L'Apprenti... suite et fin

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avatar shlack

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Tout le monde
2ème partie  Préparatifs

 Comme si rien allait arriver chacun est occupé par sa besogne, multiples gestes routiniers entrecoupés parfois de jurons ou de blagues salaces. Pour moi cette apparente indifférence à mon sort de ce soir frise l'insolence et le mépris. Je remets ma présence ici en cause et par moments, un sursaut de colère me saisit et je me sens prêt à quitter immédiatement cet endroit qui  soudainement m'est devenu odieux.

Mais alors que faire ? Comment expliquer à mes parents mon geste de fuite face à des pratiques malgré tout bien communes dans le milieu mais dont j'ignorais totalement l'existence. Ne passerais je pas pour un lâche aux yeux de mon entourage et oserai je ensuite chercher une nouvelle place dans un garage qui de toute façon n'aura pas le label de qualité de celui ci et en traînant avec moi une réputation qui aura vite fait le tour de la ville.
Je me sens alors comme anéanti et prêt à me laisser porter par le cours des choses. Accepter les violences, la douleur et surtout l'humiliation. Attendre que cela passe avec une humilité.

Je me sens de plus en plus pris comme dans une souricière dont je ne distingue aucune sortie.

Je repense alors a cette fille qui s'est portée volontaire pour m'infliger cette souffrance, par pure plaisir et sans doute besoin de revanche. Comment peut on accepter cela ? Un spasme de colère remonte à nouveau et un sentiment de haine indicible m'envahit Je lève machinalement la tête et la cherche du regard. Et tout à coup je croise le sien, elle m’observait et je la regarde à mon tour comme si j'avais senti un appel de sa part, une sorte de convocation mentale mystérieuse qu'elle m'aurait adressé. Toute cette haine contenue soudainement éclate et se dissout dans son regard. Je suis incapable finalement de hair la personne qui me veut le plus directement du mal. Pourquoi  ? 

A 5 heure comme chaque jour la femme du patron quitte le bureau, elle s'en va pour s'occuper de sa maison et préparer le repas familiale du soir. Un peu plus tard je remarque que le chef d'équipe traine devant le magasin et de dos je le devine en train de manipuler certains objets et je réalise avec horreur qu'il se trouve devant les courroies, il est en train de sélectionner celle qui va servir à me frapper tout à l'heure. Un frisson répulsif traverse mon dos, mes jambes.  Ce que jusqu'à présent ne faisais qu'imaginer comme une chose probable mais irréelle est en train de s’acomplir de manière tangible. Le piège se referme.

Chacun peu a peu range les outils pour se rendre dans les vestiaires. Un mécano vient vers moi et me demande de la part du patron d'aller moi aussi dans les vestiaires pour me changer et d'attendre qu'on vienne me chercher.

Dépité, comme vidé de toute vie je m'y dirige et ouvre la porte de celui-ci. A l'intérieur mon arrivée interrompt les discussions, chacun est occupé à se changer et certains sortent de la douche, nus ou avec une serviette autour de la taille. "Ah te voilà toi  !  Prépare toi ça va être ton tour, tu vas en baver pour sûr, mais ne t'inquiète pas on y est tous passés un jour ou l'autre, dans nos débuts, et on est toujours là, bien vivants.... Un bon conseil ne contracte pas les fesses mais détends les. Plus tu les serreras plus ce sera douloureux." Une autre voix : "Surtout qu'avec elle..." il ne termine pas sa phrase qui semble pourtant exprimer tant de choses.

Certains paraissent fébriles dans leur gestes, comme électrisés et m'observent à tout instant du coin de l’œil. 

D'autres au contraire n'ont pas l'air de trop attendre ce qui va arriver, comme s'ils en avaient déjà tant vu dans leur métier. On dirait que tout cela leur semble un peu inutile et hors propos et qu'ils préféreraient rentrer chez eux directement. 
En tout cas ce soir je suis déjà le centre de toutes les attentions moi le petit apprenti, le dernier arrivé. Celui qui mérite aujourd’hui la correction qu'ils vont tous valider implicitement par leurs présences.

