Aurélie ou l'heure du coach (4)

Aurélie ou l'heure du coach (4)

Par flexible69

La matinée du samedi passa très vite, bien trop, on aurait dit que quelqu'un, un terroriste ou quiconque, avait volontairement déréglé le temps. Incapable de se concentrer sur un travail intellectuel Aurélie entreprit de nettoyer à fond son studio, c'était une exigence de Jacques et surtout il fallait de se débarrasser des dernières bouteilles de bière. Il ne manquerait pas de farfouiller dans ses affaires et elle n'osait imaginer ce qu'il se passerait s'il se trouvait encore nez-a-nez avec ne serait-ce qu'une canette.

Elle pensa aussi à Sonia et à l'épreuve que celle-ci devait endurer peut être en cet instant même. Elle la plaignait, se sentait gênée de l'imaginer dans une situation aussi critique qui préfigurait du même coup la sienne. Pour rien au monde elle ne voudrait assister à sa correction, bien que cela lui donnerait une idée de la manière dont elle serait elle aussi traitée. Elle aimait cette fille et la sentait compagne de lutte mais aussi d'infortune.

A midi elle s'ouvrit une boîte de conserve qu'elle entama à peine, elle n’avait pas faim mais il fallait qu'elle ait un minimum dans le ventre, pas plus.
Puis à une heure pile la sonnette retentit. Dommage, elle aurait presque espéré qu'il eut un accident ou au moins une panne sur son trajet entre l'habitation de Sonia et le sien, qu'il n'arrive jamais jusqu’à chez elle.

Son arrivé pourtant lui procura une sorte de plaisir, elle était heureuse de le retrouver en chair et en os cet homme qui était là pour l'aider. Sa présence la rassurait avant tout, même avec tout le stress qui l’accompagnait.

Il portait une sorte de petite valise longue qu'il déposa à l'entrée avec sa veste. Comme la dernière fois elle lui proposa un café et ils burent tous les deux en mangeant un morceau de cake. Ils discutèrent un moment des nouvelles du jour.
Hésitante, elle finit par poser une question qui la tourmentait :

Tu étais chez Sonia ?

- Oui, et la matinée a été agitée, c'est le moins qu'on puisse dire. Non seulement elle s'était trompée de devoir de math mais en voulant corriger celui qu'elle a refait je me suis aperçu qu'elle s'était trompée une deuxième fois. Elle n'est pas prête d'oublier la dernière heure que nous avons passée ensemble. J'en ai encore mal au bras et à la main ! Elle est tête en l’air, c’est son problème mais cette fois ci je suis certain que ça ne se reproduira pas.
Aurélie fut prise d'un haut le cœur et le café qu'elle venait d'ingurgiter faillit remonter d'un coup comme la lave dans le cratère d'un volcan. Pauvre Sonia dans quel état elle devait se trouver.

D'ailleurs j'ai réfléchi, vous êtes trois de la fac dans la même section à être suivies par moi. J'envisage de vous réunir et de vous faire travailler ensemble, au moins une fois sur deux . Cela entraînerait un gain de temps et plus d'efficacité, le travail en petits groupes donne toujours de bien meilleurs résultats. Vous pourriez vous aider mutuellement et qui sait vous préparer vous-même à un futur tutora. Les punitions collectives sont plus efficaces aussi, chaque punie sert d'exemple aux autres. Nous pourrions nous réunir chez moi. J'habite une villa et nous ne serions pas dérangés.

La gorge d’aurélie se contracta.

- Et c'est qui la troisième ?

- Elle s'appelle June

Sonia revit en image cette fille sur les bancs de la fac, une gigue un peu grande gueule. On l'entendais souvent parler un peu à tort et à travers. Elle ne se prenait pas pour la dernière venue et cherchait à en imposer sur tous les sujets. Jamais elle n'aurait imaginé qu'elle aussi était coachée. Ça lui ferait bizarre et ce serait même plutôt amusant de voir cette fille se prendre aussi des fessées devant elle et Sonia.

