Aurélie ou l'heure du coach (fin)

Aurélie ou l'heure du coach (fin)

Par flexible69

En état de choc, épuisée par la terrible rouste qui s'était abattue sur elle, Aurélie n'arrivait pas à sortir de sa torpeur.

Affronter une troisième fessée avec de nouveaux instruments et particulièrement cette fameuse badine que Sonia redoutait tant lui semblait relever tout bonnement de l'improbable. Elle mit du temps à avaler ce thé que Jacques lui avait préparé.

Jamais on ne l'avait rudoyée à ce point. La main de fer de Jacques dépassait ce qu'elle avait imaginé mais il fallait croire qu'elle l'avait pour une partie encouragé car sa conduite durant la correction n'avait n'avait fait qu'attiser sa colère.
"Jamais un coup de dé n'abolira le hasard" était écrit dans le poème qu'elle devrait présenter à la fac. Jamais un coup de martinet n'abolira la douleur pourrait-t-elle aujourd'hui rajouter. Au moins June et Sonia comprendraient le sens profond de ce nouveau poème qui pourrait être écrit avec ses larmes et ses grimaces. Quel degré de résistance doit avoir un fessier pour résister à la colère de son fesseur ? Cette question pourrait bien être également posée à la fois dans son cours d'anatomie et de physique. Vu l'état du sien elle n'était pas loin de trouver la solution et l'usage du paddle et la badine réunis ne présageaient à ce propos rien de bon. Dans l'absolu déjà un bon mois lui serait nécessaire pour se remettre des deux fessées qu'elle venait d'encaisser, alors combien de temps lui faudra-t-il avec celle qui se préparait, si toutefois elle en réchappait ?

Bien des pensés la traversaient pour tenter de donner un sens à ce qu'elle vivait. Elle se voyait maintenant comme la toute dernière venue de cette liste interminable de punis et punies qui ont dû se résoudre à se soumettre à l'autorité en désespoir de cause par la seule voie de la violence. Car c'était bien l'objectif de Jacques : la faire plier et la soumettre à des règles strictes et seules de magistrales fessée, méthodes éprouvées depuis des temps immémoriaux semblaient lui convenir. Fallait-il qu'elle en passe vraiment par là pour arriver à se faire une place dans le monde ?

A d'autres moments elle doutait encore, et si malgré tout cela n'était qu'une mascarade qui se jouait à ses dépends ? Mais maintenant qu'elle avait choisi elle ne reculerait pas.

Et puis il fallait l'admettre, si ses fesses devaient maintenant ressembler à un champ de bataille encore fumant elle se sentait malgré tour rassurée et apaisée quand il la faisait travailler et surtout quand elle s'était retrouvé dans ses bras. Cet homme savait si bien s'occuper d'elle, il arrivait à pic dans sa vie pour la sauver du désastre. Au moins il la conduirait à son but.

Dans l'attente, un silence complice mais inquiétant s'était maintenant installé entre eux deux autour de ce thé qui se terminait, trop vite.

Tout à coup il regarda sa montre et il y eut cette phrase redoutable qui la fit frémir d'angoisse :

- Bon, on va s'y mettre ?

- Est-ce qu'on est obligé aujourd'hui ?

- Ah tu aimerais bien passer à travers ?

- Non... Mais là j'ai ramassé quand même !

- Si tu as ramassé tu n'as qu'en prendre qu'à toi ! Déjà je te fais une faveur en divisant par deux ta fin de ta punition, tu n’as pas trop à te plaindre.

- Et pourquoi pas la moitié maintenant et l'autre la prochaine fois ?

- JE DETESTE TA FAÇON DE MARCHANDER. TU VAS RECEVOIR CE QUE J'ESTIME DEVOIR TE DONNER ET SI TU INSISTE ENCORE JE PEUX ENCORE RÉTABLIR LES 30 COUPS ! 

Déshabille-toi à nouveau, entièrement, et retourne au coin pour réfléchir à ta conduite et recalibrer tes exigences.... Si tu as froid ne t'inquiète pas, d'ici quelques minutes je saurai te réchauffer ! 

Elle tremblait comme une feuille en enlevant son pull et sa culotte. Définitivement elle n'avait aucune prise sur lui.

