L'art de l'obéissance

Fesséeo > Récits > L'art de l'obéissance

avatar littledoyouknow67

Visibilité

Membres
"La manière d'obéir fait le mérite de l'obéissance."

Antoine Gombaud





ELLE

Je ne sais plus vraiment ce qui nous à amenés à nous disputer. Une broutille sans doute, comme souvent ces derniers temps. On venait de me confier un nouveau projet au boulot, et l’organisation était un casse-tête sans nom. Pour la plupart faites de jeunes étudiants en dilettantes, les équipes étaient un vrai calvaire à diriger et la patience n’était pas connu pour être une de mes qualités. J’attendais des résultats, et je les voulais pour la veille. Je savais tirer parti du potentiel des gens, les encourager si nécessaire, et les rassembler autour d’un projet stimulant. Jamais je ne me suis permise de rabaisser quelqu’un et jamais je n’ai jugé une personne sur son niveau de compétence. Mais s’il y avait bien une chose contre laquelle je me sentais impuissante, c’était la fainéantise. Cela dépassait tout bonnement ma compréhension. Et voilà des jours que je me retrouvais à amener plus de travail qu’il n'en fallait à la maison, écrivant des e-mails de rappel, des e-mails d’excuses, ou à passer des coups de fil à tel ou tel fournisseur réticent. Bref, autant dire que mes nerfs étaient mis à rude épreuve. Au début j’avais su faire la part des choses et fait contre mauvaise fortune bon cœur. J’avais retroussé mes manches, tentant de rattraper les retards accumulés, approfondissant des études de marché et négocié moi-même avec les fournisseurs étrangers lorsque la langue avait été une barrière complexe à surmonter. Mais ces derniers jours, voyant la date fatidique approcher à grands pas, je prenais conscience que je ne pourrais pas tout finir seule et je me sentais dévorée par l’angoisse. Je dormais peu, mangeais à peine et mon humeur était désastreuse. Tu as été patient, vraiment. Tu t’es occupé de la maison après ton travail, tu as proposé de m’aider, et tu réfrénais tes envies de me houspiller lorsque je t’envoyais sur les roses. J’ai évoqué la patience, mais en réalité ce qui me fait le plus défaut c’est ma capacité à accepter l’aide de quelqu’un. Je ne sais pas pourquoi j’ai toujours perçu ça comme une faiblesse, un manque de compétence ou de volonté. Demander de l’aide c’est accepter que le fruit de son travail ne soit pas dû à ses seuls efforts, pensais-je, accepter d’en partager la responsabilité, se dédouaner. J’ai toujours vu le fait de me reposer sur quelqu’un comme un manque d’indépendance.

« Si tu ne veux pas que je t’aide, très bien, mais alors cesse de râler, je t’assure c’est pénible »
Ce n’est pas comme si tu ne m’avais pas prévenue. Seulement tu comprends bien que j’avais d’autres choses plus importantes à régler que la sensibilité de Monsieur. L’enjeux était important. C’est en tout cas ce que je pensais, jusqu’à te voir quitter la cuisine ce matin et partir au travail sans dire un mot.
Par je ne sais quel miracle, le projet avait une chance d’être achevé dans les temps et j’avais enfin une après-midi moins chargée que d’habitude. Je passai donc quelques coups de fil, avant de me servir un verre de vin et de me lover dans le canapé. Avec un pincement au cœur, je te revoyais quitter la maison sans même me décrocher un regard. L’ennui a de bon qu’il permet au moins de réfléchir, me dis-je, revoyant défiler dans ma tête les rares moments d’interactions que nous avions eu ces dernières semaines. Plus ça allait, plus je réalisais que j’avais été particulièrement odieuse ces derniers jours. Quelle idiote, me houspillais-je mentalement, tu as un homme dévoué qui se soucie de toi, et toi tout ce que tu fais c’est le repousser et te défouler sur lui.
Un coup d’œil à l’horloge du salon m’indiqua que tu étais probablement au milieu de ta pause déjeuner. Je me demandais si oui ou non je devais t’appeler. Je voulais m’excuser, mais étant donné ton attitude matinale, je me disais que tu avais peut-être besoin d’espace. Je restai là un moment, caressant l’idée, avant de finalement prendre mon courage à deux mains et de composer ton numéro.