Ensuite Jacques lui dévoila comment se déroulerait l'après midi (la sauce à laquelle il va me cuisiner pensa Aurélie).

- D'abord une heure de biologie, puis une heure et demi de Français dont trois quart d'heure d'expression orale. Puis une heure de math et à 17 heure sonnante on commencera les fessées.
Celles-ci dureraient pour la totalité entre trois quart d'heure et une heure en comptant les pauses.

Stupéfaite Aurélie tiqua. Pour elle une fessée c’était l'affaire de dix minutes, un quart d’heure tout au plus, mais une heure de fessées cela dépassait tout bonnement son imagination, même avec des pauses . Elle ne s'attendait pas à cela, elle regrettait de ne pas en avoir discuté d'avantage avec Sonia pour s'y préparer mentalement. Son sens de la pudeur la perdra. Et maintenant c’était comme si un abîme s'ouvrirait devant elle… à 17 heure pile.
Ils s’installèrent l'un à côté de l'autre. La biologie était une matière presque nouvelle pour Aurélie tant elle l'avait zappée, même à l'école ou elle avait pompé la plupart du temps. A la fac, n'ayant pas suivi le début des cours par absentéisme il avait décidé de tout reprendre à zéro. Une nouvelle fois sa manière d'aborder les choses si plaisante sonnait comme une musique agréable à écouter, décidément avec lui elle se sentait tirée vers le haut. Mais très vite elle éprouva du mal à se concentrer et ne cessait de regarder les mains plutôt fines mais nerveuses de son tuteur quand il parlait ou tournait les pages des documents. Comment pouvaient elle se révéler capable de punir aussi fort comme elle l’avait constaté quand Sonia lui avait montré ses marques.

- Attends Jaques, là j'ai un gros problème !

- Ah c’est quoi ?

- Je crois que c'est mort pour l’instant, je bloque, je n'arrive pas à me concentrer, je pense aux fessées de tout à l'heure, je n'arrête pas d'y penser. Je me demande si tu pourrais pas me les donner maintenant. Après ça ira mieux, pour le travail je serai débarrassée.

L'anxiété était si forte que ce n'était qu'un simple filet de voix qui sortait d’elle.

- On voit que tu n'en n'a jamais reçu pour les demander en avance...

Et bien non vois-tu, l'attente fait partie de ton apprentissage même si c'est pour recevoir ce que tu redoutes et mérites. ET DE TOUTE FAÇON DIS TOI BIEN QUE CE N EST PAS TOI QUI CHOISIS !
Tu dois apprendre à te plier et te maîtriser ne serait-ce que tes émotions et c'est avec moi et dès maintenant que ça commence.
Tout à coup sa main se leva et lui attrapa le lobe de l'oreille gauche qu'il commença à tordre. La douleur se fit très vite sentir et devenir insupportable, Aurélie lâcha un cri qui n'arrêta pas pour autant l'horrible torsion qui la faisait grimacer. C’était comme si son oreille allait se déchirer. Puis tout à coup il relâcha. Étourdie elle éclata en sanglots.

- Mais ça va pas, tu as faillit me l'arracher !

- Ne t'inquiète pas je sais très bien jusqu’où je peux aller. Et je peux même recommencer avec l'autre.
Sa main se leva à nouveau en direction de sa droite.
Elle fit un mouvement de protection avec son bras.

- Noooooon ! J'attendrai !

La main retomba.

- Bon, alors calme toi et respire. Sinon, si tu y tiens réellement je peux effectivement te donner une fessées tout de suite, mais en aucun cas elle se soustraira à celles qui t'attendent tout à l'heure.

- Non j'ai compris, ça ira, j'attendrais, merde, tu es content ?

- SURVEILLE TON LANGAGE AVEC MOI TU ENTENDS ?
- Oui !

- Alors maintenant tu vas aller boire un verre d'eau et te reprendre.

