Le choix de Nathalie.

Le choix de Nathalie.

Par flexible69

Enfin le jour était arrivé, cela faisait des mois qu'ils en parlaient.
Ce qui comptait avant tout c'était bien sûr ce concert, le concert de l'année disait-on, il ne fallait absolument pas le rater. Ils avaient pris les places depuis quatre mois. Une fois le concert terminé, ils rejoindraient ensuite l'appartement qu'ils avaient réservé sur la côte à seulement cinq kilomètres de la mer. Ils passeraient là une semaine de vacances tous ensemble.
Le spectacle ne commencerait qu'à six heures et pour ne pas gâcher ce premier jour de congé, ils s’étaient donné rendez-vous le matin, suffisamment tôt sur une petite route d’Ardèche. Là ils auraient le temps de faire une très belle randonnée, surtout qu'il y avait de quoi faire, la région était magnifique et fourmillait de paysages aussi beaux que variés.C'est donc sur ce parking aménagé au bord de la route qu'ils devaient se retrouver. De cet endroit, répertorié dans les guides, partaient différents tracés. Frédéric avait soigneusement cherché sur internet celui qui lui semblait le plus adapté à la situation
Frédéric et Jérôme s'étaient connus au Lycée, Après le bac Frédéric était parti continuer ses études dans le nord alors que Jérôme lui était resté à Lyon. Mais leur amitié demeurait intacte et ils se voyaient régulièrement, au moins quatre fois par an, pour les vacances.
Durant sa première année universitaire, très vite, Jérôme avait rencontré Nathalie, cela faisait deux ans et ils formaient maintenant un couple pour ainsi dire stable. Il se construisaient même un avenir plein de promesses jusqu'à prévoir le nombre d'enfants qu'ils ne manqueraient pas d'avoir, une fois rentrés dans la vie active, bien sûr.
Par contre, ni l'un ni l'autre ne connaissaient June, la nouvelle compagne de Frédéric. En juin, par téléphone, ce dernier leur avait révélé son existence. Ils s'étaient rencontrés il y a quatre mois et étaient terriblement épris l'un de l'autre, ils vivaient ensemble et hors des cours ne se quittaient pratiquement plus. Elle se joindrait à eux ce jour-là et les suivants, il avait réussi à lui avoir un billet pour le concert à un prix exorbitant. Mais elle adorait le chanteur et pour son anniversaire cette invitation constituait un cadeau idéal.
Il faisait beau, ce jour-là, on était début juillet et on ne voyait pas un seul nuage à l'horizon, comme cela arrive souvent en cette période. Bien que chaude, la journée s'annonçait particulièrement exceptionnelle. Un vrai bonheur. Jérôme et Nathalie arrivèrent les premiers sur place et il ne fallut pas attendre longtemps pour que la Clio rouge clinquant de Frédéric n'apparaisse tout à coup au bout du parking. En les rejoignant ils virent sortir Frédéric et enfin cette June qu'ils étaient si impatients de connaître.
C'était une fille charmante, petite, le teint très clair, légèrement rousse avec quelques taches de rousseur sur le visage. Toujours prête à sourire, elle débordait de vie et de spontanéité. D'origine anglaise, elle parlait un français plus que correct malgré un accent english à couper au couteau.
Jérôme se sentit immédiatement subjugué par cette fille et constata avec bonheur qu'entre Nathalie et elle le courant passait à merveille. Elles ressemblaient déjà à deux grandes amies qui venaient seulement de se retrouver.
Mais très vite, malgré leur fatigue car Frédéric avait conduit une partie de la nuit, il fallait penser à démarrer la marche, profiter que la température matinale soit encore un peu fraîche pour avancer. De plus leur temps était limité et si on voulait se détendre sur le site que Frédéric avait sélectionné. et arriver à l'heure au concert ils devraient être de retour à quatre heure au parking.