Peu à peu tout le monde sort des vestiaires, une immense sensation de solitude s'abat sur moi. Comme je voudrais ne plus être là et même n'être nulle part, ne plus exister, n'avoir jamais existé. 



3eme partie L’exécution

Tout à coup la porte s'ouvre et le troisième apprentis passe la tête "Viens dans le bureau, ils t'attendent tous."

Mes jambes flagellent je marche comme un mort vivant. En arrivant dans le bureau je constate tout de suite que le bureau de la secrétaire a été complètement dégagé et placé au fond de la pièces de manière à ce que tout le monde puisse être présent et y faire face pour bien observer le spectacle à venir. Derrière le bureau il y a le patron, debout, droit et solennel et à ses côtés la secrétaire, l'exécutrice de la sentence, heureuse de me voir enfin arriver, et toujours ses yeux perçants qui révèlent une activité intérieure intense dont j'aimerai tant trouver la clé.

Devant le bureau il y a tous les autres qui forment un demi cercle, mécanos, apprentis, commerciaux, le chef d'atelier et de service. Sauf évidement mon responsable d'apprentissage qui, contre toutes ces pratiques est parti furieux tout à l'heure sans dire un mot. Je remarque avec stupeur que la femme du patron est aussi là. Elle est donc revenue exprès pour assister elle aussi à la séance. Il me revient en mémoire qu'elle se devait être là, par sécurité disait elle, au cas ou le puni fasse un malaise. Elle avait suivi une vague formation aux premiers secours. Mais je vois bien, à son attitude exultante que pour rien au monde elle ne raterait un tel spectacle.

Sur le bureau ou je devrais me courber, celui là même ou la secrétaire se penche tous les jours pour effectuer son travail, et certainement celui là même ou il y a plus d'un an elle avait dû s'allonger elle même, dénudée, pour y recevoir aussi comme un simple apprentis, la correction de la main même du patron. Sur le bureau je remarque la courroie épaisse, minutieusement sélectionnée par le chef de service ainsi qu'une pince à linge dont je ne m'explique pas la présence. 

Une sensation d'absurdité m’envahie a nouveau, mais sur l'invitation du patron je m'avance jusque devant le bureau. Il s'ensuit alors de sa part un discours pesant sur la noblesse de notre métier et la nécessité absolue de sérieux et de sens des responsabilités. Que la correction, que j'allais recevoir, habituelle dans ce type de situation,  n'était pas destinée à me meurtrir mais bien au contraire faire de moi un ouvrier averti auquel on pourra accorder toute sa confiance.
Il me demande enfin de défaire mon pantalon et de l'abaisser jusqu'aux genoux ainsi que mon sous vêtement. Après quelques secondes d'hésitation lentement je défais ma ceinture déboutonne ma braguette et abaisse mon pantalon comme il me l'a demandé. Avec encore plus d'hésitation je pose les doigts sur l'élastique de mon slip blanc que je descends à son tour. Mon intimité est presque entièrement mise à nue, que très partiellement cachée par les pans de ma chemise. Face à moi le patron qui me dévisage et surtout la secrétaire qui sans aucune gêne scrute d'un air absorbé et amusé mon anatomie

Depuis mon enfance avec ma mère je ne me souviens pas avoir montré à aucune femme ces parties cachées, sauf une fois à la visite médicale de l'école ou une infirmière avait assisté le médecin scolaire, expérience qui m'avait par ailleurs profondément troublé.

Tout à coup de derrière une main apparaît pour saisir la pince a linge sur la table et je sens ma chemise être soulevée jusqu'aux épaules et accrochée, laissant mon corps ainsi exposé à nu aux yeux du patron et de la secrétaire devant et à tous les autres derrière, surtout à la femme du patron.

