure de violon. Je m’étais certes laissé le temps de la réflexion, mais ayant passé l’été à voyager, je dois avouer que ça m’était complètement sorti de la tête. Dans un geste distrait, j’avais certainement jeté la carte dans le bol fourre-tout posé sur le guéridon de l’entrée, et c’est derrière le petit meuble que je finis par la trouver ce matin, en cherchant une de mes boucles d’oreille. Les choses étaient calmes en ce moment au bureau et voilà maintenant quelques temps que mon violon semblait me jeter des petits regards accusateurs depuis le coin du salon. Posé sur son petit coussin de velours, Il gisait là, entre la bibliothèque et le fauteuil, dans l’attente silencieuse des caresses de son archet.
Après avoir trouvé la carte, j’avais passé la journée à tourner en rond avant de prendre mon téléphone et de finalement composer le numéro indiqué.

LUI

J’avais presque atteint le porche lorsque je répondis à ton appel.
« Allô ? »
« Monsieur Ducret ? », demanda une petite voix féminine.
« Oui, bonjour, que puis-je faire pour vous ? », répondis-je en m’arrêtant sur le trottoir.
« Bonjour, je vous demande pardon de vous déranger en cette fin d’après-midi, mais je vous appelle sur la recommandation de Judith, …mon ancienne professeure de violon. »

Je haussai les sourcils un peu surpris. Je n’avais pas parlé à ma tante depuis notre différend le mois dernier.
« Et à qui ai-je l’honneur ? », demandai-je un peu plus sèchement que je ne l’aurais voulu.
« Ah, oui, excusez-moi, bredouillas-tu, bien sûr… Je me nomme Anne. J’ai été son élève durant ces cinq dernières années…. Elle m’a envoyée vers vous lors de son départ en retraite cet été. » je te sentais hésitante. Ton prénom me disait vaguement quelque chose.
« Je tombe peut-être mal… »
« Non, non, Mademoiselle, ne vous en faites pas. Je suis navré la journée a été longue. Vous souhaitiez prendre des leçons de violon c’est bien ça ? »
« Oui… enfin je ne sais pas si c’est une bonne idée… Judith pensait que ce serait bien pour moi de continuer. »
Oui, pensais-je, en réprimant mon agacement, ma tante a le don de penser à la place de tout le monde.
Un petit silence s’installa avant que je ne te réponde.
« Je crois que c’était une erreur encore, désolée de vous avoir dérangé Monsieur… » soufflas-tu visiblement refroidie par mon attitude.
« Attendez, je vous en prie ne raccrochez pas… passez me voir à l’académie demain. Au premier étage, je donne cours dans la salle 6. » Je n’avais pas plus que ça envie de rencontrer une connaissance de Judith, mais je crois me souvenir qu’elle m’avait effectivement parlé d’une de ses élèves avant notre querelle, et il eut été un peu rustre de rembarrer une personne aussi polie que toi.
« Vous êtes sûr ? », demandas-tu timidement.
« Oui. 16h00 Mademoiselle, ne soyez pas en retard. » je ne sais toujours pas pourquoi j’avais dit cela aussi abruptement.
« Oui Monsieur, demain 16h00. Je vous remercie et vous souhaite une bonne soirée. » Je crus entendre un léger sourire dans le ton de ta voix.
« Je vous en prie. À demain Mademoiselle. » Peut-être serait-il amusant de te rencontrer, finalement, pensais-je après avoir raccroché.

ELLE

« 16h00 Mademoiselle, ne soyez pas en retard. » C’était vos mots. Et un je ne sais quoi me disais de prendre cette demande au sérieux. J’avais donc mis un point d’honneur à arriver à l’heure. J’étais même un peu en avance. Même en cheminant tranquillement, il ne me fallut pas bien longtemps pour atteindre le centre-ville.
L’académie musicale du Rhin… Le bâtiment lui-même était fort élégant. En vieille pierres de taille, il siégeait devant une petite cour pavée et dominait la place de sa hauteur. Une fois gravi l’imposant escalier de pierre, il ne fut pas bien difficile de me diriger dans les lieux.
A 15h50 je pénétrai dans le couloir menant à votre salle de cours, d’où provenait l’écho d’un piano bien énervé. Je souris. Même l’odeur des lieux avait un je ne sais quoi d’austère. Haut de plafond et carrelé de dalle de marbre clair, le couloir semblait lui-même porteur d’une acoustique particulière, et derrière les notes de piano, je pouvais entendre le son de mes pas vibrer dans l’air comme une percussion malencontreuse et trop bruyante. Le décorum décidément bien impressionnant me faisait me sentir toute petite. Ne sachant guère où me positionner, j’attendis sagement sur un des petits bancs de bois devant votre salle, à côté d’un jeune homme plongé dans une partition bien au-delà de ma compréhension. Là, dans cette ambiance solennelle et quelque peu oppressante, je commençais sérieusement à penser à me retirer par la petite porte sans demander mon reste. Non mais vraiment… pourquoi étais-je même venue jusque-là, songeais-je nerveusement, en jetant des petits coups d’œil en direction de mon voisin.