Elle se leva et se dirigea vers l'évier. L'eau fraîche lui fit du bien malgré les larmes qui coulaient encore et cette douleur lancinante qui ne s’atténuait que trop lentement.

Une fois de retour la leçon reprit mais il allait plus lentement, s'arrêtant pour vérifier si elle suivait. Les exercices qui suivirent furent réussis du premier coup. La confiance qui l'avait abandonnée revint peu à peu et elle regretta finalement la fin de la leçon.
Et bien voilà, tu viens de comprendre et assimiler les bases de la biologie que tu vas étudier cette année, et cela te servira d'ailleurs d'une manière et d'une autre toute ta vie. Tu viens de passer ce cap, c'est une bonne chose !

Ensuite vint le Français, il lui fallait choisir un texte parmi une vingtaine qu'elle devrait présenter devant les autres. Il eu l'astuce de la questionner insidieusement sur ceux qui la rebutaient le plus. La palme revint à un poème de Mallarmé. "Complètement débile ce texte, en plus incompréhensible, c'est la mort ! "
Jacques décida donc pour elle, ce serait celui-ci qu'elle préparerait. Il commença à lui parler du Français, sa langue maternelle et la matière finalement la plus essentielle qui soit. Elle fit une moue. Il lui fit comprendre à quel point dans les devoirs qu'il avait lu d'elle régnait la médiocrité et l'imprécision, même en orthographe: «Tu n’es pas au niveau c'est clair». Or rien ne valait la précision pour parler de la nature humaine qui relevait bien souvent de tout sauf de la rationalité. Elle refit la moue donnant des signe d'impatiences devant tant d'inutilités flagrantes. Le français était une des matières qu'elle exécrait le plus mais elle n'osait pas l'exprimer explicitement. Il y eut malgré tout à un moment ce :
- Mais tu me prends pour une débile, je sais tout ça !

Le regard que Jacques lui lança la fit aussitôt remettre pied à terre et les secondes de silence qui suivirent se firent existentielles, elle voyait tout à coup arriver cet abîme qu'elle attendait pour tout à l’heure. Et cet abîme se décelait sur le visage de son tuteur. Il était prêt même à lui sauter sur elle. Elle marchait sut une crête et chaque nouveau mot de travers pourrait la précipiter. Elle eut peur pour son oreille, qu'elle sentait à nouveau cuire comme en prévision. Cette phrase aurait put lui être fatale mais si ce fut avec un immense soulagement qu'il reprit tout à coup la leçon comme s'il rien ne venait de se passer. Mais cette phrase avait été malgré tout bien prononcée et elle ne doutait pas que resterait coincée entre eux deux, comme une arrête de poisson dans la gorge. Il lui faudrait plus que jamais dominer sa langue, celle de sa bouche tout autant que celle qu'elle étudiait.

Mais avec Jacques elle s'embarquait sur un bateau qui lui semblait bien différent de ce à quoi elle s'attendait. Il semblait lui parler d'une quantité de choses de la vie, de tout sauf du français. Et pourtant ça en était. Le texte prit pour elle une tout autre dimension. Comment faisait-il ?

La leçon se déroula très bien, surtout quand ils travaillèrent l'oral et parfois son sens de l'humour la fit plier de rire. Dans sa situation c’était inespéré, bien que son rire devint parfois nerveux. Ainsi elle en oublia à nouveau les fessées et ce fut difficile de s'arrêter quand l'heure de la leçon de math arriva.

Les maths était sa matière préférée, mais on rentrait maintenant dans un décompte qui se devenait de plus en plus impitoyable, une heure de math, soixante minutes, et combien de secondes, de centièmes, de millièmes de secondes ? On pouvait décomposer le temps à l'infini, l'heure fatale sonnerait malgré tout.

