Le somnifère péféré

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Tout le monde
Un autre récit de la série. Il en manque, mais qu'importe, je l'aime bien.

« On ne devrait vraiment pas faire ça. »
Il était presque deux heures du matin.
« Je sais. Tu dois te lever ? »
« Dans pas longtemps, oui. »
« Ah zut. Désolée... »
« Tu crois que je me coucherais si tu n'étais pas là ? »
« Je ne sais pas... en tout cas, pour moi, ça aurait été pareil, en moins drôle ».
« Voilà.
« Tu aurais peut-être pu au moins bosser tranquille. »
« c'est ça, oui. En fait, je sais très bien perdre mon temps tout seul. »
« Mais je t'aide quand même. »
« bah, tu me rappelles qu'il est tard, c'est déjà ça ».
« Ouais. Il y a deux heures, c'était toi qui le rappelais, et on est toujours debout ».
« Moi, je suis assis. »
« Andouille. »
« Mais, sérieusement, il faudrait qu'on y aille ».
« Oui. Il faudrait aussi qu'on arrête de faire ça... »
« C'est clair. Tu imagines ma tête demain en cours... »
« Moi, ça ira. La térébenthine, ça fait des miracles. »
« C'est légal ? »
« Et c'est moi qui me fais traiter d'andouille. Je proteste. »
« En attendant, tu n'es toujours pas couchée. Pas plus que moi, mais c'est pas grave ».
« Comment ça, pas grave ? Disait celui qui n'a pas de térébenthine à portée de main ? »
« Et si la salle de cours est fraîchement repeinte ? »
« C'est toujours pas la même substance licite. Non, sérieusement, il faut aller sous la couette. »
« C'est clair. Dis, tu vas me prendre pour un obsédé ? »
« Si tu imagines un jeu à partir de ça ? Pourquoi, c'est très vilain ! »
« Donc tu trouves aussi que ça mérite punition ? »
« Oui !!! »
« Eh ben, si demain je m'endors en cours, ce sera de ta faute ! ».
« D'accord. Allons, bonne nuit ! »
« Bises ! »

Le réveil fut comme prévu. J'ai sommeillé dans le métro, et restai quelque peu léthargique en cours du matin. Le moment le plus difficile arrive entre quinze et dix-sept heures : c'est là que mes phrases s'interrompent – même presque endormi, j'entends encore ce qui se dit, mais n'arrive pas à le noter avant que tout s'échappe de la mémoire. Et les doigts qui s'attardent sur le claviiiiiiiii.
Heureusement que l'air est frais dehors. Tant pis pour la prise de notes, comme si une matière se bossait avec les cours ! La dernière fois que je me suis fait passer les notes de cours par un copain, les siennes faisaient vingt pages de moins que les miennes alors qu'il avait assisté à tout.
Une fois dans mon studio, le sommeil est parti. De raison, je sais qu'il ne faut pas que je me couche encore à deux heures du matin.
« Alors, ça marche la térébenthine ? »
« Pfff. Et toi ? »
« Bah, les manuels, c'est pas fait pour les chiens... »
« Je crois que je ne vaux pas mieux. »
Seulement, là, je commence enfin à travailler efficacement – histoire de pouvoir dire que j'ai fait quelque chose ce soir.
« Bon, on se couche sagement à dix heures et on récupère ? »
« Euh, je veux bien, mais heures, c'est grillé... »
« Eh zut. Bon, à minuit on est au dodo ? »
« Il faudrait qu'on essaye. Mais c'est bête, ma meilleure période c'est entre 22 et une heure du matin... »
« On est déréglés. N'empêche, il faudrait qu'on se recale un peu. Tu ne disais pas que c'était vilain hier soir ? »
« Ou c'était ce matin ? »
« On est ce matin. Ça pouvait tout au plus être hier matin... »
« Zut... Mais oui, c'est très vilain. Et on a fait des bêtises tous les deux... »
« Eh, la dernière fois, c'était toi qui étais puni ! »
« Alors c'est ton tour ? »
J'en suis presque déçu, mais pas tant que ça, au fond. J'ai bien une petite idée. 