Assise sur ce banc, les minutes semblaient à la fois s’étirer mollement et s’échapper en fugue, emportant ma possibilité de changer d’avis. N’y tenant plus, je pris une inspiration, et décidai d’interrompre mon voisin, un peu pour me distraire, un peu pour me forcer à rester.
« Bonjour », commençais-je maladroitement, me rappelant toutes les fois où j’ai maudit des étrangers tentant d’entamer la conversation.
Le garçon mit un certain temps avant de lever le nez de sa partition, l’air sincèrement surpris.
« Ah bonjour, excusez-moi, j’étais concentré »
« J’ai vu ça…., commentai-je en souriant. Êtes-vous un élève du Professeur Ducret ? »
« Ah, moi ? Non. Je fais du piano Jazz, précisa-il, j’attends ma sœur. »
« Je vois… »
« Vous aviez rendez-vous avec lui, c’est ça ? »
« Oui… je suis un peu anxieuse pour vous dire la vérité… je n’ai jamais pris de cours dans un endroit... tel que celui-là… », confiai-je en me triturant un peu les mains. Le garçon me sourit gentiment.
« Cette académie est bonne bien que je n’y sois pas resté longtemps… J’ai eu la chance d’intégrer le conservatoire de Strasbourg. » expliqua-t-il devant mon air interrogateur.
« Oh, toutes mes félicitations, c’est très impressionnant, dis-je sincèrement admirative. Et… que pense votre sœur de son enseignant ? », demandai-je à brûle pourpoint, ramenant le sujet à mon intérêt premier.
« Je ne le connais pas bien, mais de ce que j’en ai entendu il est compétant et obtient de bons résultats. Ma sœur l’adore, apparemment il est gentil et pédagogue même si la patience n’est pas toujours son point fort. »
« Je vois. » C’était rassurant. Cette description me laissait imaginer un petit homme affable au visage rond et jovial, avec peut-être une petite ride d’agacement entre les yeux et je me sentais un peu mieux.
Aussitôt la conversation terminée, les dernières notes se turent et on entendit bouger dans la salle.
Quelques-secondes plus tard une jolie petite rousse souriante émergea de derrière la porte, pour se diriger vers mon voisin qui se levait.
« Au revoir, dit-il, ce fut un plaisir. Bonne chance pour votre cours »
Soulagée devant l’entrain qu’avait affiché la demoiselle, c’est le pas léger que je franchis les quelques mètres me séparent de votre salle, et frappai trois petits coups discrets à la porte. Il était 16 heures, très exactement.
« Entrez »
Je poussais la porte, timidement, votre voix ayant ramené un peu de cette appréhension au creux de mon ventre. J’entrai dans la salle, la respiration un peu courte, plissant un peu les yeux devant les fenêtres baignées de soleil automnal. Vous aviez ouvert l’une d’elles, et une brise fraîche soulevait mollement quelques feuilles posées sur le coin du piano au fond de la pièce. Ça sentait l’air frais.
« Mademoiselle Anne, je présume ? » Affable n’étais décidément pas le mot qui convenait, me dis-je devant votre mine sévère.
« Oui, Bonjour Professeur, merci de me recevoir. »
« Bonjour, je vous en prie, installez-vous », dites-vous, désignant une chaise d’un geste souple. Et moi, à petits pas, je m’approchai et tirai docilement la chaise pour m’y asseoir. Nous restâmes ainsi quelques secondes, vous me regardant, moi tâchant de ne pas vous regarder. Je fus soulagée de vous entendre prendre la parole.

LUI

La journée avait été longue et éprouvante et j’avais presque oublié notre rendez-vous lorsque tu as frappé à la porte. Tu es entrée, et t’es assise calmement sur la chaise, comme je te l’ai demandé, et je m’amusais de te voir nerveusement bouger tes petites mains derrière le bureau. J’attendis un peu, me sentant un rien taquin, avant de te poser les questions que j’avais prévues.
En vérité il ne s’agissait que de simples vérifications, l’essentiel de ce que j’avais besoin de savoir ayant été écrit dans le mail de ma tante que j’avais retrouvé la veille au soir. Était-ce parce que c’était précisément elle qui t’avait envoyée, ou bien à cause de ton attitude réservée et proprette sur toi ? Je ne sais pas bien pourquoi, j’avais envie de te bousculer un peu.
« Depuis combien de temps jouez-vous du violon Mademoiselle ? »
« Depuis cinq ans Monsieur. »
« Diriez-vous que vous êtes douée ? »
« … je ne sais pas Monsieur »
« Vous envisagez pourtant de prendre vos cours ici, n’est-ce pas ? »
« C’est-à-dire que … Judith m’a envoyée vers vous personnellement… pas à l’académie…»
« Est-ce vous qui lui avez demandé conseil ? » Sachant ce qu’il en était, je me demandais ce que tu allais me dire.
« … En toute honnêteté, non Monsieur. Je pensais m’arrêter de prendre des cours. »
« Et malgré cet évident manque de motivation, ma tante a jugé bon de vous envoyer chez moi. » Tu fronças un peu les sourcils, et te mordis la lèvre en levant les yeux vers moi. Aurais-je été un peu trop rude, pensai-je alors.
« Si vous ne voulez pas me donner de cours, dites-le simplement et je m’en vais. », dis-tu d’un ton courroucé. Je souris intérieurement. Tu n’étais pas dénuée de caractère.
« Je n’ai pas dis ça, dis-je fermement, j’aimerais comprendre voilà tout. Sachez que je m’investis auprès de mes élèves. Si je décide de vous donner des cours, je m’engage à vous faire progresser et j’aimerais être certain de ne pas perdre mon temps avec une personne qui n’en a pas réellement le désir. » En réalité bien que ce fut vrai, il y avait surtout quelque chose chez toi qui m’agaçait un peu. Ou peut-être qu’agacer n’était-ce pas le bon terme ? … Titiller ? Oui voilà. Quelque chose chez-toi, titillait mon tempérament. J’observais ta respiration s’accélérer, soulevant légèrement ta poitrine, discrète sous ton chemisier. Tu pinçais les lèvres dans une petite grimace comique, et tu fronçais légèrement les sourcils. Tu hésitais, oscillant entre réflexion et agacement.

ELLE

Agacée, je resserrais machinalement les doigts sur la lanière de mon sac. Je commençais à penser que c’était une grosse erreur d’être venue. Un peu trop brusquement, je me levai de la chaise, faisant désagréablement crisser cette dernière sur le dallage et manquant de la faire tomber, je bredouillai des excuses et fis un pas en direction de la porte.

« Jouez-moi quelque chose »

L’interjection m’avait prise de cours. Votre voix avait rompu le silence si simplement. Interrompue dans mon élan je me retrouvais figée dans l’air, telle une marionnette dont on aurait brusquement tiré un fil, inconfortable et gauche, je tournais mon regard vers vous. Je restai un petit moment à vous fixer, avant d’ouvrir la bouche.

