Déconfinée ? déculottée  !

Déconfinée ? déculottée !

Par charliespankered

Nous échangeons elle et moi de chauds textos, elle me manque, je lui manque, et elle a envie de cette bonne fessée qu'elle se préparait à recevoir début mars, la fréquence est grosso modo mensuelle, puis est survenu ce confinement, chacun chez soi.
C'est d'autant plus rageant que nous sommes presque du même quartier.

Alors nous vient cette idée, relevant du bon vieux système D, bien français, dit-on. Il suffit de sortir simultanément faire ses courses, produits alimentaires de première nécessité, et de se retrouver en magasin : à un mètre de distance ! l'air de rien !
C'est une question de dix à quinze minutes de marche chacun, vers une une supérette connue de nous deux, et juste derrière se trouve un petit parc de jeux bien entouré de buissons et arbustes, et en principe désert.

Elle arrive un peu après moi à la supérette, nous finissons nos emplettes, je sors le premier et nous nous retrouvons peu après à l'entrée du parc, avec chacun son petit sac, que nous posons sur un banc.

« Bon, désolé, faisons vite!  Fesse-moi tout de suite et bien !»
Un carré de buisson certainement utilisé en temps habituel pour les jeux de cache-cache fera office de paravent. Elle se penche en avant, mains aux genoux, je me place de trois quarts arrière.
« La distance est respectée, mais ne me postillonne tout de même pas sur les fesses ! »
Ce serait pour ce petit galop d'essai, il faut tout de même se mettre dans l'ambiance dans cette situation incongrue, sur le pantalon. Puis elle se redresse après quelque claques pour commencer à le dégrafer quand…

« Mais que faites - vous là ?  »

Une ronde de Police ! L'émotion nous aura laissés oublier de vérifier que personne ne nous suivait, et ils l'ont fait discrètement. Ils ont pu passer devant la supérette et remarquer notre petit manège, et ils savent certainement flairer ceux qui n'ont pas la conscience tout à fait tranquille.

« Nous faisions nos courses, monsieur l'agent, voici nos attestations, vous voyez, les sacs à provisions…
- Oui, les courses, nous avons compris, mais maintenant…
-Madame n'a pas été sage ?   ironise la policière du trio.
-Vos cartes d'identité, s'il vous plaît, demande le brigadier, plus sérieux.
-Ah, la fessée à vingt- huit ans ?
- Ah toi, alors, arrête un peu, c'est sérieux, cette épidémie. Ils n'habitent pas ensemble, à moins que l'un d'eux ait changé d'adresse, ils n'ont pas à être ensemble dans ce parc, et pour...pour...tu as vu comme moi ce qui se préparait ?
-Ils prenaient tout de même leurs précautions…
-Mais si ils mettent du virus dans ce parc, quand les gamins reviendront jouer ? tu y as pensé ?
-D'ici là le virus n' aura pas résisté…
-Bon, on fait quoi ?
-Écoute- moi, brigadier, si on leur colle l'amende, et d'une pas sûr qu'ils la paient, nos services et les tribunaux eux aussi touchés vont être saturés, les rappels pourraient tomber à l'eau. Et de deux, ils n'auront de cesse de revenir ici assouvir leur fantasme, nous n'allons pas monter la garde sept jours sur sept autour de ce parc !
-Alors ?
-Eh bien qu'il lui donne cette fessée, jusqu'au bout, mais sous notre surveillance.
-Comme ça ? dans ce parc ?
-Ce sera plus prudent au véhicule, même si l'endroit était bien choisi, avec ces buissons. »

Et nous voilà tous deux marchant vers le véhicule, suivis de ces trois policiers, et elle n'en mène pas large , tête baissée, de l'air de ces voleurs pris en faute.

Nous attendons auprès de la fourgonnette. C'est une version moderne du « panier à salade », avec deux banquettes en longueur à l'arrière.
-On leur met les menottes ? demande le policier qu'on n'avait pas encore entendu.
-Comment veux-tu qu'il lui donne la fessée , si il est menotté ?
-Ah, si elle aime, à elle, peut-être ? « 
La policière semble décidément s' y connaître.
Elle ouvre la portière passager et nous demande d'approcher.
« Allons, ma belle, accoude-toi au siège »
Celui plutôt surélevé se prête bien à la position.
« Ce sera mieux question prudence sanitaire qu'en travers des genoux sur la banquette arrière. Jeune homme, allez donc couper une baguette dans le parc, et rapportez vos sacs à provisions, vous alliez les oublier, et c'était votre prétexte pour vous retrouver tous les deux. Laissez-nous tout de même votre carte d'identité. »
Je n'ai pourtant pas envie de m'échapper !
Mon couteau de poche me permet de couper ce qui va servir d'instrument et pendant ce temps elle prend bien la position, la tête toujours aussi honteusement baissée.
« Les menottes ?
-Ce ne sera pas la peine, Madame, je vais être courageuse, je ne vais pas me débattre.
-Comme vous voudrez ! Monsieur va se placer comme nous l'avons surpris. »

La portière entrouverte juste ce qu'il faut protège largement de la vue de possibles passants qui viendraient depuis l'avant et qui se rendraient eux aussi au parc. Et les trois policiers en demi-cercle font office de rideau pour ce qui est du reste du possible champ de vision ; ce qui va leur permettre aussi de surveiller les choses, la policière semblant la plus intéressée ; c'est elle qui dirige les opérations, usurpant provisoirement les pouvoirs du brigadier.

« Madame s'apprêtait à baisser son pantalon ? Eh bien, c'est le moment de poursuivre sur cette idée !»
J'arme ma baguette.
- Allez -y, jeune homme ! »
La culotte, bien qu'un peu épaisse, ne protège que modérément de ces premières cinglées, et ce sont les toutes premières entre nous, je ne la fessais jusque là que manuellement. Et c'est aussi la première fois devant témoins.
Le dernier rempart de la pudeur, comme on dit, tombe quand la policière me demande de baisser la culotte.
« Et que ça vire bien au rouge ! »
Je la fouette énergiquement, autant pour elle que ça en finisse au plus vite, et ses belles fesses se couvrent de zébrures de la teinte demandée par la policière.
Le stoïcisme affiché au début, par pudeur et peut-être par défi, sur le mode « même pas mal », jeu qui la connaît, finit par laisser la place à des gémissements d'abord contenus, puis s'épanchant librement, et pour finir viennent les sanglots.
« Elle a son compte, c'est bon, jeune homme, laissez-la se rhabiller. »

La pauvre reste encore quelque temps affalée sur le siège, bien déculottée, comme hébétée par cette douloureuse et honteuse fessée, toute tremblante , avant de prendre son courage et ses habits à deux mains, de les remonter et de sommairement les réajuster.

« Et qu'on ne vous y reprenne plus ! l'un comme l'autre ! Et Monsieur, gare à vous en cas de récidive ! "