« Ouiiii ! »
« Eh ben, quel enthousiasme ! »
« ça me manquait... »
« à moi aussi. Dis, tu aurais envie qu'on essaye un truc ? »
« Ah ? »
« Eh ben, puisque la bêtise, c'est de te coucher trop tard... »
J'ai un peu l'impression de passer pour quelqu'un de bizarre. D'un autre ôté, les gens normaux ne fantasment pas sur la fessée, et si je n'avais pas ce fantasme, je n'aurais jamais rencontré Louise. Donc elle doit bien être au courant de la bizarrerie de son copain. Je n'arrive toujours pas à m'y faire.
Mais Louise ne semble pas outrée. C'est même le contraire. Je respire mieux.
Rassuré, je me remets à ce que je lisais.
« Dis ? »
La conversion s'était interrompue pendant une bonne demi-heure.
« Oui ? »
" Vu ce qu'on a prévu de faire... Tu ne vas pas me laisser toute seule ? »
« Comment ça? »
« Ben... Après nos bêtises... Il faut bien que tu t'assures que je suis sage, non ? »
« Aah ? »
« Après tout, on est ensemble »
C'est vrai. Il n'y a aucune raison pour que je suis inquiet. Allez, puisqu'on dirait que je suis grand.

Il est samedi. Me préparer devient presque une habitude, ce que je constate toujours avec une certaine inquiétude : je me méfie des habitudes.
Cette fois-ci, j'ai un peu plus de temps que d'habitude. Nous nous retrouvions jusqu'ici vers quatorze heures, d'autant plus régulièrement que mes retards n'ont jamais été punis. Mais comme ce que nous avons prévu est un peu particulier, nous pouvons bien attendre jusqu'à seize heures. Je sors de la douche et il est déjà midi passé. On dirait bien que ma capacité de travail dont j'ai été fier à une époque a disparu. J'ai de bonnes raisons d'être distrait, c'est vrai, je me demande seulement si le lundi je le trouverais encore aussi bonnes. Je hausse les épaules.
Ce n'est peut-être pas mon tour, mais je choisis malgré tout mon caleçon blanc assez moulant qui est une valeur sûre, et j'enfile le jean ajusté, le moins usé de ma réserve. J'ai bien fait de ne pas le porter cette semaine.
Je continue encore à retourner le tiroir pour trouver un autre caleçon présentable et un t-shirt supplémentaire.
Mon portable est à portée de main – je continue à confondre sa vibration avec celle des autobus qui passent dans la rue en bas – mais je n'allume même pas l'ordinateur. J'avance sans conviction dans un livre, et comme c'est une édition de poche d'un classique, je me laisse aller à la vieille habitude de laisser entre les pages de petites pense-bêtes au lieu de faire une vraie fiche. En attendant, le portable reste muet.
Pour changer, je mets un autre bouquin dans ma besace, pour lire dans le métro. Il atterrit sur le t-shirt.
Seize heures arrivent vite. En renfermant la porte j'ai l'impression de n'être pas complètement réveillé, et je me dis que je devrais être beaucoup plus excité que ça. Ça devrait être un grand moment, et je suis simplement en train de descendre vers le métro, comme si rien n'était.
J'arrive tranquillement et sans attirer l'attention.
La porte s'ouvre immédiatement bien que les volets de la fenêtre de Louise soient prudemment fermés.
-Coucou !
Ses yeux pétillent.
-Tu guettais à la porte ?
-Depuis tout à l'heure. Tu n'imagines pas ce que les gens peuvent être actifs dans cet immeuble un samedi après-midi, ça n'arrête pas d'aller et venir.
-Et tu surveilles ?
-J'habite bien une loge de concierge ! Non, en fait, j'avais juste hâte que tu arrives. Et comme j'ai fermé les volets en prévision, je voyais rien, donc c'est frustrant.
-Au moins, tu ne ratais rien à te couper de la lumière du soleil, c'est tout déprimant.