« Je… n’ai pas apporté mon violon. », dis-je simplement.
« Prenez le nôtre », avez-vous dit, désignant d’un geste un petit violon posé sur l’étagère derrière le bureau. Mes yeux s’étaient naturellement portés vers le petit instrument, avant de revenir aux vôtres.
« Jouez. Et si je suis convaincu j’honorerai la promesse faite à ma tante. »
Ce n’était pas une demande, mais un ordre. Et le marché était assez honnête, avais-je pensé, revenant à ma chaise pour y déposer mon manteau et mon sac. À nouveau, mes yeux se portèrent sur le violon.
« Jouez, ou sortez. »
« C’est entendu Monsieur. »
L’instrument était léger, et j’appréciai un peu son poids dans ma main lorsque je m’en saisis. Je l’observai. Sa patine rouge sombre, sa noble facture, l’élégance de ses courbes. Je réfléchissais à quel morceau je pourrais bien vous jouer. Sans partition, ça n’était pas simple…
Je continuais à y songer en revenant à l’avant du bureau. Il émanait de vous une telle autorité, que je me sentais toute petite. D’un seul coup ce fut comme si je n’avais jamais joué de violon de ma vie et que je me retrouvais sur une scène immense devant des centaines d’yeux qui me fixaient intensément. Votre regard avait ce poids. Je me rappelai cette fille au gala de l’école de musique, et je me demandai si c’était ce qu’elle avait ressenti en jouant sa sonate devant nous.
« Allons Mademoiselle, je n’ai pas toute la journée. »
Mon cœur fit un bon dans ma poitrine lorsque votre remontrance ramena de force mon esprit au moment présent. Je pourrais bien jouer cette sonate, me dis-je alors, reposant le violon sur ma clavicule. Prenant une lente inspiration un peu fébrile, je levais l’archet. Peu assurée, je sentais le léger tremblement de mon poignet, j’entendais le manque de propreté des sons, je manquais d’air dans mes poumons. Mon regard fixé sur la touche, je suivais le mouvement de mes doigts que je maudissais d’être trop raides. À quoi pensais-je en venant ainsi sans même m’être exercée, me houspillais-je mentalement. Néanmoins décidée à sauver la face, je me concentrais, inspirant et expirant lentement, tâchant un tant soit peu de me détendre.
À peine commençais-je à me sentir plus à l’aise, à peine mes sons furent-ils nets que je vous entendis vous lever de votre siège. Mon cœur fit un incroyable bon dans ma poitrine et je sentis mon pouls s’accélérer subitement. Alliez-vous m’interrompre ? Me mettre à la porte pour avoir osé vous faire entendre cette horreur ? Était-ce la crainte de ne plus pouvoir jamais jouer dans cet endroit qui obligea mes doigts à jouer plus vite et plus souple ? Était-ce la peur qui avait si brutalement coupé mon souffle ? Plusieurs secondes d’incertitude s’écoulèrent ainsi où vous ne fîtes rien. Puis j’entendis vos pas s’approcher. Et plus vous vous approchiez, plus mon corps se tendait. C’était épidermique. Il fallait que je sache où vous vous trouviez… ce que vous regardiez… il fallait que je cesse de paniquer. J’étais un temps trop rapide maintenant et sans partition je n’arrivais pas à jouer docilement et en rythme comme il le fallait…
Le son de vos pas avait cessé et je n’aurais su dire si j’en étais soulagée ou non. Maintenant je ne savais plus où vous étiez…
« C’est trop rapide. Vous êtes trop raide. » Votre voix au creux de mon oreille m’arracha, comme au violon, un cri de surprise.
« Vous devriez corriger cette position. », avez-vous dit en appuyant légèrement sur mes épaules trop hautes. Le simple contact de vos doigts me fit comprendre la chaleur que dégageait mon propre corps. J’étais en ébullition. En fait, je ne maîtrisais plus grand-chose. Avant même que je ne m’en aperçoive, mes doigts bougeaient seuls, comme ceux d’un automate fou et un peu gauche qui s’emmêlait les rouages.
« Vous manquez d’application Mademoiselle. »
Je sentais mes joues rosir de honte devant ces erreurs de débutante et rien ne semblait plus pouvoir me calmer.




LUI

C’était déroutant. Oui, déroutant. Tout chez toi semblait maladroit, de tes doigts serrant l’archet trop fort, à ta manière trop intense de jouer le vibrato en passant par cette maudite posture qui bien que pleine de grâce manquait de cette rigueur propre aux violonistes d’expérience. Tu avais pourtant du talent, et de la passion à revendre. Mais à bien des égards, tu manquais cruellement de discipline. Tu me rappelais un peu celui que j’étais il y a quelques années, lorsque plein d’arrogance, je pensais que seul me suffisait d’écouter Tchaïkovski pour savoir le jouer. Et comme tu le sais peut-être, il n’y a rien de plus difficile que d’être indulgent envers soi-même. Autant dire que tu m’agaçais, au plus haut point, tout en maintenant autour de toi ce petit rien de mystère et de charme qui me donnais envie de te regarder. Plus affolant encore, de te sentir, de te toucher. Je n’aurais su dire en quoi ce charme consistait. Tes joues empourprées, tes cheveux un peu emmêlés peut-être. Ou bien encore cette courbe gracieuse courant de ton cou à la rondeur délicate de ton épaule… cette vallée charmante où je sentis ton délicat parfum lorsque presque malgré moi j’avais posé les mains sur tes épaules pour rectifier ta position.

« Vous devriez corriger cette position. » avais-je dit, peut-être un peu trop brusquement.

Ta réaction, vive, épidermique arracha au violon un cri violent, et, presque aussitôt honteux, je me demandais quel genre de cri je pourrais t’arracher de cette façon. Ton corps était brûlant, et je pouvais encore sentir sa chaleur sur mes doigts lorsque je me reculais d’un pas.