On décida de ne prendre qu'un seul sac à dos. Pour l'allée, les garçons se chargeraient de le porter. Il contiendrait la réserve d'eau, le pique-nique ainsi que la bouteille de vin que Frédéric avait apporté. En amateur confirmé, il savait que ce nectar ne laisserait pas indifférent son ami qui appréciait comme lui les bons crus.
Ils fut décidé que toutes les affaires personnelles, portefeuilles et autres clés seraient rassemblées dans une pochette à l'intérieur du sac à dos. Sous la chaleur il ne fallait pas s'encombrer et seuls les vêtements les plus légers convenaient
Sur le chemin, ils parlèrent beaucoup. D'abord fut abordé l'appartement qui les attendait et la semaine idyllique qu'ils allaient passer ensemble et dont ils se réjouissaient. Ils aimaient tous la plage et le farniente et comptaient s'initier à la plongée.
June ensuite leur raconta plus précieusement son parcours de vie. Née et élevée en Angleterre sur la côte ouest, pour des raisons professionnelles ses parents avaient déménagé à Lille quand elle avait quatorze ans. Bilingues à l'origine, ils lui avaient transmis dès petite la pratique et le goût de la langue française, ce qui en expliquait sa maîtrise. Avec Frédéric ils s'étaient rencontrés sur les bancs de la fac en cours de littératures comparées.
Puis peu à peu la conversation dévia, on en vint à évoquer les habitudes de chacun, la manière de vivre en couple, d'élaborer des règles communes et de combiner les exigences que nécessitent la vie à deux avec ses propres aspirations. Jérôme et Nathalie parlaient de ce qui avait pris place dans leur vie commune. Les sacrifices mutuels auxquels ils avaient dû consentir chacun, pour les courses, le ménage les les relations avec leurs amis respectifs
Frédéric tout à coup, en prenant par la main sa compagne déclara.
- Ça ne se voit pas mais vous savez que je vis avec une fille très étourdie et qui n'en fait qu'à sa tête. Nous fonctionnons à la fessée. Je dois lui en donner régulièrement. Ce sont même ses parents qui me les ont conseillées.
Aussitôt June, légèrement embarrassée, adressa à son amant un regard complice.
Jérôme ne cacha pas son étonnement.
- Des fessées ? Comme une gamine, tu reçois des fessées June ?
Un peu gênée, June répliqua aussitôt.
- Oui, dans ma famille c'est courant, ma sœur et moi nous avons été élevées ainsi. Mais il faut dire que nous étions toutes les deux de sacrées caboches !
Instantanément Jérôme imagina June allongée cul nu sur les genoux de Frédéric en train de recevoir une cuisante correction.
Frédéric renchérit.
- Elle avait même droit à la ceinture et à la canne !
June se crut obligé de rectifier.
- Oui parfois la ceinture, mais la cane très peu. Exceptionnellement même ! Beaucoup moins que mes parents car à leur époque en Angleterre c'était normal. Même au collège ces punitions étaient courantes. Mais maintenant ça a complètement disparu... Je n'ai reçu que rarement la canne. Ça fait vraiment très mal, mais c'était chaque fois mérité.
Le sourire qu'elle affichait, comme toutes ces choses étaient tout à fait naturelles, troubla Jérôme et Nathalie.
- Et maintenant, elle fonctionne encore comme ça. Il ne se passe pas une semaine sans que je sois obligé de lui coller une ou deux fessées. Elle a besoin de limites comme me dit sa mère. Au début ça m'a fait bizarre, je refusais, mais j'ai vite compris. Des fois il me faut la fesser vraiment fort pour que mademoiselle veuille bien se calmer et entendre raison. Elle est en plus terriblement dispersée dans tout ce qu'elle fait.
- On ne dirait vraiment pas à te voir. constata Jérôme en la regardant.
Les joues de June s’empourprèrent d'un rose discret, elle fixait maintenant le chemin devant elle.