À l'intérieur, Louise s'était visiblement payé une nouvelle lampe de bureau à diodes qui donnait une lumière plus blanche que celle de cette journée sombre malgré la chaleur un peu moite.
-Tu as tout préparé !
-Bah, je n'avais pas grand chose à préparer, tu sais. Mais j'étais un peu impatiente.
-Je ne sais pas si la patience est vraiment notre point fort...
Elle éclate de rire. Ses mouvements ont toujours été un peu saccadés, et sa voix fait autant de sauts que d'habitude.
-Tu veux du thé ?
La réponse est assez évidente, et deux tasses étaient déjà prêtes. Je laisse Louise manier sa collection de boîtes à thé.
-Des fleurs bleues ?
-Oh oui !
Elle a renoncé à me faire retenir le nom exact de ce thé chinois que je reconnais à des bouts bleus qu'on aperçoit en ouvrant la boîte. Je ne sais pas si c'est le meilleur qu'elle a, probablement pas, mais c'est tellement plus drôle à me proposer.
On va se retrouver encore, comme au tout début, à parler de tout et de n'importe quoi, comme si on était juste potes... Mais il y a bien une petite différence. Louise me tend ma tasse, se retourne vers la sienne, renverse un peu d'eau, l'essuie, puis, la situation rétablie, attrape sa tasse à travers les manches trop longues de son pull et, au lieu de prendre sa chaise de bureau à roulettes, elle s'installe à côté de moi, sur le canapé, les genoux repliés sous le pull long.
Ses yeux pétillent toujours autant.
Au bout d'un temps, la conversation se suspend. Louise est toujours roulée en boule ; elle semble oublier la tasse qu'elle tient dans les mais lorsqu'elle pose le menton sur l'un des boutons en bois cousus un peu partout sur son pull et son regard se fixe au loin. Je me rapproche d'elle : quand son regard se ranime, elle semble ravie.
-Tu es fatiguée ?
-Un peu, oui. Je me suis mal organisée cette semaine, je sens que ça va finir en nuit blanche et ça me fait pas envie.
-J'imagine.
C'est l'occasion idéale pour reparler de sa punition, mais je ne le remarque qu'abstraitement.
-Tu voudras que je reste avec toi si ça finit en nuit blanche ?
-Sur msn ?
-Oui... Ou alors, en vrai... je te ferais des cafés...
-C'est un très bon prétexte pour se lever, les cafés. Mais en fait, tu serais capable de rester debout pour moi !
-Bien sûr !
-Tu es complètement fou !
Elle penche la tête sur le côté avec un léger balancement, comme si elle se berçait.
-Mais tu as raison, je fatigue un peu, et c'est parce que je me couche trop tard, et c'est vilain.
-Tu crois qu'il est temps qu'on passe aux choses sérieuses ?
-Bah, il est dix-neuf heures passées... C'est l'heure pour les petits !
-Tu as raison.
Là, je sens bien une certaine tension.
-Tu penses qu'on fait comme d'habitude et il y en a un qui sort dans la cuisine ?
-Je ne sais pas trop... Plutôt moi. Ça t'aiderait à entrer dans le personnage ?
Elle hoche la tête.
-En tout cas, cachée dans ton pull tu ne fais pas très adulte, tu sais ?
Elle acquiesce, visiblement contente de son choix. Je m'éclipse dans la cuisine.
Lorsque je reviens dans la pièce, Louise n'a pas changé de position. Elle me regarde avec une appréhension bien feinte dans ses grands yeux verts.
Elle donne envie de la serrer dans mes bras. Je me contente simplement de poser la main sur son épaule.
-Tu sais que ton comportement n' pas été très raisonnable ?
-Il n'y a pas que moi...
-Ooh, voyons, ce n'est pas un bon argument.
-N'empêche, si tu sais que je me suis couché tard, c'est parce que tu t'es couché aussi tard que moi, ou encore plus tard. Donc je ne suis pas plus vilaine que toi.