« Vous manquez d’application Mademoiselle. », dis-je, t’entendant soudain aller allegro. A nouveau, ta réaction ne se fit point attendre. Mais pourquoi diable fallait-il que tu rendes ça aussi jouissif ?, pensais-je en regardant tes joues s’empourprer devant ma remontrance, accentuant encore le rose de tes lèvres. Ton souffle aussi allait allegro, notais-je, heureux que de dos, tu ne puisses voir l’esquisse d’un sourire sur mon visage. Sourire qui disparut aussitôt qu’à nouveau tu fis maladroitement crier le violon.
Je ne sais pas ce qui me prit alors, quelle folie avait bien pu me conduire à cet acte si curieux et si déplacé mais qui sur le moment s’était vêtu de tous les apparats de l’évidence et du naturel. Alors que conscient de son erreur, ton corps se raidissait à nouveau je me saisis de mon archet personnel posé sur le bureau et t’en assénais un violent coup sur les fesses. J’ai bien cru que mon cœur allait s’arrêter lorsque je réalisais la portée de mon geste et que tu cessas brutalement de jouer pour te tourner vers moi, le regard plein de stupeur, les sourcils un peu froncés. Vite, pensais-je il faut que je dise quelque-chose.

ELLE

Je me maudissais d’avoir ainsi fais crisser la corde lorsque je sentis un coup violent s’abattre sur mon postérieur, m’arrachant un cri de surprise. Encore toute concentrée sur ma piètre prestation, je n’avais pas compris tout de suite, et l’espace d’un court instant, je me demandais si j’avais rêvé ; ce n’est qu’en vous voyant cet archet à la main que je réalisai ce que vous aviez eu l’impudence de faire. J’allais vous dire vertement ma façon de penser lorsque sans même me laisser le temps d’ouvrir la bouche, votre voix rompit le silence épais et oppressant qui s’était soudainement installé dans la pièce.
« Poursuivez »
« Je vous demande pardon ?! », m’écriai-je, sentant un rouge différent m’envahir les joues.
« J’ai dit poursuivez, Mademoiselle. », avez-vous dit d’une voix calme, sans sourciller.
Interdite était encore trop faible pour décrire l’état dans lequel je me trouvais. Je devais halluciner, oui, c’était probablement ça, me dis-je. C’était totalement surréaliste. Je restai un moment à vous fixer sans bouger le petit doigt, comme si j’attendais de vous voir éclater de rire à tout instant, ou bien vous répandre en excuses. Mais vous n’en fîtes rien. Votre regard sérieux planté dans le mien, vous me fîtes à nouveau signe de continuer de jouer. Fut-ce ce sérieux qui me poussa à replacer le violon sur ma clavicule ? Fut-ce le ton sans appel de votre voix, ou encore, ce mystérieux frémissement au creux de mon ventre? Je n’aurais su le dire. Toujours est-il que mes doigts avaient machinalement repris leur danse sur les cordes sans que j’eusse protesté.
Mon cœur battait à tout rompre, lorsque j’entrai enfin dans la partie la plus complexe du jeu. Cette partie qui il y a quelques mois me semblait si simple et qui maintenant me donnait le vertige. Je sentais votre regard sur moi, troublant ma concentration. Mes mains devenues moites gesticulaient maladroitement sur l’instrument.

LUI

J’avais cessé de bouger, gardant un visage impassible, attendant ta réaction. Je m’attendais à des protestations, à une gifle peut-être. Mais contre toute attente, tu avais continué à jouer.
« Trop lent ! », dis-je en t’assénant un nouveau coup d’archet, avant de me replacer devant toi. Cette fois, tu tâchas de maintenir ta position, avec difficulté. Tes joues enflammées, tu plongeais ton regard dans le mien, sans cesser de jouer. Ton entêtement forçait l’admiration. Loin d’être parfait, ton jeu devenait plus franc, plus riche. Je voyais ta poitrine se soulever frénétiquement, et bientôt ma respiration aussi devint laborieuse. J’avais envie de glisser mes doigts dans ta chevelure, de toucher ton corps, et cette envie me surprit autant qu’elle m’agaça. Sans autre raison cette fois, que cette position maladroitement tenue, je me glissai à nouveau derrière toi et abattis mon archet à plusieurs reprises sur tes fesses, t’interrompant pour de bon. « Pour. La. Dernière. Fois. Votre. POSTURE !», houspillai-je en continuant de marteler ton postérieur, t’arrachant de petit soupirs vivement teintés de douleur.
Ta peau rosie par l’émotion s’était parée de frissons lorsque tu tentas vainement de reprendre le morceau. Excédé par mon manque de contrôle, excité par ta réaction je laissai tomber l’archet pour te prendre le violon des mains, et te tirer par le bras. Machinalement, comme mu de sa propre volonté, ton corps avait suivi le mouvement, sans que tu ne puisses rien dire. Délicatement mais fermement je te penchais sur le piano. Là, tes deux mains plaquées sur le couvercle, tu offrais à ma vue la chute de tes reins et le délicieux arrondi de tes fesses, encore couvert par ta jupe.
« Maintenant vous allez apprendre à me tenir cette position, Mademoiselle. »


ELLE

Votre voix n’avait été qu’un murmure au creux de mon oreille, et tout mon corps s’en trouvait assailli d’une vaque de sensation étrangères et effrayantes. Depuis le moment où vous aviez posé vos mains sur moi, dans ce geste si innocent, si simple, mon corps ne me répondait plus. Cette sensation de ne plus m’appartenir, de ne plus rien contrôler était envoûtante, et même si une partie de moi aurait tout donné pour que ça cesse, l’autre désirait ardemment être poussée davantage. Ainsi, sans réfléchir, je gardai mes mains sur le piano, mon corps tendu vers vous, pour vous, comme un instrument qu’il fallait accorder pour qu’il en sorte de meilleurs sons. Honteuse, je voulais savoir quels sons vous pourriez bien tirer de moi Monsieur.
Vos mains remontaient le long de mes cuisses, retroussant ma jupe jusqu’à mes reins. Le cœur battant, j’aurais juré que le temps avait cessé sa course l’espace de ces quelques secondes où je sentis ces mêmes mains descendre lentement ma culotte jusqu’à mes chevilles.