Elle commença des exercices qu'il lui donna. Profitant de ce qu'elle était en train de travailler il se leva et parcouru le studio allant d'un endroit à l'autre, inspectant comme l'autre jour chaque recoin. Elle l'observait du coin de l’œil, ouvrant les placards et les tiroirs de la cuisine, regardant quelques minutes par la fenêtre, comme absorbé dans ses pensées, puis buvant à son tour un verre d'eau et s'absentant aux toilettes.
Malgré la pression qui pesait, et le fait qu'elle ne perdait pas d'une seconde tout ce qu'il faisait, elle fut étonnée malgré tout de la constance qu'elle mettait à son travail. Bien sur ce n'était pas si facile que cela, loin de là, mais elle commençait à voir et cerner nettement toutes les questions qui l’embarrassaient. Quand il s'installa à ses côté il fut même surpris de la manière avec laquelle elle arrivait à les restituer. A son tour elle fut surprise quand il avisa non de lui donner des réponses mais à la faire puiser dans ses connaissances et son imagination sur la façon de les résoudre. Les solutions étaient en elle, il suffisait qu'elle aille les chercher.

Mais l’heure tournait sur l'horloge IKEA suspendue au mur et finalement elle se mit à la regarder de plus en plus et comme tout à l'heure elle commença à bloquer. Son oreille lui faisait encore mal mais bien moins et elle se disait avec une certaine ironie qu'il valait encore mieux avoir les fesses en état de catastrophe naturelle (mais pas tant que ça) qu'une oreille arrachée ou même déchirée. C’était au moins plus discret et il n’y aurait pas à se justifier auprès des autres. Donc elle se fit discrète.

Enfin les 17 heures arrivèrent sans pitié. Le temps finit toujours par triompher, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire.

- Bon maintenant nous avons terminé et pouvons passer à l'autre partie de notre programme. Malgré quelques anicroches et des réglages que nous aurons à effectuer, je suis heureux de la tournure que prend ce tutora.

Comme je le demande à chaque première séance avec les nouveaux élèves. Tu vas lire et signer si tu es d’accord le contrat que j’ai préparé, il formalise notre travail commun.
Il lui présenta le papier qu'il venait de sortir de sa veste. Tout semblait y être parfaitement explicité : le suivi scolaire, l'acceptation à la fois d'un contrôle provisoire sur sa vie privée et des fessées qui bien que pouvant être sévères ne laisseraient aucune forme de séquelles autant physiques que psychologiques. Il n'y aurait aucun dommage défavorable à long terme et bien sûr il était précisé qu'elle restait libre d'arrêter à tout moment ce tutora de façon définitive.
Elle le lut, il n'y avait rien à redire. Puis signa d’une main tremblante. Elle en reçu alors un exemplaire. Puis tout à coup réalisa alors qu'elle se livrait à cet homme sans que personne à part Sonia soit au courant. Il n’avait été pas question jusqu'à présent d'en parler à ses parents. Tout se jouait sur la confiance.

"Bon ! Je sais que tu redoutes ce moment, c'est normal, surtout pour la première fois. Tu vas passer un un mauvais moment mais tu en connais les raisons. Prends le comme une guerre que tu dois mener contre toi-même !

Maintenant détends toi deux minutes, bois de l'eau, mange un coup mais pas trop, et vas faire pipi si tu en as besoin.

- Non je n'ai pas faim mais je vais boire un coup.

- Est ce que tu as des voisins à l'étage ?

- Oui mais ce sont des étudiants comme moi, je ne les connais pas trop et ils ne sont jamais là le week-end.

- Tant mieux nous serons plus tranquilles !
Comme elle regrettait soudain l'absence de voisinage. Elle, d'habitude se vantait de sa sérénité.
Il lui demanda ensuite de débarrasser la table : "Nous en aurons besoin... et peux-tu également fermer les rideaux et allumer la lampe ? "