- Moi aussi j'ai reçu quelques fessées quand j’étais petit, annonça Jérôme, mais rarement. En France cela se fait de moins en moins d'ailleurs. et je crois que c'est même devenu interdit. Mais c'est vrai que parfois une bonne fessée conjugale pourrait présenter un intérêt certain. Il tourna la tête vers sa compagne à la recherche d'une complicité amoureuse.
Nathalie sourit mais ne dit rien, elle se mît à rougir. Ses propres souvenirs en matière de fessée remontaient à très loin et restaient flous. Mais celles que recevaient les autres l'avaient souvent troublée. Elle se souvenait particulièrement d'une fois, elle était chez une copine. Celle-ci avait un caractère très affirmé et se montrait souvent nerveuse. En jouant à cache cache elle avait fait tomber par mégarde un magnifique miroir de valeur inestimable qui s’était brisé en mille morceaux. Sa mère, très en colère, lui avait promis une copieuse séance de martinet le soir même, dès le retour de son père. Son amie était partie pleurer dans sa chambre et Nathalie choquée s'était discrètement esquivée pour rentrer chez elle. Bouleversée, toute la soirée elle avait pensé à son amie. Elle la plaignait et s' imaginait à sa place. Une profonde ambiguïté s'était emparé d'elle à cette occasion. Quand elle revit son amie par pudeur, elle n'avait pas osé lui demander ce qu'il s'était finalement passé mais elle y avait souvent pensé. En entendant Frédéric parler ainsi des fessées méritées de June et surtout la manière dont celle-ci prenait la chose elle sentit ce même trouble remonter.
Ensuite la conversation dévia sur le cinéma et des dernières séries du jour, ils échangèrent un bon moment là dessus puis vinrent à parler des films, il y avait une télé dans l'appartement qu'ils allaient partager et Frédéric avait amené un certain nombre, ils se feraient une soirée cinéma.. Pendant ce temps, on se rapprochait du but.

Il était onze heure trente quand enfin ils arrivèrent à destination. Le site se situait dans un coin des plus bucoliques qu'on puisse imaginer. Au fond d'une vallée une rivière serpentait  en formant de parts et autres des sortes de piscines qu'elle avait creusées dans la roche au cours des siècles. L'endroit était rêvé pour s'installer et l'heure du pique nique arrivait à point. La marche avait réveillé les appétits.
Les filles s'emparèrent du sac à dos et June après avoir caché la pochette dans un coin discret pour la protéger (on ne sait jamais) se mit à déballer les sandwichs anglais qu'elle avait préparés la veille. La bouteille de vin fut ouverte et particulièrement appréciée, bien qu'un peu chaude. L'ambiance montait, les plaisanteries fusaient. On était bien.
Après le fromage et les fruits, la fatigue prit le dessus, ils décidèrent de se reposer un moment avant de prendre le chemin du retour. June et Nathalie s’allongèrent au soleil, à même la pierre à proximité du plus grand bassin presque aussi vaste et profond qu'une petite piscine. Les garçons se mirent derrière dans un coin plus ombragé. Rapidement June ôta son tee-shirt et son short. N'ayant pas de soutien gorge elle se retrouva en culotte, exposant son corps fin et clair au dur soleil de juillet. Nathalie fit de même mais dû dégrafer son soutien gorge, elle avait la peau plus mat, elle n'en était pas à sa première séance de bronzage cette année.
Au bout d'un moment, sans doute poussée par la chaleur, June se leva et se dirigea vers le bassin. Elle tata l'eau du bout d'un pied puis tout d'un coup fit glisser sa culotte jusqu’à terre et plongea nue dans l'eau.
Tous les autres avaient assisté à la scène et rapidement Nathalie s'approcha elle aussi, observant son amie qui nageait sur place heureuse au possible. Elle hésita quelques secondes puis elle fit de même, dévoilant un contraste très marqué entre le bronzage et le blanc de ses fesses qu'elle avait jusqu'à présent préservées du soleil. Elle plongea à son tour.
- Venez nous rejoindre les garçons, elle est super bonne !
