Les amanites rougissantes

Les amanites rougissantes

Par charliespankered

Si je croyais aux prémonitions, à la transmission, de pensée , j'en aurais été conforté au retour de cette cueillette de champignons : mais je préfère y voir une belle coïncidence.

Ma femme et moi, alors jeunes mariés, avions décidé de passer par chez nos voisins et propriétaires pour éviter de faire le tour ; nous leur louions dans le fond de leur domaine une petite maison, les terrains étant bien délimités par une haie avec un passage sur le côté.
Avions décidé de passer par chez nos voisins et propriétaires ? Elle, plutôt, avait décidé et je ne pus que suivre, lui faisant remarquer que c'était plutôt incorrect.
« Ils ne vont quand même pas me donner la fessée ! »
Au cours de la promenade alors que je récoltais de belles amanites rougissantes, elle avait, autre provocation, fait le parallèle avec son postérieur, faisant remarquer qu'il avait peu d'occasion de prendre la couleur de ces champignons lors de chocs, cassures ou blessures ; d'autres bleuissent, c'est plus courant, mais cette amanite, par ailleurs bon comestible, rougit.

C'est que je me montrais jusqu'à ce jour timide question fessée ; je lui en avais à sa demande donné de modérées lors de nos études, cela selon elle la détendait à l'approche des examens ; en week-end chez mes parents, qui sortaient souvent, ses tenues du soir, pyjama ou chemise de nuit, facilitaient les choses ; mais je n'envisageais pas de bien la déculotter comme ça, en plein jour, de déboutonner son jean.

Nous passons donc la grille, ouverte, traversons la cour du devant, genre cour d'honneur, commençons à contourner la belle maison de maître de nos propriétaires et allons aboutir au jardin d'agrément quand nous entendons des claquements quelque peu sourds, entrecoupés de petits gémissements.
Et voilà mon épouse qui, peu discrètement, se met à rire. J'envisage de faire demi-tour, mais je me dis que si nous avons été remarqués ou vus, peut-être par quelqu'un dans la maison, repartir ferait carrément de nous des espions.
Un peu plus discrètement que ne l'est son rire elle me fait part de son amusement : « Mais on dirait que la princesse se ramasse une fessée ! »
« La princesse » : mon épouse a gardé de sa famille d'ouvriers un côté lutte des classes. Et elle a très envie de voir cela, comme une sorte de revanche, alors que j'hésite encore à m'engager dans le jardin de nos voisins.
« Charles Henri, il y a du monde qui vient ! » La "princesse" a entendu rire et parler.
Nous avançons alors  délibérément : autant au point où en sont les choses assumer notre intrusion.
Il tient encore son épouse pliée sous un bras, comme une gamine, la jupe recouvrant les cuisses, mais froissée, comme venant tout juste de retomber.
« Ah mais, ce sont nos chers voisins ! Quel bon vent vous amène ?
-Nous revenions des champignons et…
-Et, fatigués, vous n'avez pas eu envie de faire le tour ; je reconnais que j'aurais dû fermer la grille, j'ai été aussi paresseux que vous…
-Quel sans gêne, quand même, proteste sa femme, qu'il vient de libérer de son étreinte.
-C'est moi la fautive, reconnaît la mienne, j'ai insisté pour passer par chez vous.
-Charles-Henri , ne pensez-vous pas qu'elle mérite la même punition que celle…
-Que celle que je commençais à vous donner ? Éléonore ?
-Nous sommes désolés de l'avoir interrompue, s'amuse ma femme.
-Avec votre permission, je vais reprendre les choses en main, reprendre où nous en étions.
-Mais oui, faites comme chez vous ! Nous pouvons rester ? regarder ?
-Maintenant que vous êtes là, oui, vous saurez ainsi ce qu'est une bonne vieille fessée des familles ; et vous n'irez pas imaginer je ne sais quoi ; maintenant que vous nous avez surpris, jouons cartes sur table !
-Et elle, après, quand même, se risque Éléonore.
-Bien sûr, et par mes soins...à moins que Charlie ?  »
Je n'ai jusque-là rien dit , continue de ne rein dire et acquiesce d'un signe de tête.
« Il observera et en prendra de la graine pour une prochaine occasion» conclut Évelyne.