LUI

J’étais partis rapidement de la maison ce matin-là, peu disposé à souffrir tes humeurs. Je comprenais que tu étais stressée, mais j’étais plus que las et agacé par ton attitude. La matinée fut longue, et un début de mal de tête faisait son apparition, lorsque je m’installais à la cafétéria pour prendre une pause déjeuner bien méritée. J’allais commencer à manger lorsque le téléphone sonna. Un coup d’œil sur l’écran m’indiqua que c’était toi.

« Oui ? » demandais-je sèchement.
« Tu as un moment ? » demandas-tu d’une petite voix hésitante.
« Non, pas vraiment, rétorquais-je, je suis en pause et j’aimerais me détendre un peu avant de reprendre. »
« Je comprends… ça ne prendra qu’une minute »
« Le monde ne tourne pas autour de toi, tu sais, et je ne suis pas à ta disposition » dis-je froidement.
« Oui… tu as raison… je voulais simplement te demander si on pouvait discuter à ton retour. » Dis-tu à demi-mot. J’entendais le son de ta voix et je ne pouvais pas dire que ça ne me faisait rien. Mais ton comportement de ces derniers jours avait sérieusement entamé ma patience et je n’avais pas envie de t’écouter là maintenant.

ELLE

Je savais bien que j’avais abusé de ta gentillesse, et que tu ne serais probablement pas enjoué de recevoir mon appel, mais le ton de ta voix me serra le cœur.

« Oui… tu as raison… je voulais simplement te demander si on pouvait discuter à ton retour. » Dis-je à peine audible. Mes mots restèrent suspendus dans le silence tandis qu’un nœud se formait dans mon estomac. Je ne sais combien de secondes je passais ainsi suspendue à tes lèvres avant que tu ne me répondes enfin.

« Parler ne sera pas suffisant. »
Il m’a fallu un petit moment pour comprendre le sens de tes paroles. Je sentais à quel point j’avais pu te décevoir. C’était affreux. Je détestais cette sensation.

« Je sais… » Soufflai-je.
« Tu as terminé le projet ? » demandas-tu ?
« On sera dans les temps … je crois »
« Parfait. Dans ce cas nous aurons en effet une petite conversation ce soir. »
Tu raccrochas sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Je soupirais, tournant une fois encore mon regard vers l’horloge. 12h14. Plus de six longues heures à attendre ton retour, songeais-je en me mordant la lèvre. Encore une chose que tu n’aimais pas chez-moi, mais je n’y pouvais rien, c’était nerveux.
Je restais ainsi plantée comme une idiote durant quelques minutes, avant de me ressaisir. C’était normal que tu sois en colère, j’en étais la seule responsable. Moi, et mon fichu égoïsme. Si j’avais pris du recul ne serait-ce qu’un instant j’aurais bien vu à quel point mon comportement t’affectait, ou en tout cas j’en aurais tenu compte. J’aurais accepté ton aide au lieu de m’obstiner bêtement. Mais c’était trop tard maintenant et la seule chose que je pouvais encore faire, c’était amande honorable. Aux grands maux, les grands moyens pensais-je, décidée à me racheter auprès de toi.

LUI

Cela faisait déjà un moment que ça me démangeait. Voilà un moment que je te connais, je savais que tu n’aimais pas te reposer sur les autres, que tu faisais de ton mieux et que tu souffrais de cette situation. Mais te laisser continuer comme ça n’était ni bon pout nous ni pour toi et il était temps que tu le comprennes. Si les mots et la douceur ne t’avais pas atteinte, j’étais convaincu qu’une bonne déculotté y parviendrait. Je savais que tu t’y opposerais. Ton appel était certainement destiné à prendre les devants. Tu me demanderas pardon, tu tenteras de négocier, tu justifieras ton attitude par les pressions que tu subits, arguments que tu me sais pertinemment pouvoir comprendre. Mais je ne cèderais pas. Cette fois, jeune fille, tu auras ta punition que tu le veuilles ou non.