Au moment ou elle tirait les rideaux elle s'aperçut qu'il avait ouvert sa mallette et en déballait sur la table une boite à mouchoirs ainsi que divers instruments. Elle reconnu tout de suite un martinet, objet qu'elle avait plusieurs fois vu dans les supermarchés et qui chaque fois l'avait laissé perplexe. Mais celui-ci paraissait d'une toute autre facture, plus lourd et imposant avec des lanières épaisses. Elle se souvenait avoir plusieurs fois entendu sa mère raconter que dans son enfance elle en recevait et que pour rien au monde elle n'élèverait des enfants avec. Il y avait aussi une sorte de battoir de la taille d'une grosse raquette de ping-pong qui aurait pu servir a laver le linge dans l'ancien temps. Enfin cette sorte de grand battoir semblable à ceux qu'elle avait vu dans des films que se passaient dans des écoles américaines, présenté comme un objet servant à punir les élèves. Elle restait pétrifiée a côté de la fenêtre et n'osait s'approcher. Il tira ensuite une des trois chaises qu'il plaça au milieu de la pièce, rangeant les autres dans un coin pour libérer de l'espace au centre du studio.

- Alors, qu'en pense tu ?

Elle se senti blêmir.

- Ben ça fait beaucoup, pour une première fois. Ça va être dur. Mais peut être qu'on s'habitue, je ne sais pas ?

- Demande donc à Sonia si elle est habituée ! Non, on ne s'habitue pas mais par contre on s'habitue au fait qu'on ne s'y fait pas et que la douleur chaque fois remet les pendules à l'heure. Ça je peux te le confirmer. Mais tu jugeras bien par toi-même, à condition seulement si tu fasse en sorte de le mériter ce qui t'arrive, car tout ça est parfaitement évitable, ne l'oublie jamais !

Maintenant enlève ton pantalon et ton pull, et mets toi pieds nus !

Une fois son pull retiré, elle déboutonna son pantalon qu'elle fit descendre lentement et qu'une une fois retiré plaça sur une des chaise rangées.

Maintenant qu'elle se trouvait en culotte et tee-shirt elle éprouvait une gêne et ne savait quelle contenance adopter. La situation était totalement inédite et finalement, même en si elle s'y était préparée elle se sentait atteinte au plus profond de son amour propre, vulnérable et à la merci de cette homme qui finalement ferait d'elle ce qu'il voulait. Et que cherchait-il au fond ? Autant il la charmait et l'aidait véritablement autant elle le savait redoutable.

Jamais on ne l'avait soumise. Les rares fessées qu'elle avait revues dans son enfance n'avait été que au fond que des simulacres dont elle s’était même moqué. Une fois, à adolescence, lors d'une dispute sa mère l'avait giflée. Elle s'était retenu d'en faire autant mais s'était promise que la prochaine fois elle riposterait. Sa mère l'avait-elle senti ? Elle n'en savait rien mais en tout cas jamais elle ne recommença. Mais avec lui ce serait bien différent, face à lui elle pesait beaucoup moins, de plus elle était consentante, ce constat lui fit monter une sorte de colère envers Jacques qui allait la faire souffrir et l'humilier.
Elle le fixait des yeux, et son regard oscillait cette fois entre l'interrogation et défi, mais pas cette soumission qui lui aurait donné toute satisfaction. Cette arrogance pouvait lui nuire elle le savait mais tant pis, c'était plus fort qu'elle. Et elle n'était pas une Sonia qui prenait bien trop à cœur son rôle de victime, elle Aurélie ne se laisserait pas faire si facilement.
Le problème c'est que Jacques au même instant semblait parfaitement déchiffrer sa réaction. Et lui ne se sentait pas du tout perturbé pour autant et comme amusé un léger rictus se forma même sur ses lèvres.

Il s'assit sur la chaise.

- Mets toi à genou devant moi.

Elle s'exécuta, ils se tenaient maintenant face à face, il la dominait d'au moins une tête.

Vous êtes décidément presque toutes les mêmes, au-début vous vous croyez invulnérables, mais figure-toi que j'ai toujours fait plié mes élèves, même les plus coriaces et aujourd'hui elles m'en remercient. Dis-toi bien que tu n'échapperas pas à cette règle Aurélie !

