Le berceau de Judas de mon délégué disciplinaire

Le berceau de Judas de mon délégué disciplinaire

Par Héléa

Il y a quelques années, j'ai été convoquée chez mon délégué disciplinaire (oui, j'ai toujours le même, quel que soit le Monsieur du moment).

Durant le trajet en voiture, je n'étais pas très tranquille, mon Monsieur de l'époque étant très très sévère, je savais que la liste des punitions serait aussi longue qu'une journée d'hiver sans rien à faire...

Mais, ni l'un ni l'autre n'avait voulu me dire quelle en était la teneur. Je ne pouvais donc qu'essayer d'imaginer ce à quoi je devais m'attendre. Gros stress, donc.

Une fois garée, je me dirige vers mon lieu de..heu.. punitions, et Monsieur le Délégué me reçoit, tout souriant. La boule dans mon ventre se dilua quelque peu. Puis, il me dit de le suivre dans son bureau.

Il s'assit, mais me laissa debout face à lui. Il prit une feuille format A4, imprimée, quasiment noircie de partout.

L'air sévère, il me regarda par dessus ses lunettes, et me dit qu'il avait reçu un sacré nombre d'instructions de mon Monsieur, et que j'avais du être sacrément insolente pour mériter autant de choses. Cela allait de la fessée OTK au martinet, en passant par la cravache et le paddle, mains en l'air et attachées. Il y avait tellement de tortures ordonnées par mon Monsieur, qu'il n'a pas pu tout faire, le temps nous étant compté. (héhéhé)

J'ai du dire une impertinence quelconque (je l'ai oubliée) parce qu'il m'a attrapée par l'oreille (hou ça fait mal, ça), m'a emmenée dans la pièce du fond, et m'a couchée direct sur ses genoux. Il m'a flanqué une de ces fessées ! Je l'ai sentie passer, je m'en souviens encore. J'ai fini quasiment nue, en nage, face au mur, les mains sur la tête (on se demande bien ce qu'ils ont, tous, avec leur histoire de nous faire mettre les mains sur la tête...).

Après peut-être une heure et demie, deux heures où il alternait tous ses instruments, et où je devais avoir les fesses de plus en plus rouge, il me dit que mon Monsieur souhaitait que je reçoive 30 coups de martinet, sur le berceau de Judas.

Gros silence. C'est quoi, ça ?

"Mets-toi là, ne bouge pas, et surtout, tais-toi !" Bon bon, d'accord.

Et là, je le vois prendre un manche à balai, des cordes, faire une sorte de balançoire qu'il a fixée à des crochets au plafond. Je me demandais bien ce qu'il comptait faire de tout ça. J'ai vite compris.

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"Viens ici". Il a fini de me déshabiller, m'a fait enjamber le manche à balai, a réglé les cordes pour que je sois presque sur la pointe des pieds, l'entrejambe posé (hum) sur le bois, et j'ai du tenir en équilibre. Voyant que je n'avais jamais connu ce drôle de berceau, il m'a autorisée à me tenir à la corde en face de moi.

Et donc, j'ai reçu 30 coups de martinet, en devant, à chaque coup, compter, bien sur, et enchainer sur "merci, Monsieur". Alors, les coups de martinet, ok, ça fait mal. Mais essayer de tenir debout, sur un bâton qui bouge, et qui à chaque mouvement se glisse un peu plus là où vous pouvez imaginer, je peux vous assurer que je n'étais pas très fière, et que toute insolence s'était évaporée.

Judas a démonté son berceau, et le Délégué a terminé sur une fessée couchée sur ses genoux, histoire que je n'oublie pas, sur le chemin du retour, pourquoi Monsieur m'a envoyée le voir.

Un bisou, j'ai repris la voiture, et j'ai bien eu le temps, en une heure et demie, de sentir mes pauvres fesses souffrir le martyre.

Monsieur a reçu un compte-rendu, des photos et vidéos.