Je passais la journée à accomplir de petites tâches administratives, surveillant la montre du coin de l’œil, appréhendant peut-être autant que toi la confrontation à venir. Même si je devais bien avouer apprécier t’imaginer tremblante dans l’attente de mon retour, et que quoi que tu en dises c’était plus que nécessaire.

ELLE

J’avais envie de faire quelque-chose d’agréable pour toi, et après quelques instants de réflexion, je me suis dit qu’une petite soirée de détente te ferais le plus grand bien. Après tout, tes journées non plus n’avaient pas été faciles dernièrement et tu méritais qu’on prenne soin de toi comme il se doit. Peut-être espérais-je pouvoir apaiser ton courroux. Mais au fond j’avais simplement peur de lire de la déception dans tes yeux. Rien que l’idée me nouait le ventre et me compressait les poumons jusqu’aux larmes. Jetant çà et là des regards à l’horloge dont les aiguilles avaient entamé un cruel et lancinant compte à rebours, je passais la journée dans cette angoisse diffuse, celle de l’instant où tu passerais cette porte et où je devrais faire face à mes torts. Tâchant de faire abstraction de cette sensation, j’allai faire des courses. Cette soirée commencerait par un dîner, avec ton plat favori au menu, pensais-je. Des lasagnes, arrosées d’un verre de chianti de Toscane. Puis, je te ferais couler un bain, et prendrais enfin soin de toi comme j’aurais dû le faire. Je t’écouterais parler de ta journée en silence, tentant de ne pas penser à ce qui m’attendrait ensuite. J’aurais enfin une attitude digne de tes attentes et te demanderais pardon comme il se doit. Ce serait difficile, et probablement humiliant, mais… nécessaire.

A mon retour à la maison, la lumière de midi avait depuis longtemps délaissé la baie vitrée pour vaquer à ses occupations, et une fois de plus monsieur Soleil me rappela que ma gaieté ne survivrait probablement pas à la soirée.
Chassant ces pensées parasites, j’enfilais un tablier et partis m’affairer en cuisine. Le dîner n’allait pas se faire tout seul. Après avoir remis le nez dans un des livres de recettes qui avait commencé à prendre la poussière sur l’étagère, Je préparais la pâte, tâchant tant bien que mal de ne pas mettre de farine partout, et la laissai à reposer. Pour oublier le tremblement de mes mains, je décidai de mettre ce temps à profits pour faire un brin de rangement. Je collectai minutieusement mes papiers, triai le courrier, m’occupai du linge. Une chose après l’autre, consciente que chaque geste en était un que tu n’aurais pas à faire. Cette pensée m’apporta un peu de réconfort.

Nouveau coup d’œil sur la montre…Tic Tac, Tic Tac… si on se concentrait un peu, on s’apercevait que l’aiguille des secondes remontait toujours un peu avant de bouger, comme si elle n’avait pas envie d’avancer. C’est sans doute à ça que je devais ressembler, me dis-je, une aiguille des secondes, suspendue dans le temps, tentant de retarder l’inexorable chute ne serait-ce qu’un instant de plus. Plus que quatre heures avant ton arrivée… à nouveau, l’angoisse me saisit. Le cœur de plus en plus lourd, je me remis à ma préparation culinaire. Une demi-heure plus tard, j’avais de la sauce tomate sur le visage et les poignets endolori par le travail de la pâte, mais le résultat était probant et dument enfourné. Le temps de la cuisson, j’allai prendre une douche. Une longue douche chaude vouée à délasser des muscles bien trop tendus. Avec délicatesse et minutie Je lavais mes cheveux, et chaque partie de mon corps. Ce corps qui bientôt se verrait marqué de ta colère, et je l’espère, de ton amour et qui ne savait plus s’il devait en attendre ou en craindre la délivrance. Je m’aperçus que je frissonnais, en dépit d’une eau presque brûlante. En sortant, je frottais le miroir pour en ôter la buée, et regardai mon reflet. Comment serait-il juste de me présenter à toi ? Qu’aimerais-tu que je porte ? …Devrais-je me maquiller ?