LUI

Je voyais ta respiration s’accélérer alors que lentement, presque tendrement, je caressais l’intérieur de ta cuisse où ton excitation était maintenant plus que visible. Inconsciemment, je souris. J’avais cessé de réfléchir au moment où tu avais continué de jouer, guidé par mon envie de voir jusqu’où tu pourrais aller. Sans te faire plus attendre, je donnais de petites claques sèches sur tes fesses où je pouvais admirer les stries de mon archet, dont les coups passionnés n’avaient pas été entièrement absorbés par ta jupe. Je voyais tes doigts se crisper sur le piano à mesure que tes fesses rougissaient. Tu étais si belle ainsi offerte. Mais nulle question de me laisser attendrir, je continuais de te punir sans ménagement, t’arrachant bientôt des gémissements contenus de douleur, qui raisonnaient en harmonie avec le bruit des claques. Tes mains toujours obstinément plaquées sur le piano, tu commençais à te dandiner pour esquiver ma main, devenue rouge elle aussi. A mon grand bonheur, tes cuisses étaient ruisselantes de désir et bientôt, ma main transforma ses assauts en caresses apaisantes. Durant un moment, seuls les sons de la brise et de nos respirations haletantes troublaient le silence. Au bout de quelques minutes, la magie de l’instant s’estompa et l’excitation retombant, je commençai à prendre la mesure de ce que j’avais fait. Puis, comme si tu avais toi aussi été soudainement frappée des grâces de la raison, je te vis remonter hâtivement ta culotte, baisser ta jupe et te précipiter vers la sortie en attrapant ton sac, la tête basse, sans dire un mot. Je te regardai ouvrir la porte et t’engouffrer dans le couloir sans que je n’eusse le temps de réagir. Je restai là, planté comme un piquet, encore à demi sous le choc, et ce n’est qu’en entendant tes pas disparaître dans l’écho lointain que je compris que tu ne reviendrais pas. Ce que j’avais fait était grave. Si tu décidais d’en parler je pourrais perdre mon poste. Et si tu n’en parlais pas, c’est que les conséquences pour toi avaient peut-être été sérieuses… Atterré par cet emportement qui me ressemblait si peu, je m’assis à mon bureau, les yeux dans le vague, sans avoir la force de rassembler mes affaires. Dans la précipitation, tu avais oublié ton manteau.

ELLE

Comment avait-ce pu arriver ? Une fois revenue à moi, j’étais assaillie d’émotions contradictoires. Déchirée entre le désir, la honte et l’incompréhension, j’avais filé sans demander mon reste. Désireuse de m’enfuir au plus vite, j’avais fait d’une traite le chemin séparant l’académie de la maison et ce n’est qu’une fois l’adrénaline retombée que je commençai à frissonner. Là, sur le pas de ma porte, je remarquai avoir oublié mon manteau.

A SUIVRE…






Commentaires

avatar JessiRose
Oh quel coupure brusque!!!
Je veux la suite !!
Stp
avatar Doz
Encore un très joli texte qui ne manque pas d'application mademoiselle littledoyouknow67

Après un tel cliffhanger je ne peux que rejoindre cette petite peste de JessiRose sur le fond : vivement la suite
avatar littledoyouknow67
Puisque vous me faites l'honneur d'un commentaire, Monsieur, je ne saurais décemment refuser.

Merci pour ces charmants témoignages d'enthousiasme JessiRose, Monsieur je m'emploierais à cette tâche avec la plus grande application et vous offrirais une suite prochainement.

avatar JessiRose
Doz a dit : Encore un très joli texte qui ne manque pas d'application mademoiselle littledoyouknow67

Après un tel cliffhanger je ne peux que rejoindre cette petite peste de JessiRose sur le fond : vivement la suite
tout de suite petite peste... Bin petite peste toi même Moi Je t'ai rien dit...
avatar Ajenky
C'est superbe. Bien écrit et bien narré.

Hâte de lire la suite.

Bravo !!
avatar Doz
JessiRose a dit : tout de suite petite peste... Bin petite peste toi même Moi Je t'ai rien dit...



littledoyouknow67 a dit : Monsieur je m'emploierais à cette tâche avec la plus grande application et vous offrirais une suite prochainement.


Ce qui laisse présager du meilleurs , cela dit je ne veux mettre aucune pression, ces choses là prennent du temps
avatar toscano
ça me touche d'autant plus que je suis violoniste !!!!!
avatar Dargelos
Tout simplement magnifique... c est à ravir les amoureux de la fessée et plus encore les musiciens, ça me donne envie de jouer, maintenant, tout de suite (je vais attendre demain matin vu l heure...) merci et vivement la suite !
avatar charliespankered
Bel et musical hommage à la fessée ; c'est fort bien réussi.
avatar littledoyouknow67
toscano
Dargelos

Messieurs, merci infiniment pour ces mots. N'étant pas moi-même musicienne, bien qu'amoureuse du son du violon, j'ai eu à coeur de faire de petites recherches pour créer ce récit par souci de réalisme et je suis on ne peut plus comblée par vos commentaires. J'étais un peu dubitative lorsque je l'ai posté, je ne savais pas si sa longueur et son rythme allait ennuyer. Je suis très heureuse qu'il ait parlé à vos sensibilités, merci beaucoup.

Avec émotion,

Little.
avatar littledoyouknow67
charliespankered

Merci beaucoup : ) Connaissant votre goût pour les récits je suis toujours contante de voir que vous aimez les miens.
avatar LF
Doz a dit : Encore un très joli texte qui ne manque pas d'application mademoiselle littledoyouknow67

Après un tel cliffhanger je ne peux que rejoindre cette petite peste de JessiRose sur le fond : vivement la suite

Pour cette fois, je ne vais pas être tout à fait d'accord (dommage pour la musique...) avec Doz, alors que je le suis totalement avec JessiRose : vivement la suite , malgré les impressions contrastées que m’a laissé une lecture attentive et fort intéressée.