-Oui, mais ce n'est pas la question ; On parle de ton comportement à toi.
-Mais il est très bien mon comportement, je reste tard parce que je travaille bien et je suis sérieuse, voilà.
-Et pas du tout de mauvaise foi...
-Ben non !
J'ai du mal à m'empêcher de rire.
-Tu sais de quoi tu as l'air, Louise ?
-Non ?
-D'une petite fille qui essaye de crâner. Et qui n'a pas envie de recevoir la fessée qu'elle a mérité.
Elle soupire avec une moue boudeuse.
-Viens là. Tu sais que tu dois la prendre, cette fessée.
-C'est pas juste !
Je prends sa main. Elle est chaude et me semble frêle.
Louise fait semblant de bouder mais s'extrait docilement de son pull et se met debout juste devant moi. Je lui fais faire un quart de tour et lui donne une bonne claque sur les fesses qui la fait sursauter.
-Aïe.
-C'est ça, tu as eu très mal.
-Non mais c'est pas juste.
-Tu sais bien que si.
J'ajoute deux autres claques et j'approche ma besace du canapé. Je m'assieds au milieu et laisse – sans avoir vraiment besoin de la guider – Louise se mettre en position sur mes genoux.
-Tu vois ? Je savais que tu peux être raisonnable quand tu veux. Et maintenant tu vas recevoir la fessée pour t'être couché beaucoup trop tard.
Il faut que je dégage son pull de ses fesses pour appliquer une première fessée à la main sur ses fesses recouvertes d'un pantalon en toile plutôt légère.
Bien sûr, elle avait poussé le chauffage.
-Tu vois que c'est supportable ?
Elle encaisse les claques sans bouger. À travers la toile – mais il n'y en a que deux couches – je sens déjà la chaleur de la peau.
-Oh, je la sens passer quand même.
-Heureusement, à quoi servirait une fessée si tu ne la sentais pas ?
La deuxième série de claques est plus forte.
-Aïïe ! Tu y vas fort !
-Oh, ce n'est qu'une fessée à la main et tu as encore tous tes vêtements. D'ailleurs, c'est un peu trop.
Mais, avant de baisser son pantalon – dont j'apprécie assez l'élastique – j'attrape dans mon sac la brosse à cheveux et je compte une vingtaine de coups. Je crois bien que Louise les sent passer.
-Lève-toi.
La pause avait annoncé un changement.
Elle est maintenant debout, juste devant moi, et semble hésiter entre crâner encore ou se laisser faire, toute penaude. En attendant, je cède à la tentation de lui coller quelques tapes à la main tant qu'elle est encore debout, qui l'obligent à reprendre l'équilibre. Comme de vraies fessées données à une gamine prise sur le fait d'une bêtise enfantine.
-Comme je disais, tu es un peu trop habillée.
Je baisse son pantalon grenat – sans avoir à défaire des boutons ou des ceintures.
-C'était un excellent choix, ce pantalon – je félicite Louise tout en la réinstallant sur mes genoux.
-Merci !
Nous rions tous les deux.
Je commence encore par une fessée à la main – c'est peut-être stéréotypé, mais je n'ai pas envie de renoncer au plaisir de claquer ses fesses cachées désormais par la seule petite culotte juste pour un peu de variation.
Les dernières claques sont suffisamment fortes pour que Louise agite un peu ses pieds.
-Si mal que ça ?
Je fais une pause qu'elle a l'air de réclamer et j'en profite pour retirer complètement son pantalon qui tombe par terre. J'ai déjà vu Louise déculottée, mais, peut-être à cause de ce qui est prévu, alors qu'elle a encore ses sous-vêtements et son pull retroussé comme une robe, elle me semble aussi vulnérable que si elle était nue.
Deux nouvelles claques, bien fortes, font sursauter ma petite punie qui pousse un soupir outré.
-Mais ne t'agite pas comme ça... Allez, tends gentiment tes fesses.
D'un geste de la main, je fais baisser ses pieds. Tiens, elle a des rayures sur la culotte et sur les chaussettes, sauf qu'elles sont blanches et bleu marine sur les chaussettes et bleu pâle et roses sur la culotte.