LUI

Il était bientôt l’heure de rentrer. J’avais été tenté de te rappeler pour te signifier clairement la punition qui se profilait, mais même si ça m’aurait bien amusé, je me suis abstenu. Une partie de moi hésitant quant à l’approche qui convenait le mieux. Devrais-je te prendre sur mes genoux sans crier gare ? Devrais-je te faire te déshabiller entièrement et attendre dans le coin que je me décide enfin à t’accorder ce que tu mérites ? Mon cœur balançait entre différentes options et j’en voulais une qui soit efficace. A 17h30, j’attrapais mes clefs de voiture et quittais enfin le bureau.

ELLE

17h15. J’avais retourné toute ma garde-robe… je ne savais toujours pas quoi porter. Voulais-je te séduire ? Bien entendu… voulais-je t’amadouer ? Peut-être…
A 17h25, je sortis de la chambre, fin prête, mais sans être convaincue. La respiration haletante, je descendis une à une les marches de l’escalier conduisant au salon. Dehors, la lumière du soir avait teinté le ciel de sa chaleur, peignant les trainées de nuages d’ocre et de rose. C’est à petits pas, les jambes tremblantes que je m’avançais vers l’entrée pour t’y attendre. La table était mise, les bougies allumées, la maison rangée… il ne restait plus que ma pénitence, songeais-je, la sauce à laquelle j’allais être dévorée. Inconsciemment je portais mes mains sur mes fesses blanchies par l’hiver.
Un silence épais avait envahi l’espace. Insidieusement, il s’était glissé dans les moindres recoins, raisonnant contre les murs, écrasant ma poitrine. Et dans ce silence pesant, trois seuls sons trouvaient écho. Le Tic Tac de la montre, ma respiration, et les battements de mon cœur. Avec le plus grand calme dont je pouvais encore faire preuve, je m’installai devant la porte, et fermai les yeux.
17h50, je sursautai lorsque j’entendis ta voiture entrer dans l’allée. Tu coupas le moteur et trente secondes plus tard, j’entendis l’écho de tes pas sur le gravier. Un….deux… trois… à nouveau, je fermais les yeux, prenant une grande inspiration. Quatre…cinq… tu sors tes clés de ta poche… et soudain… tu ouvris la porte.

LUI

Je ne te remarquais pas tout de suite. Frappé par le silence inhabituel qui semblait régner sur le lieu d’ordinaire vibrant de ta présence. Une bonne odeur de lasagnes flottait dans l’air, et je souris en pensant à tes efforts pour apaiser ma colère. Ce n’est que lorsque je baissais le regard que je te remarquais enfin. Et je dois avouer que je ne m’attendais pas à cela. Préparé à tes négociations, prêt à te contraindre, c’est à genoux que je te trouvais, dans de simples sous vêtements de dentelles. Tu avais coiffé tes cheveux d’un chignon, et avait laissé ta peau vierge de tout maquillage. Tu étais si belle que c’en était émouvant. Tête baissée, tu tremblais légèrement et ta poitrine se soulevait par petits à-coups, sous l’effet de ta respiration saccadée. Tu avais posé tes mains sur tes cuisses, paumes ouvertes vers le ciel, et sur ces paumes reposait l’une de mes ceintures. Je suis resté là un moment à t’observer, presque hypnotisé par cette vision d’absolue soumission qui te ressemblait si peu.