En effet, si je reconnais volontiers à ce récit original et très bien mené dans sa construction l'effort qu'il a fallu pour le produire, avec toute la documentation qui alimente la véracité apparente voulue par littledoyouknow67 -vraiment du bon travail pour une non-musicienne !-, je dénote dans cet épisode par ailleurs captivant un manque d'application dans la forme qui m'empêche d'accéder à l'enthousiasme avec lequel j'aurais beaucoup aimé accueillir ce texte.

Je déplore d'autant plus ce préjudice que littledoyouknow67 a su rendre très vivant ce long récit, preuve qu'elle possède déjà un très joli style, mais une relecture attentive aurait pu vraiment rapprocher ces aventures d'une forme de perfection propre à déclencher une totale adhésion. Or si adhésion il y a, elle est un peu gâchée par quelques détails ennuyeux.
En cela, littledoyouknow67 ressemble beaucoup à son héroïne : un talent (avec un seul "l" !) certain, un investissement important, une plume que beaucoup pourraient lui envier, mais -justement- un désolant petit manque d'application qui conduit le lecteur expérimenté à se dire "Mince, c'était presque ça !"

Passons sur les nombreuses difficultés d'emploi du passé simple de l'indicatif, tant pour les conditions de son emploi que sur la forme de la conjugaison, qu’il faudra penser à corriger, et remarquons aussi quelques gênantes erreurs dans l'orthographe usuelle. Ainsi « C’est trop rapide. Vous êtes trop raid. » suggère que le personnage devait sentir des fourmis dans ses mains, ou surtout tout au long du récit, que "ma tente a jugé bon de vous envoyer chez moi." laisse penser que les origines de Judith devaient être... canadiennes pour le moins, même s’il était destiné à être publié sur… la Toile !
Ce ne sont que deux petits exemples mais j'avoue que le reste du récit est tellement emballant que je trouve dommage de le voir ainsi gâché.

Juste une petite remarque supplémentaire : en musique, certaines choses se détectent très vite, et en cinq ans d'apprentissage, un professeur expérimenté a eu mille occasions d'encourager un élément prometteur à poursuivre, à ne pas se relâcher, et aurait dû sentir bien avant la fin des cours le manque de motivation ressenti par Anne.
En revanche, le conseil dispensé à un élément prometteur d'aller se présenter à un autre professeur afin de continuer la formation musicale entamée entre tout à fait dans le cadre d'une telle aventure et constitue une articulation très judicieuse qui permet de rebondir vers ce qui sera le cœur de la narration.
Le violon, comme la flûte traversière et quelques autres, est un instrument qui permet très rapidement de distinguer les éléments doués des autres. Ensuite, le travail vient moduler le résultat, comme pour beaucoup de choses, mais les qualités de base demeurent : un bon pianiste ne fait pas forcément un bon violoniste, loin de là, et vice-versa. Un bon professeur doit pouvoir encourager les élèves montrant de réelles qualités, et chercher avec qui ne les possède pas quel autre instrument pourrait permettre de s’épanouir quand même dans le domaine musical. Pas de déshonneur à ne pas tirer la quintessence d’un instrument : ce n’était peut-être juste pas le « bon », et il ne faut pas alors hésiter à en essayer plusieurs.

Les indéniables qualités de ce texte méritent qu’on arrive à gommer la majeure partie des imperfections qui s’y sont glissées. Pour ma part, je trouverais injuste et stupide de laisser transparaître mes quelques regrets face à ce récit séduisant sans proposer par ailleurs un coup de main (ou d’œil) pour l’optimiser. Il en vaut largement la peine !
Si littledoyouknow67 en accepte le principe, qu’elle sache que je serai fort heureux à l’occasion de pouvoir lui apporter mon aide en MP, que ce soit pour cet épisode ou pour les prochains que je vais me mettre à attendre avec un véritable intérêt, car son texte m’a vraiment séduit par ailleurs, et je l’encourage vivement à travailler sur les prochains développements qui s’annoncent très prometteurs.
avatar littledoyouknow67
Merci infiniment d'avoir pris de votre précieux temps pour formuler cette critique constructive de mon texte. Je sais que j'ai encore de nombreux progrès à faire dans l'usage de notre langue que je redécouvre depuis peu. Je serais plus que ravie de venir vers vous au besoin et reçois ces remarques bienveillantes avec humilité et reconnaissance. Je me dois néanmoins de mettre les points sur les i sur un point. Je suis appliquée et je fais de mon mieux. Je déplore que ce dernier -mon mieux- ne soit pas encore parfait mais je suis humaine. Et si vous avez raison de souligner le manque de rigueur qu'il me chagrine d'admettre concernant la concordance des temps, je vous saurais gré à l'avenir de ne pas mettre en doute l'opinion de Monsieur sur un sujet qui me concerne.

Avec douceur et reconnaissance
Little-

avatar LF
Ah, et puis une dernière petite chose: pourquoi ce titre en anglais ?
J'aurais encore mieux aimé un récit dénommé "Jouez de moi comme d'un violon", mais il y a peut-être une raison encore inconnue pour cet emploi de l'anglais en terre alsacienne.
avatar littledoyouknow67
Pour votre information, c'est le titre d'une chanson... et sachez que j'aime l'anglais le japonais et le français tout autant. C'est ma personnalité qui est comme ça, qu'elle vous plaise ou non il va falloir faire avec.
avatar LF
littledoyouknow67 a dit : Je me dois néanmoins de mettre les points sur les i sur un point. Je suis appliquée et je fais de mon mieux. Je déplore que ce dernier -mon mieux- ne soit pas encore parfait mais je suis humaine...
Avec douceur et reconnaissance
Little-

Bravo pour votre état d'esprit et l'intelligence de votre réponse, littledoyouknow67.
Cela me donne encore plus envie de vous fournir ponctuellement une petite aide. Je prends bonne note de votre application exemplaire que vous avez raison de mettre ainsi en avant, car quand on ne vous connaît pas, on peut être trompé par les apparences. En fait, le malentendu peut donc venir de votre humanité, indéniable, ce qu'on ne peut vous reprocher (je fais aussi mes erreurs...), mais il est désormais dissipé.
Cet échange permet de mieux nous connaître, et -espérons-le- de mieux nous apprécier.
avatar LF
littledoyouknow67 a dit : Pour votre information, c'est le titre d'une chanson... et sachez que j'aime l'anglais le japonais et le français tout autant. C'est ma personnalité qui est comme ça, qu'elle vous plaise ou non il va falloir faire avec.