Plutôt que de reprendre la brosse qui, d'un coup, me paraît trop brutale pour cette fille qui a parfois l'air d'un garçon de dix ans, je plonge la main dans mon sac pour attraper la règle. Le plus drôle que cette règle, en bois, longue de trente centimètres (une 50 cm n'y rentrait pas trop, dommage), je l'avais choisie en pensant à nos jeux, mais elle était dans mon sac depuis un cours.
-Allez, tu vas compter un peu ?
Elle compte gentiment les vingt coups de brosse, mais la série finie, j'enchaîne sur une autre, très rapide, avec la même règle.
-ça, c'est pas juste... Tu as dit vingt...
-Ben voyons !
Une nouvelle claque à la main.
La chaleur traverse le tissu de la petite culotte.
-On dirait que tu commences à sentir cette fessée.
-Oui...
-J'espère que ça va t'apprendre quelque chose.
-Oui !
-Qu'est-ce cette fessée va t'apprendre ?
Je ponctue la question avec une bonne claque.
-De ne plus me coucher trop tard.
-Et pourquoi tu ne dois pas te coucher trop tard ?
-Parce que c'est pas bien pour moi, parce que je suis fatiguée et ça me fait dormir en cours.
-Exactement. Et qu'est-ce qui t'arrive quand tu te couches trop tard ?
-Je suis punie... d'une fessée.
-Bravo. Et elle est comment, cette fessée ?
-Euh... déculottée ?
-Exactement. Tu sais que tu ne peux pas y échapper.
Je remets Louise debout. Elle est définitivement passée dans le rôle de la gamine toute penaude.
Je lui fais faire un demi tour, et je fais glisser la culotte sur ses fesses qui, en dessous, ont déjà pris une belle couleur.
Louise revient sur mes genoux pour la suite de sa fessée.
-Tu sais que, même si tu as dû bien sentir la fessée, ta punition va continuer ?
-Oui.
Pour anticiper sur le reste du programme, j'enlève aussi ses chaussettes. La surprise a visiblement un effet.
Puis, avec une spatule de cuisine, je donne une courte série de claques bien appuyées. Elles ne sont que dix, mais sur les fesses bien chaudes, elles suffisent. Encore une petite série à la main, pour bien finir.
-C'est bon. Tu peux te lever. Ça suffit... pour ta fessée.
Elle se lève, lentement.
-Mais je suis encore punie ?
-Oui. Comme tu es punie pour t'être couché trop tard, c'est assez naturel de te punir en te mettant au lit plus tôt. J'imagine que tu ne vas pas t'endormir tout de suite, mais tu vas gentiment te mettre en pyjama dès maintenant. Allez.
Je n'apprends rien à Louise, mais, après tout, la punition, c'est une cérémonie.
-Au fait... tu m'avais dit que je devais être en pyjama, mais tu voudrais un truc spécial ? Ou tu préfères une chemise de nuit ?
-Comme tu veux. Qu'est-ce que tu mettrais pour dormir ?
Avec le goût de Louise pour des tenues un peu excentriques, je ne pense pas risquer de la voir dans quelque chose de difforme. De toute façon, Louise, difforme ?
-Je prendrais ça...
Louise déroule un pyjama en flanelle à petits motifs, avec un pantacourt.
-C'est très bien !
Comme prévu, elle se change devant moi. Elle me demande même de lui dégrafer son soutien-gorge.
-Voilà...
Elle est à croquer.
-Le temps que tes fesses reposent un peu, tu vas aller réfléchir à ton comportement au coin.
Elle y va docilement et ne bronche pas quand je baisse son pantacourt de pyjama juste en-dessous des fesses.
-Et si tu ne te tiens pas tranquille, je vais le baisser complètement. Et tu auras une petite fessée de rappel juste avant de dormir.
Mais Louise, au coin et après, est sage comme une image. Elle a quand même droit à un coussin supplémentaire pendant le dîner – mais c'est plus un rappel de ce qui lui est arrivé qu'une question de confort.