ELLE

Cette attente était une torture. Tu n’avais rien dit depuis que tu avais poussé cette porte, et j’étais partagée entre la honte et la peur que tu n’apprécies pas ce que tu vois. En avais-je trop fait ? Trouvais-tu cela ridicule ? Était-ce suffisent ? C’est fébrile que je tendis vers toi cette ceinture lorsque tu t’avanças vers moi. Délicatement, tu me l’as prise des mains.

« Lève-toi et suis moi. » Dis-tu d’une voix ferme, dans laquelle je percevais la douceur.
Sans un mot, je m’exécutai et te suivis docilement jusqu’au fauteuil du salon sur lequel tu t’assis.
« Regarde-moi »
Avec appréhension, je levais doucement les yeux vers toi et fus soulagée de n’y voir aucune déception. Si je n’avais pas été sur le point de me faire punir, j’aurais probablement éclaté de joie.
« As-tu quelque-chose à me dire ? » demandas-tu sérieusement. Je détestais quand tu faisais ça. C’était affreusement embarrassant. J’aurais préféré que tu me punisses rapidement, qu’on en finisse. Mais non, tu voulais être certain que je comprenais les raisons de cette punition. Certain que je retienne ma leçon.
J’hésitais un instant, peinant à trouver mes mots, rechignant à abandonner le peu de fierté qu’il me restait.
« Je t’écoute, me rabrouas-tu, je n’ai pas toute la soirée »
« …Je me suis mal comporté avec toi… »
« Regarde-moi quand tu me parles, ne baisse pas les yeux. »
Péniblement, je levais à nouveau les yeux. Ton regard était si troublant… j’aurais voulu m’y soustraire… disparaitre.
« Je n’aurais pas dû te parler ainsi… j’aurais dû accepter ton aide quand tu me l’a proposée… »
« Et c’est tout ? »
« Non… je sais que ce n’est pas bon pour moi de tout vouloir porter en permanence et de me stresser comme ça… je sais que tu étais inquiet et que tu m’as soutenue… » Je me sentais si ridicule et si fragile devant toi. Je voulais que tu me pardonnes.
« Je te demande pardon… je sais que c’était injuste envers toi… j’aimerais être mieux pour toi… »

LUI

Ta voix était presque un murmure lorsque tu prononças ces mots « s’il te plaît, aide-moi…punis moi…pardonne-moi. »
Tu n’imagines pas à quel point il me fut difficile de ne pas te prendre dans mes bras et te dire que c’était déjà oublié, que tu avais compris et que je t’aime. Mais c’était bien parce que je t’aime qu’il fallût que j’aille jusqu’au bout. Je savais que tu comprenais. Lentement, je baissais ta culotte, puis me levais du fauteuil et t’ordonnai de te baisser et d’attraper tes chevilles. Je regardais ton corps se plier sans discuter, avec souplesse jusqu’à m’offrir tes fesses blanches comme la neige.
« Écarte un peu les jambes »
Une fois encore, tu obéis sans discuter. La ceinture dans la main droite, je me plaçais à ta gauche, à la bonne distance. Je ne fléchirais pas.

ELLE

Je t’entendis bouger et je reteins ma respiration.
« Je veux que tu comptes, à voix haute et intelligible, ordonnas-tu. Je vais te donner 20 coups et tu ne doit pas te tromper, où je recommencerais depuis zéro. Est-ce bien comprit ? »
« Oui »
« Bien. Garde ta position. »
J’écoutais le bruit que faisais l’étoffe de ta chemise lorsque tu pris ton élan, et serrais mes fesses par reflexe. Il y eut ce bruit du cuir qui fendit le silence, et la douleur. Vive, mordante. Un petit cri s’échappa de mes lèvres et j’en oubliai presque de compter.
« …un »
« Ne me fais pas attendre la prochaine fois »
Tremblante d’appréhension, je réajustai ma position, soucieuse de t’obéir et de te plaire.
Nouvel élan, cette fois le coup était plus fort que le précédent, et je dus me mordre pour ne pas crier.
« Deux »
Au bout du sixième j’étais déjà presque à bout de souffle et tout mon corps était tendu par la douleur et l’attente craintive du coup suivant. Je n’aurais jamais pensé qu’il eut été si difficile de compter.