Merci de la précision, et j'ai pu faire ma petite recherche qui a abouti à un certain Stephen.

J'aime aussi les langues étrangères, et je les utilise beaucoup (j'écris en plusieurs langues dans plusieurs de mes cadres professionnels), mais je déplore un trait trop fréquent que vous ne semblez d'ailleurs pas avoir : le snobisme consistant à vouloir utiliser systématiquement l'anglais dans un texte en principe en français, et quelquefois de façon totalement impropre, alors qu'il existe un mot français parfaitement adapté (quand ce n'est pas le cas, bien entendu, il ne faut pas hésiter à emprunter le mot étranger pour rendre compte de façon plus précise de la réalité des choses).

Je déplorerai énormément vous voir renoncer à votre personnalité, qui fait votre richesse, de même que je ne pense pas pouvoir renoncer à la mienne. Nous nous adapterons donc, ce qui me semble tout à fait possible.
avatar littledoyouknow67
^^ Mon Professeur de littérature pensait la même chose j'écris dans les trois langues aussi je comprends votre point de vue. Nous voici repartis sur de bonnes bases il me semble l'armistice est déclaré et je déclare la collaboration ouverte au nom de l'amour de l'écriture
avatar Doz
LF a dit :
Pour cette fois, je ne vais pas être tout à fait d'accord (dommage pour la musique...) avec Doz


Je comprends votre enthousiasme LF, cependant je me permets à mon tour d'exposer un point de désaccord.

Il est évident que littledoyouknow67 a travaillé dur, j'estime qu'elle mérite des félicitations et je ne peux pas vous laisser remettre ceci en question.

Je ne doute pas une seconde de ses capacités à progresser encore dans son style et à perfectionner la forme. D'autant qu'elle a à coeur de bien faire et qu'elle y met une énergie admirable.

Donc ce goût pour la perfection est tout à votre honneur mais cette façon de traquer et pointer la moindre imperfection manque à mon avis ici un tantinet d'élégance. Je la félicite de s'être montrée d'aussi bonne composition dans sa réponse.

Certes je peux aussi m'être montré indulgent quant à l'appréciation de son travail, attendri par la beauté insolente de ses courbes ou encore par la profondeur de ses grands yeux qui savent remarquablement bien jouer entre candeur et espièglerie. Je redoublerai donc à l'avenir de vigilance, soyez en assuré


avatar littledoyouknow67
Je pourrais me dire que c’est la pudeur qui me garde de répondre à cet éloge Monsieur, mais j’ai bien peur de ne trouver aucun mot, dans aucune langue pour exprimer ce que les vôtres m’ont offert en cet instant.

Votre humble servante.
avatar LF
Doz a dit : Il est évident que littledoyouknow67 a travaillé dur, j'estime qu'elle mérite des félicitations et je ne peux pas vous laisser remettre ceci en question.

Un peu tard... Et ce n'était pas si "évident" au départ !
Ce point a déjà été réglé en parfaite harmonie entre personnes intelligentes et constructives, toutes les deux ouvertes au dialogue (aïe les chevilles ! ).

Doz a dit : Je ne doute pas une seconde de ses capacités à progresser encore dans son style et à perfectionner la forme. D'autant qu'elle a à cœur de bien faire et qu'elle y met une énergie admirable.

Moi non plus, c'est pourquoi je lui ai proposé un petit coup de main de très loin... et pas sur les fesses !
Je ne le propose pas à tout le monde, mais là, à mon sens ça vaut vraiment le coup !
Elle fera ce qu'elle voudra bien faire.

Doz a dit : je peux aussi m'être montré indulgent quant à l'appréciation de son travail, attendri par la beauté insolente de ses courbes ou encore par la profondeur de ses grands yeux qui savent remarquablement bien jouer entre candeur et espièglerie. Je redoublerai donc à l'avenir de vigilance, soyez en assuré.

Je n'ai pas l'honneur de connaître littledoyouknow67 -et vu ce que j'apprends d'elle, c'est un peu dommage car les qualités morales qu'elle déploie pour écrire me plaisent assez-, ce qui garantit une certaine neutralité/objectivité de ce que je rédige de mon côté.
Il semblerait finalement que ce ne soit pas si mal d'un autre côté pour ne pas introduire de biais dans les appréciations car elle semble posséder quelques atouts propres à faire fléchir certains fesseurs...