L'attente au coin fut terrible, tous ces points de douleur sur  son corps la cuisaient encore, surtout sur les fesses et les cuisses. Elle essayait encore de réfléchir à une stratégie pour éviter le pire mais peine perdue, rien ne venait. Tout à coup elle l'entendit derrière ouvrir à nouveau sa valise puis la refermer. Maudite valise, elle n'aurait jamais imaginer qu'on puisse craindre et haïr a ce point une simple valise.

- Tu peux venir maintenant ! 

Elle se retourna, il ne restait plus sur la table que ce grand paddle avec des trous et cette terrible badine qu'il venait seulement de sortir.

 Sous la demande expresse de Jacques elle s'approcha de son lieu d'exécution, mais le plus lentement possible.

Les larmes lui remontait aux aux yeux.

- Bon, maintenant nous allons discuter de cette dispute que tu as eu avec cette prof d'Anglais. Que s'est il passé au juste ? 

- Ben... Plusieurs choses en fait. Depuis le début de l'année elle n'arrête pas de me reprendre sur mon accent et même mon vocabulaire surtout les expressions. Mais c'est faux, je suis allé plusieurs fois en Angleterre, j'ai même eu un copain anglais, je sais de quoi je parle et ce que je dis. Mais avec elle non, elle est butée un max. Elle est horrible. J'ai déjà eu des profs au Lycée et bien elle ne leur arrive pas à la cheville du pire..

- Et alors, que s'est il passé ? 

- Et bien au premier contrôle elle m'a mis une note lamentable alors que je m'étais bien débrouillée. Je le sais !
Je suis allé la voir à la fin du cours et on s'est disputé.

- Et vous vous êtes dites quoi ?

- Je lui ai dit que je n'étais pas d'accord et pourquoi. Elle n'a rien voulu savoir. Alors je lui ai dit tout ce que je pensais d'elle et à la fin ....que c'était une salope.

- Décidément c'est ton mot ! D'ici mercredi tu me copieras cinq cents fois : je ne dois pas traiter de salauds et salope les personnes qui ont autorité sur moi.

Et je suppose que tu insultais tes parents aussi ?

- Ben oui... mais pas trop mon père... ma mère oui, c'est arrivé ! Une fois je l'ai traité de conne et elle m'a collé une baffe. J'ai rien dit sur le moment mais la suivante elle s'en serait prise une aussi. J'en suis sûr ! 

Elle décela aussitôt un rictus sur le visage de Jacques. Quelle idiote ! Pourquoi fallait il qu'elle raconte ça maintenant ? Un tel aveu pourrait coûter cher.

- Et tu trouves ça normal ?

- Ben non, c'est sûr, mais en même temps ma prof elle, l'avait cherchée.

- Et ton avertissement tu l'a cherché ?

- Ben non, enfin oui... Si !

- Et tu trouverais ca normal à sa place de te faire insulter par une élève ?

- Non c'est sûr, en fait ça sorti tout seul. Mais c'est pas normal non plus de ne pas être juste quand on est prof !


- Et tu trouverais ça normal si tu étais à sa place de te faire insulter par son élève ou alors imagine d'insulter ton futur employeur s'il te dit des choses qui te contrarie. Lui ne sortira pas le martinet crois moi mais il t'ouvrira bien grand la porte de sortie.

- Ben non... c'est sûr ! Mais une prof doit être à la hauteur aussi !

- Est ce que tu trouve ça normal que je te corrige pour te faire passer ces habitudes  ? .

- Ben... Oui, d'une certaine manière. En même temps y a d'autres méthodes. Et là j'ai bien reçu déjà.

- Et il n'y a pas d'autres façons, d'autres méthodes comme tu dis, de dire à quelqu'un que tu n'es pas d'accord, tu préfère l'insulter ?

- Ben oui sûrement. En même temps ca sort comme ça !

- Et après la fessée que tu vas recevoir ça sortira à nouveau comme ça ?

Son cœur fit un bond.

- Ben non, peut être pas, je réfléchirai en tout cas. C'est sûr. !

- Positionne-toi devant la table !

- Ben je peux réfléchir sans recevoir de fessée aussi. Ça je te jure... C'est fini maintenant. J'ai reçu, j'ai compris !