LUI

Je mettais ton corps à rude épreuve. C’était la première fois que je te demandais de compter. Je crois que j’avais envie de tester ton obéissance. Tes reins étaient humides de sueur et tes fesses étaient bien rosies. Lentement je passais ma main le long de l’intérieur de ta cuisse, que le dernier coup de ceinture avait marqué. Tu frissonnas sous mes doigts, et tu gémis un peu lorsqu’ils touchèrent cette partie si sensible que je n’avais pas épargnée. J’avais une terrible envie de te faire l’amour, mais la punition était loin d’être terminée.
A contre cœur, je me reculais et t’assénai un nouveau coup juste à la naissance des cuisses. Tu crias, et te cambras mais garda le compte en rajustant ta position, tes mains moites et tremblantes posées au-dessus de tes chevilles.

ELLE

Après le quinzième, les larmes roulaient sur mes joues malgré moi. Mon chignon s’était à moitié défait et j’avais si mal que je ne pouvais plus penser qu’à compter. J’avais envie de te supplier d’arrêter, de te faire changer d’avis. Mais je voulais être digne de toi jusqu’au bout et te présenter une obéissance parfaite. Pour une fois l’obstination qui me caractérise servirait une bonne chose, me dis-je en serrant les dents.
Nouvel élan. Cette fois je gémis avant même de sentir le cuir me mordre. Il me fallut une seconde avant d’énoncer le compte. Fort heureusement tu n’étais pas cruel, tu savais que c’était difficile et tu ne dis rien.
« Dix-neuf ! »

« Vingt !!» le dernier fut le pire de tous. Mais la délivrance fut immense. J’avais tenu, je ne t’avais pas déçu. Tu n’attendis pas que je remonte ma culotte pour venir me prendre dans tes bras. Je me laissais aller contre ton torse et enfouis mon nez dans ton cou.
« Merci… » Soufflais-je, une fois mes sanglots apaisés par ta tendresse. Nous restâmes ainsi un moment, bercés par le silence redevenu maître de la maisonnée avant que tu ne rompes l’étreinte avec douceur.
« Je meure de faim, et j’ai cru comprendre que Mademoiselle avait préparé un délicieux dîner »
Je souris…





Commentaires

avatar JessiRose
Magnifique recit avec des passage quon dirais sortie de 50 nuance de grey
En tout cas toujours aussi captivant
Je tincite à continuer à écrire
J'aime vraiment beaucoup te lire
avatar littledoyouknow67
^^ merci je ne sais pas si cette comparaison est heureuse mais je le prends comme un compliment je suis vraiment contente que ça t’ai plu ne t’inquiète pas j’ai le sentiment d’être inspirée en ce moment... bisous ))
avatar JessiRose
littledoyouknow67 a dit : ^^ merci je ne sais pas si cette comparaison est heureuse mais je le prends comme un compliment je suis vraiment contente que ça t’ai plu ne t’inquiète pas j’ai le sentiment d’être inspirée en ce moment... bisous ))
pour moi cette comparaisons lai vue que j'ai adorée lire tout les 5p nuance de grey
avatar charliespankered
Très théâtral, très vivant.
Belle mise en relief des points de vue des deux participants, savante mais subtile et nullement pesante narration subjective.
Bien réussi et fort plaisant à lire.
Félicitations .
avatar littledoyouknow67
Merci infiniment Charlie pour votre commentaire C'est toujours un plaisir.

Postez un commentaire

Membres connectés



889 inscrits

Avertissement

Ce site est strictement réservé aux adultes.

Il est question de pratiques entre adultes consentants et en aucun cas de la fessée donnée aux enfants.

Nous condamnons toutes violences conjugales.