Comme nous habitons des régions très éloignées, je ne pense pas hélas être près de la connaître un jour (elle est comme ça, vraiment ?), mais je ne doute pas de votre vigilance. Un Doz averti en vaut deux !
avatar charliespankered
JessiRose a dit : Oh quelle coupure brusque!!!
Je veux la suite !!
Stp

Patientons, JessiRose ; c'est aussi l'art d'un bon conteur, ici d'une bonne conteuse, que de tenir le lecteur en haleine. Et laissons à littledoyouknow67 le temps d'une pause.
L'élève violoniste a oublié son manteau chez le professeur : elle ne peut que revenir sur les lieux !
Et les convictions de ce monsieur en matière pédagogique laissent à penser qu'il n'est pas question pour lui continuer de professer sans un tant soit peu fesser.
avatar Doz
Je ne vois pas en quoi il serait trop tard LF, mon emploi du temps ne me permettait de toute façon pas de m'exprimer plus tôt.
C'est très bien que vous ayez pu discuter intelligemment, la passion m'a tout de même poussé à réagir

avatar littledoyouknow67
LF

Je vous renouvelle ma gratitude pour votre geste. Je continue de penser que la quête de la perfection est le devoir de tout Homme et que son caractère inaccessible la rend d’autan plus excitante. vous me semblez posséder un grand nombre de qualités... quel dommage que la modestie n’en fasse pas partie ^^ elle qui est pourtant le joyaux couronnant les plus grands rois devant qui je considère m’incliner.
Soyez Néanmoins tranquille quand à mon application Monsieur ne saurait me pousser que dans cette direction, il ne mérite rien de moins.

Avec amitié et sourire.
avatar JessiRose
charliespankered oui mais moi je suis une éternelle impatiente et quand j'ai pas ce que je veux je râle (Et oui un poil capricieuse sur les bord)
Tant de qualité qui me représente mdr
avatar littledoyouknow67
Charlie ^^ vous avez su saisir mon personnage je prendrais mon temps et tâcherais de ne pas vous décevoir
avatar LF

Doz a dit :
Je ne vois pas en quoi il serait trop tard LF, mon emploi du temps ne me permettait de toute façon pas de m'exprimer plus tôt.
C'est très bien que vous ayez pu discuter intelligemment, la passion m'a tout de même poussé à réagir


Tout s'étant déjà réglé, et au mieux de surcroît, c'était trop tard à mon sens, mais je comprends très bien les contraintes horaires et la passion.

littledoyouknow67 a dit :
LF
Je vous renouvelle ma gratitude pour votre geste. Je continue de penser que la quête de la perfection est le devoir de tout Homme et que son caractère inaccessible la rend d’autan plus excitante. [] vous me semblez posséder un grand nombre de qualités...


Ah ? Si vous le dites... Mais à mon âge, ayant pesé bien des vanités de ce monde, permettez-moi de prendre ces aimables paroles avec quelques distances.

littledoyouknow67 a dit :
quel dommage que la modestie n’en fasse pas partie ^^ elle qui est pourtant le joyaux couronnant les plus grands rois devant qui je considère m’incliner.


Là par contre nous allons diverger : ce qui ne fait pas partie de moi, c'est la fausse modestie, la dissimulation des Tartuffe qui cache un immense orgueil. Or l'orgueil est péché capital, très répréhensible, et le mensonge et la dissimulation ne sont pas très bien vus non plus...
De plus vous ne semblez pas prendre en compte ni la capacité à une certaine prise de distance ni une facilité à l'autodérision qu'il me semble posséder, mais je peux me tromper...
Un privilège, un des rares, des ans qui passent est de pouvoir se permettre de ne plus avoir à complaire, l'essentiel de la vie étant passé, les enjeux étant plus que réduits, et donc de pouvoir préférer la franchise et une certaine honnêteté sociale, sans pour cela aller jusqu'aux extrêmes d'Alceste. Les vieilles anglaises indignes... lol Je pense que dans une trentaine d'années vous comprendrez mieux mon point de vue.

littledoyouknow67 a dit :
Soyez Néanmoins tranquille quand à mon application

Vous me rassurez !

littledoyouknow67 a dit :
Avec amitié et sourire.

Mais de même !
avatar charliespankered
JessiRose a dit : charliespankered Oui mais moi je suis une éternelle impatiente et quand j'ai pas ce que je veux je râle (eh oui un poil capricieuse sur les bords).
Tant de qualités qui me représentent, mdr.

Capricieuse ? Le remède est connu : à appliquer par ton homme, tout en laissant s'exprimer et s'épanouir, magie de la fessée, tes incontestables qualités ; quelques bonnes déculottées devraient venir à bout de ce besoin de stériles protestations et réclamations contre tout et rien, contre tout et son contraire, contre cette propension à râler ; tout en préservant et même en stimulant le positif en toi, et tu y gagneras.
avatar littledoyouknow67
Ne vous en faites pas pour ça Charlie notre charmante chipie est entre de bonnes mains pour son plus grand bonheur. N'est-ce pas JessiRose ?
avatar Camelia
Très joli texte. Je savais qu'il y avait d'autres violonistes.
avatar JessiRose
littledoyouknow67 a dit : Ne vous en faites pas pour ça Charlie notre charmante chipie est entre de bonnes mains pour son plus grand bonheur. N'est-ce pas JessiRose ?
oui je confirme
avatar charliespankered
Fessée et musique :

La dédicace musicale, basée sur l'utilisation de lettres pour les notes en pays anglo-saxon

A= LA, note de référence ( et non pas do)

A= la B= si C= do D =ré E= mi F= fa G= sol

Puis pour composer on peut envisager ce nouveau cycle

H= la I=si J=do K= ré L= mi M=fa N=sol

on continue

O=la P=si Q =do R=ré S =mi T=fa U=sol

et on termine

V= la W=si X= do Y= ré Z= mi

Ainsi pour «SPANKING»: mi si la sol ré si sol sol

« fessée » serait très pauvre  : tournerait sur la note mi.

On peut essayer à l'allemande : B = si bémol, H, une lettre en plus = si bécarre (ou naturel)


A B C D E F G H
la sib do ré mi fa sol si

I J K L M N O P
la sib do ré mi fa sol si

Q R S T U V W X
la sib do ré mi fa sol si

Y Z
la sib

"fessée"  sonne un peu mieux : fa mi do do mi mi

« SPANKING » : do si la fa do la fa sol

Musiciens : à vos instruments !
J'aime bien ce dernier motif à l'allemande ; il s'agit de jouer dessus, de le développer.

avatar littledoyouknow67
rire ravie de voir que j'ai stimulé votre esprit créatif Charlie ^^ Je ne suis pas musicienne, j'ai fais un peu de piano enfant mais c'est tout : )

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