"Maintenant penche toi sur le bureau et tiens le bords opposés avec tes mains"

Je m'exécute,  le contact froid du bois est désagréable, mais c'est si peu de chose en vue de ce qui m'attend. La secrétaire saisie alors la courroie maintenant jusqu'à côté de mon visage. Elle fait le tour de la table pour venir se poster derrière moi sur ma gauche (elle est droitière). Et tout à coup sans que je m'y attende un claquements très fort et sec s'abat sur le bureau et m'étourdi, je sursaute et je ne suis certainement pas le seul vu la violence de ce coup sur le bois. Elle teste ainsi son instrument de torture.

Je tourne la tête dans sa direction. Elle manie la courroie pour en apprécier la puissance et fixe en même temps on regard sur mes partie charnues comme pour examiner la configuration de ce terrain qu'elle va devoir labourer à sa manière. Elle semble si absorbée que rien ne semble l'atteindre. Il n'y a plus qu'elle et cela. Le silence règne, la concentration est intense dans la salle. Elle lève la courroie bien haut, le temps est suspendu.

Puis tout a coup son bras s'abat et une langue de feu traverse mon fessier, je me redresse et crie.

Le temps que le plus fort de la douleur passe je reste immobile a demi penché, je ne m'attendais pas a une douleur aussi intense, mes yeux sont brouillés.

Puis dans un grand silence je me remets en place tremblant. 
A nouveau un deuxième coup s'abat, au même endroit tout aussi fort. Cette fois ci, je n'en peux plus, je me redresse complètement et me retourne vers elle et l'assistance. Qu'importe ce qu'on voit de moi maintenant, nous nous regardons dans les yeux, cette fois face à face, par défi mutuel, comme si nous étions seuls. J'entends les réflexions des hommes .. "Ça va pas..." "il faut l'attacher" "non, simplement le maintenir, ça suffirait". Le patron donne à Jean l'ordre de me replacer sur le bureau et de me tenir fermement les bras.

J'ai du mal à reprendre ma position, mais surprise... pendant que les commentaires dans la salle vont  bon train, elle s'approche de moi et me murmure presque à l'oreille." c'est la première fois qu'on te bat  ? ". Son expression a changé et il y a dans le ton de sa voix une douceur et une intimité fragile et tremblante, une compassion inédite qui me surprend. Je ne me sens pas capable de répondre autrement que par un hochement de tête imperceptible. 

Puis, comme si elle se rappelait son devoir auquel elle ne peut se soustraire, son visage se ferme à nouveau, elle recule pour reprendre son travail, obsédée par cette tache à accomplir que rien ne doit maintenant perturber.

Je réalise alors, moi qui me retrouve dans la même situation qu'elle il y a un an, à quelle point elle a du souffrir, elle, seule fille, exposée au regard de tous ces hommes et fouettée par le patron sous la demande expresse de son père. Son père qui n'a pas manqué de recommencer à le faire lui même le soir venu.

Jean me tient fermement les bras, je ne risque pas de m'échapper. Jean, c'est l'apprenti qui a été corrigé lui aussi, peu avant mon arrivée. Il a l'air mal à l'aise, cette scène doit certainement lui rappeler de très mauvais souvenirs. D'autant plus que ces derniers temps il a commis encore des erreurs, certes mineurs, mais qui cumulées pourraient bien lui valoir un retour sur le bureau de la secrétaire, dans la même position que la mienne.

Je ne peux décidément pas échapper à la correction. Un nouveau coup s'abat, tout aussi fort, tout aussi brûlant. Puis un autre et encore un autre, à différents endroits. Il y a à nouveau un grand silence dans le bureau. Cela continue. Je ne peux retenir les contorsions, les cris et larmes. Je pleure comme un petit enfant, j'ai abandonné tout espoir de dignité, je suis au fond de tout, de la douleur, de tout.

 Comment pourrais je tenir jusqu'au bout  ? C'est impensable et pourtant ça continue.  Peu à peu, dans ma tête je m'éloigne de tout cela. Je sens les coups bien sûr, je sens un corps hurler et se tordre comme un vers, mais est ce vraiment moi  ? 

Je ne m'évanouis pas, je résiste malgré tout. A un moment je me demande si la peau de mes fesses ne va pas être arrachée, je reçois aussi des coups sur les cuisses. Mais en même temps paradoxalement, je me sens loin de tout cela.