- DEVANT LA TABLE. C EST UN ORDRE !

Aurélie n'avait maintenant plus froid du tout, elle transpirait même déjà au moment de se placer devant la table.

Jacques s'empara du paddle.

Avec cet instrument qui a fait ses preuves depuis longtemps en Amérique je vais t'inculquer d'autres réflexes qui vont dorénavant devenir indispensable. Penche toi et pose les main sur le rebord opposé. Je veux t'entendre compter chaque coup et chaque coup oublié sera doublé. De plus si jamais tu mets tes mains pour te protéger les fesses on repartira de zéro. C'est compris ?

- Oui.

- Alors positionne-toi, vas-y !

Jamais Aurélie ne s'était allongé de tout son buste aussi nue qu'un vers et de surcroit sur sa propre table, la même ou elle passe une bonne partie de sa vie d'étudiante. Jamais elle n'aurait imaginé devoir en arriver là.

Le premier coup s’abattit avec toute la puissance de lourd paddle sur ses fesses déjà épuisées. Tout son corps se contracta ébranlée par une douleur imparable. 
Seule la perspective d'une nouvelle douche glacée la retint de lancer une injure.

- Ourf ..... Un !

Ouuuu ... Deux !

................ Trois

Aaaaaaaah........ Quatre !


.............. Cinq !

- ............ Oooooooo ! 

Ouuuuuuuu ÇA FAIT MAL !

Elle ne put s'empêcher de se relever à moitié, puis se résolue à reprendre position

AAAH SEPT PITIÉ J'AI COMPRIS !

- Nous en étions à CINQ, tu semble avoir oublié quelque chose depuis. Nous en sommes donc toujours à cinq pour moi ! 

- Oh nooon ! .. ... Six.


AAAAAAAAAAAH sept.

- Je crois que ta prof d'anglais ne serait pas mécontente de voir ça. Comme j'aimerais qu'elle soit là pour entendre tes excuses. Finis donc de compter en anglais pour lui rendre au moins un hommage !

Ce nouveau coup surpassa tous les autres.


- AAAAAAAAH ............... Eight ! 


- Oooooooooh ..... NINE  ! c'est trop fort  ! 

- Répète le en Anglais s'il te plait

- it's .... too hard ! 

Jacques fut incapable de déceler si les pleurs qui suivirent le coup avaient le bon accent.


- ................. Ten


The five last coups qui suivirent furent une épreuve des plus terribles, ils l’atteignirent au au delà de toute ses limites, mais elle tint bon malgré tout. Comme si maintenant elle s'était définitivement résignée et que seul ne comptait plus rien au monde que l'intensité de ces coups qui se succédaient et ne cessaient de monter en puissance. Quand à la fin elle arriva à murmurer fifteen elle resta un moment courbée à pleurer avant de rassembler ses forces et de se relever se tourner face à son fesseur..

- Cette correction est exemplaire mais nécessaire. Je ne m'étais pas trompé sur toi il fallait bien ça..
Elle pourrait presque s’arrêter là mais il me semble utile de te faire connaître mes badines. Je crois que c'est ce que tous mes élèves redoutent le plus. Avec elles je suis certain de te faire passer une fois pour toutes ton caractère de ch.... mais exceptionnellement je vais ramener la fessée à seulement cinq coups.

Il reposa le paddle et saisi la badine flexible qui semblait osciller  sur toute sa longueur.

- NON JE NE VEUX PLUS, J’ARRÊTE !!!!

Défiante autant qu'implorante elle le fixait dans les yeux.

- Tu arrête ... Tu veux dire que tu renonce au tutora ?

- ......

- Parce que tu ne veux pas recevoir cinq coups de badine ?

-.....

- Tu veux que je parte tout de suite, définitivement, c'est bien ça ?

- .....

- Tu veux donc alors reprendre comme avant ?
Tu sais, je t'ai vu travailler cet après-midi, tu pourrais bien devenir une de mes meilleures élèves. Réfléchis bien, d'ici deux minutes je pourrais disparaître à tout jamais de ta vie !

Les yeux d' Aurélie s’inondèrent à nouveau et finalement avec résignation elle reprit place sur la table.