-Dis, je sais qu'il est tôt... mais tu n'as pas sommeil ?
-Un peu. Tu vois que la fessée, ça fait dormir ?
Elle va faire sa toilette. Puis c'est mon tour...
Je l'observe déplier le canapé. Sans doute comme tous les jours – seulement, cette fois-ci, je suis là.
En t-shirt et caleçon, je dois être moins autoritaire, je suis prêt à faire impasse sur le rappel avant de dormir.
Louise m'attend, roulée en boule sur le canapé.
-Tu me rejoins ? Qu'est-ce que ça fait ?
-C'est étrange.
Cette fois-ci, aucune raison de ne pas se mettre contre elle.
-Mais j'aime bien.
-Tu sais que depuis tout à l'heure, j'ai très envie qu'on se prenne dans nos bras ?
-En fait, moi aussi.
-Tu me consoles de ma punition ?
-Tu sais que j'en ai envie chaque fois que tu prends une fessée ?
-Je m'en doute un peu. Mais c'est toujours une bonne idée.
Elle tire la couette sur nous.
-La fessée, elle était sévère. Mais cette idée de me mettre au lit, je ne sais pas si ça devrait compter comme punition.
Nous éclatons encore de rire, pendant que Louise cherche de la main l'interrupteur de lumière.
-Tu as vu ?
Elle guide ma main vers ses fesses, encore chaudes.
-Eh ben...
Est-ce que ce ne serait pas le moment d'aller plus loin ? Cette nuit ? En même temps, je n'ai qu'un regret : je me voyais bien border Louise, je sentais déjà la tendresse du moment, et puis nous voilà déjà tous les deux sous la même couette. Pas grave...

Tiens, de la lumière filtre à travers les volets métalliques de la fenêtre. Il est le matin, nous nous sommes endormis comme deux loirs. Louise est encore tournée vers moi, un sourire angélique aux lèvres.
Je m'étire. La première nuit avec elle...
Ses yeux s'ouvrent.
-Tu es là....
-Bien sûr.
-C'est génial. On Il est tard ?
-Euh... - je cherche ma montre – en fait, il est presque dix heures.
-On avait vraiment besoin de récupérer, tiens. Je crois que j'ai trouvé mon somnifère préféré !
-Pareil.
-Diiis... Tu me fais un bisou ?
Bien sûr. Je me propose même pour faire le café.
-C'est adorable.
-Bah, j'ai été sévère hier, je peux bien te récompenser ça.
Je me lève. Louise se retourne pour me suivre des yeux.
-Tu te débrouilles ?
-Bien sûr. Tu peux récupérer encore un peu.
Et je remets bien la couette autour d'elle, comme j'aurais voulu faire hier soir.
Avec le café, Louise émerge assez pour qu'on replie le lit. Elle commence à s’habiller, sort en sous-vêtements de la salle des bains, puis se contente de passer son pull long d'hier qui lui fait presque une robe.
-Tu es très mignonne comme ça.
-Tu trouves ?
-Mais oui !
-Tiens, les toasts sont prêts. Enfin un peu cramés... il déconne un peu, le grille-pain.
-Au fait... Tu tiens sans le coussin ?
-ça va.
J'adore la toute légère rougeur sur ses pommettes qui cachent un peu plus ses yeux.
-Tu verras, à midi je ne sentirai plus rien.
-Donc tu sens quelque chose maintenant.
-Oui, bon. Un petit rappel, c'est tout. Mais au déjeuner ça va aller. Tu déjeunes bien avec moi ?
Je n'y avais pas pensé, mais à vrai dire, je ne suis pas pressé de rentrer.
-C'est bête qu'il faille aller en cour demain... Tu commences tôt le lundi ?
-Oui, enfin, à dix heures.
Et j'ai toutes les affaires dans mon studio. Peut-être que, s'il n'y avait pas ce cours-là, nous ne serions plus aussi sages la nuit ?





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