Les deux amis se regardèrent puis simultanément se levèrent et gagnèrent également le bassin. Les filles avaient vraiment l'air d'apprécier ce bain rafraîchissant car vraiment le soleil tapait fort.
- Venez ! Mais vous avez vu, on a tout enlevé. On vous accepte que si vous faites pareil ! 
Sans se laisser une seconde de plus prier Frédéric se mit torse nu, il déboucla sa ceinture et descendit d'un seul coup short et caleçon. Il plongea aussitôt rejoindre les filles. Jérôme mit plus de temps à se débarrasser de ses vêtements, hésitant, il enleva d'abord son bermuda puis le slip. Les filles ne manquèrent pas d'observer son membre viril qui en gonflant commençait se courber en arc de cercle.. June ne put s'empêcher de sourire à la vue de ce garçon au corps plutôt athlétique que la nudité rendait à ce point vulnérable. Jérôme ne plongea pas mais s'assit sur le rebord avant de se laisser glisser dans l'eau.
Pendant un bon quart d'heure ce ne fut que rires et éclaboussures, June ne cessait de provoquer son compagnon en lui envoyant de l'eau à la figure. Il riposta en la menaçant des pires représailles et bien sûr de fessées retentissantes. Mais cela resta un jeu. Puis il fallut sortir. Les garçons les premiers se hissèrent sur la berge et aidèrent les filles en leur tendant les mains .
Ensuite tous, sans même penser à reprendre leurs vêtements, retournèrent s'allonger  deux à deux au soleil mais cette fois-ci en couple.
Frédéric et June étaient devant. Nathalie, collée à Jérôme juste derrière. Allongée le sommeil la gagnait, elle commençait à s'engourdir quand elle senti une ombre lui traverser ses paupières. C'était leurs amis qui debout s'éloignaient en se tenant par la main. La verge de Frédéric fermement dressée ne laissait que peu d'équivoque sur la finalité de leur escapade. Ils disparurent discrètement derrière un bosquet de buisson.
Puis elle sentit une main lui caresser le bas ventre. Jérôme dans un état similaire à son ami la pressait d'aller faire un tour eux aussi. Ils se levèrent et partir dans l'autre direction.
Cachés derrière des fourrés ils n'étaient pas si éloignés et quelqu'un qui serait resté sur place n'aurait pas manqué d'entendre gémir et haleter des deux côtés.
Une demi-heure environ s'écoule ainsi, puis le silence prit place, seul le bruit de la rivière imperturbable continuait. Finalement les amis se retrouvèrent à nouveau sur le lieu du campement, nus comme des vers, les corps rougis par le soleil mais plus apaisés que jamais. Aucun ne fit la moindre allusion à l'épisode de détente qu'ils venaient de partager chaque couple dans leur coin.
Cependant Nathalie jeta un coup d’œil sur son portable il fallait se rhabiller au plus vite. L'heure avait redoutablement tournée en comptant les deux heures de marches de retour au minimum ils atteindraient les voitures juste à temps pour arriver à l'heure au concert. Mais c'était vraiment juste.
Les filles rassemblaient les affaires dans le sac à dos devenu bien plus léger à porter elles en avaient maintenant la charge.
Le retour fut bien moins serein que l'allée. Il fallait marcher d'un pas vif qui ne laissait plus beaucoup le loisir de parler. Ce fut avec soulagement d'apercevoir les voitures toujours sur le parking et maintenant au soleil.
A peine arrivé, pas le temps de souffler, il fallait prendre immédiatement la route. Nathalie plongea la main dans le sac à dos pour sortir la pochette qui contenait les clés et les papiers des voitures. Mais tout avait été si précipitamment enfourné que l'intérieur du sac ressemblait à un bric-à-brac. Impossible d'attraper cette pochette. Mieux valait tout vider. Mais une fois que tout fut étalé sur le capot de la Clio, il fallut se rendre à l'évidence, la pochette n'était plus là.