En fait ni moi ni mon épouse ne saurons pourquoi notre voisin et propriétaire fessait sa femme quand nous sommes arrivés : et plutôt que le motif c'est le spectacle qui nous intéresse, nous intrigue, nous émeut ; jamais vu ça, donner une fessée, et Évelyne sans doute pas plus, ou elle ne m'en a pas parlé.

Je pose le panier de champignons sur une petite table et prend Évelyne par la main ; bien droits l'un comme l'autre,l'air grave, tout en maintenant ce contact.

Notre voisine retourne d'elle-même se placer sous le bras de son mari, qui soulève la jupe et la bloque.
« Voilà ce que vous avez entendu », et il claque par-dessus la culotte, une banale culotte blanche.
Il avait dû en tomber un peu sur le haut des cuisses, un peu rouges ; puis il vise délibérément cette zone, et on entend les petits gémissements qui prouvent que ça fait mal.
« Et voilà ce que j'allais faire quand vous êtes arrivés » : il baisse la culotte et reprend la fessée, avec alors une autre sonorité, plus claire, plus incisive.

Le postérieur de notre voisine, large et un peu plat, du rose qu'a alissé la fessée par-dessus la culotte devient rouge ; les gémissements deviennent de petits cris, de protestation tout autant que de douleur, puis une poignante plainte, mélopée ininterrompue.
« Elle ne sait pas se tenir  me murmure ma femme.
-On va t'y voir, tout à l'heure.
Oh, ça va...tu veux parier ?
-Parier quoi ? »

Un bref et strident sanglot de la punie coupe court à toute réponse, et comme à notre arrivée notre voisin, qui en a fini, desserre le bras  qui la maintenait ; mais cette fois la culotte est aux chevilles.

« Habituellement c'est le coin après la fessée, explique le mari ; c'est plus évident en intérieur mais ça reste possible ici...et il désigne l'angle entre la haie et un cabanon ; mais Éléonore va assister à la fessée d'Évelyne.
-Merci, très cher…
-Gardez cependant la culotte à vos pieds, et mains sur la tête. »

Éléonore vient se placer à côté de moi et Évelyne monte vers le lieu de son supplice ; leurs regards se croisent, l'une résignée, l'autre à son tour amusée.

Évelyne est plus grande, il la laisse dos tourné à nous sans la prendre sous son bras et va chercher une chaise, se place de profil et déboutonne le pantalon qu'il fait glisser bien en dessous des genoux ; puis il la bascule en travers de ses cuisses et elle a comme sa femme droit à une première fessée encore partiellement habillée, encore un peu protégée ; elle ne bronche pas ; puis il baisse la culotte ; si elle ne geint ni ne gémit, et pas plus une fois les fesses nues en revanche elle se met à bien agiter les jambes, par secousses de haut en bas, plus ou moins les deux en même temps, au début, puis de façon alternative et désordonnée ; question dignité, c'est autre chose que les cris et pleurs d'Éléonore, mais c'est bien la honte, aussi ; Éléonore et moi voyons tout à la faveur de cette agitation et mieux encore quand, bien secoués, pantalon et culotte se retrouvent aux chevilles, les cuisses de la punie, pouvant alors bien bouger dans dans tous les sens.
« Ce serait drôle que tu la voies aussi grimacer, par devant », me glisse ma voisine ; mais la fessée cesse ; Évelyne se relève, et, tremblante, a du mal à se rhabiller ; penchée en avant, elle attire encore quelque temps nos regards vers son intimité .
Quant elle a enfin pu se réajuster Éléonore à son tour et plus facilement remonte sa culotte puis suggère un repas en commun dans ce jardin : "Avec les champignons ? Ils sont bons ? au moins ? pas toxiques ?"
Elle sait que j'ai complété ma formation de pharmacien par un diplôme d'herboriste et de mycologue, en Suisse, et elle a confiance.
-Oui, mais à bien faire cuire, car toxiques crues, ces amanites rougissantes. Vous nous laissez le temps d'une douche et de nous changer ?
-Bien sûr, bonne douche » ; et elle nous gratifie d'un clin d'œil qui en dit long sur l'idée qu'elle se fait de ce que va être cette douche ; et elle a raison, je suis tout excité.