Ne voulant plus perdre de temps il la plaqua fermement de la main gauche contre la table. De sa main droite il leva bien haut la baguette et la fit siffler pour chacun des quatre terribles coups qui s’enchaînèrent, lui donnant à chaque fois l'impression qu'elles lui déchiraient la peau. Elle cria à chaque coup.

Puis il la relâcha comme pour prendre encore plus d'élan.

"Et ça c'est pour la gifle que tu voulais rendre à ta mère ! "

Ce cinquième claquement fut si fort que la baguette se rompit et qu'un bout alla atterrir à l'autre bout de la pièce.

Aurélie poussa un hurlement et se précipita à son tour dans la pièces en se frottant énergiquement les fesses en lambeau tout en exécutant une sorte de danse incontrôlée.

ÇA Y EST NOUS Y SOMMES ! Et ne t’inquiète pas pour la badine, j'en ai encore route une série prête à être . J'espère pour toi ne pas en arriver là !

Tu as le droit de contester, je ne t’apprendrai pas l'injustice mais faits le de façons intelligente et dans le respect des règles.
Ce que je t'ai administré c'est pour toi ton avenir seul. Estime-toi heureuse de m'avoir trouvé sur ton chemin ! MAINTENANT TU VAS FILER DROIT C'EST MOI QUI TE LE DIS !

Aussitôt, malgré la douleur encore terrible elle se précipita une nouvelle fois dans ses bras se blottit et pleura tout ce que son corps pouvait contenir encore d'humidité. La chemise de Jacques commençait à être trempée au niveau des épaules. Il la serra contre lui et consola un long moment.

Tu vas voir maintenant ou je vais te conduire, tu me remercieras !

Puis quand les sanglots commencèrent à s’apaiser il se détache et alla lui fit mettre son peignoir. Il rangea le paddle et ce qu'il restait de la badine dans sa valise au milieu des livres er autres instruments

La valise refermée et le pull remis il attrapa sa veste.

Bon, cette nuit va être profitable, c'est en dormant qu'on apprend le mieux. Demain matin repose-toi. Je te contacte vers trois heure pour continuer notre travail. Objectif : les devoirs à rendre cette semaine.

Aurélie dans un état second le regardait se préparer. Impuissante. Elle souffrait de tout ce qu'elle venait d'endurer mais elle souffrait maintenant aussi d'autre chose. Elle vivait son départ comme un abandon qui lui transperçait le cœur.

Il l'embrassa une dernière fois avant de sortir refermant la porte derrière lui. Elle resta un moment immobile comme interdite seule au milieu du studio, déchirée de l'intérieur.
Puis, épuisée, elle alla s’allonger sur le ventre, dans un état second et hypnotique, elle sombra vite dans le sommeil.

Cependant la sonnette retentit à nouveau. Lentement et éprouvée elle se leva et ne pensant même pas à refermer son peignoir pour cacher sa nudité elle ouvrit la porte.

Jacques était là a nouveau devant elle, les yeux dans les siens. Il l’enlaça alors fortement et ils s’embrassèrent. Puis ils de dirigèrent vers le lit. Il lui ôta son peignoir puis se déshabilla à son tour. Ils eurent de nombreuses étreintes de plus en plus pressantes et passionnées. Au moment ou il voulu la pénétrer elle senti ses deux mains qui lui serrer énergiquement les fesses et les douleurs revinrent, aussi violentes que sous les coups. C'est alors qu'elle se réveilla.

Elle était à nouveau seule sur son lit, la lumière était resté allumée au plafond. En quelques minute elle était passé du cauchemar des fessées si insupportables aux rêves amoureux les plus intenses. 

Elle pensa de nouveau à lui. A toute sa puissance subtile qui l'habitait et la contraignait. Elle souffrait de son absence comme jamais. Heureusement demain il serait là, à l'autre bout du réseau informatique à l'aider et la regarder apprendre. Pourrait-elle seulement rester longtemps assise ?  Qu'importe !

Et puis samedi elle se retrouverait à nouveau face à lui, avec peut être Sonia et June. Elles seraient alors comme trois élèves ou trois sœur soumises à ce nouveau père si exigeant et si autoritaire.