 Et puis cela s'arrête. Comme dans un brouillard je me relève péniblement. Je dois à nouveau me tourner vers l'assemblée et faire semblant d'écouter un dernier discours du patron. Tout le monde s'agite pour partir dans un brouhaha qui recommence. Je cherche mon pantalon et mon slip qui sont tombé complètement à terre.
La secrétaire est toujours là, maintenant pleine d'attentions. Elle m'aide à me rhabiller. Elle enlève la pince à linge et ma chemise retombe à nouveau sur mon dos et mon ventre. Le contact des vêtements me fait mal sur ma peau meurtrie. Tout le monde est parti sauf le patron et sa femme qui me félicite pour mon courage. Mais quel courage ? Et son courage à elle, c'est d'assister ? C'est de jouir de voir les autres souffrir ? Je suis sonné, épuisé et ne réalise en fait plus grand chose.

 Nous sommes maintenant dehors tous les trois. Il fait nuit, le patron tire le rideau de fer du garage. La secrétaire dit "Ne vous inquiétez pas je le raccompagne."


EPILOGUE

Après un bref au revoir nous voilà tous les deux seuls, nous commençons à marcher. Elle me propose de s'arrêter un moment chez elle pour me réconforter car elle habite sur mon chemin. En effet maintenant qu'elle gagne sa vie, elle loue un appartement pour échapper au climat pesant de chez ses parents.
Sous l'effet de la douleur lancinante j'avance difficilement, j'ai l'impression que cette marche dure des heures. Je suis encore plongé dans un état de sidération au point d'oublier ou je suis et ou je vais. Tout à coup j'entends parler et je réalise qu'elle est toujours à mes côtés.... et que nous nous tenons par la main.
"Tu ne seras jamais battu comme je l'ai été. Mon père est très sévère et très exigeant envers moi et mes jeunes sœurs, depuis qu'on est petites. Après la correction au travail il est arrivé à la maison avec une baguette de jonc qu'il avait cueillie sur le bord de la route. La ceinture lui paraissait insuffisante. Il a fait venir mes sœurs dans son bureau pour qu'elles en tire une leçon elles aussi. Il m'a fait déshabiller et m'a fessé jusqu'au sang malgré tous les coups que j'avais déjà reçus au bureau. Cette journée a été terrible."

"Je suis désolé pour toi, pour les coups que je t'ai infligés, mais c'est comme ça et ce n'est pas moi qui décide. Et finalement c'est important, ce n'est jamais gratuit. Et il vaut mieux que ce soit exécuté par moi que par une de ces brutes."


Enfin nous arrivons enfin au bas de chez elle. L'escalier de son immeuble sent bon le bois et ravive un peu mes sens. Chez elle c'est coquet et très bien arrangé. Et cela sent son odeur.
Je suis au milieu de la pièce et commence à me demander comment je pourrais m'asseoir. Tout à coup elle se plaque contre moi. Je sens ses seins se serrer contre ma poitrine. A nouveau nos regards sont perdus l'un dans l'autre. Son visage est si plaisant, sa peau si claire, une érection arrive subitement en moi.  
"Si tu le veux je te fouetterai à nouveau quand nous serons tous les deux. Et toi aussi tu me fouetteras fort, très fort, jusqu'à ce que je perde la raison." Machinalement je réponds "Oui  !  Nous serons ensembles... "


Nos bouches se rapprochent
en FIN






Commentaires

avatar francoisfabien
L'atmosphère est très bien rendue. On ressent l'angoisse de l'attente, la honte de la fessée publique, le tout s'achevant sur une note de complicité entre les deux personnages.
avatar shlack
Merci
avatar Hibiscus
Oh zut j'aurais voulu connaître la suite moi...
avatar shlack
Peut être un jour....

Mais je crois que chacun(e) peut se l'imaginer.
avatar Hibiscus
shlack a dit : Peut être un jour....

Mais je crois que chacun(e) peut se l'imaginer.
grrrr
avatar sandre
pas mal j'aime bien on dirait que tu écris un livre le résumer l’épilogue et la fin

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