Nous allons commencer par ton devoir non effectué et la cannette de bière. J'ai l'impression que quand je donne un consignes tu ne semble pas y faire plus attention que cela ou alors tu as des problèmes d'oreilles ce dont je doute. Non, en réalité tu as un problème d'écoute et dans ce cas quand ma parole ne suffit pas mes mains prennent le relai. De même que si ton attention commence à faiblir c'est avec tes fesses que tu entendras.
Relève toi !

Une fois debout il l'attrapa par le bras et la fit se pencher sur ses genoux ses deux mains posées sur le sol.

Ça y est pensa-t-elle ça va tomber. Et effectivement une volée s'abattit sur sa culotte. Sa poigne était intraitables el la surprenait, En regardant ses mains elle s'était bien plusieurs fois posé des questions mais en aucun cas elle n'avait imaginé qu'elles soient aussi puissantes. D’où tenait-il cette vitalité ?
Au début la fessée restait supportable mais aux bout des quelques minutes qui lui semblèrent interminables elle senti que ses limites approchaient. Ça chauffait de plus en plus fort, elle serrait ses fesses puis c'est tout son corps s'animait, ses jambes ses fesses et même don buste gigotaient au rythme des coups qui ne faiblissaient pas. Puis enfin ça s'arrêta.

Elle n'eut pas le loisir de se reprendre quand elle senti sa main saisir l'élastique de la culotte et descendre celle-ci à mi-cuisse l'obligeant à se soulever légèrement pour la laisser passer. Aussitôt fait la terrible machinerie se remit en marche mais cette fois à même la peau. Les claques n'en devenaient que plus percutantes elles résonnaient en tous sens dans le studio. Ces mains, inhumaines la claquait en multiples endroits revenant sans cesses sur les coins encore douloureux. Il n'y avait aucun répit et maintenant elle ne put retenir des petits cris et des gémissements. N'y tenant plus elle plaqua sa main droite sur ses fesses autant pour se protéger que pour se frotter. La main gauche de Jacques la saisit pour la maintenir fermement sur le dos. Et les claques semblaient encore redoubler, comment était-ce possible ? La main gauche d'Aurélie qui restait seule à terre pour la maintenir en équilibre lâcha sous l'effet de la douleur et elle se retrouva la tête en bas à geindre et pousser des cris de moins en moins discrets. C'est alors que sa main droite se libéra de celle du fesseur et Aurélie d'un coup échappa à son contrôle et se releva.
Il réussi à la rattraper en empoignant son bras gauche et se leva à son tour.

- Ah tu le prends comme ça !

De son côté elle se frottait énergiquement les fesses avec sa main droite pour tenter d'en évacuer le trop plein de douleur.

Elle se tenait maintenant immobile face à lui le visage en larme. Sa culotte gisant a ses pieds.

- Tu me résistes mais ne t'inquiète pas j'ai des ressources. Ramasse ta culotte et vas la poser sur la chaise. Je déteste voir traîner les sous vêtement. Et tu enlèveras également ton tee-shirt !

Elle s'exécuta en tremblant et quand elle ne fut plus couverte que de son soutien gorge et qu'elle revint vers lui il s’était armé du petit battoir.

- Non Pas ça , j'ai compris et j'ai payé.

- Moi seul décide ce dont tu as besoin et je n'aime pas ta façon de réagir. Elle me dit que tu n'as pas encore compris grand chose !

- Mais ça fait trop mal !

- Mets toi à genoux.

S’écartant un peu de lui elle s'exécuta les yeux remplis d'effroi et de reproches.

Ayant enlevé à son tour son léger pull il prit tout son temps pour remonter entièrement la manche de sa chemise de son bras, celui qui tenait le battoir.
Ensuite il s'approcha d'elle et se plaça sur son côté gauche.

- Tu vas apprendre à accepter ta douleur et te maîtriser !

Elle vit son bras se lever et s'abattre d'un coup. La douleur fut intense profonde arrivant sur le deux fesses en même temps qui rebondirent. Elle eut du mal à retenir un cri. Il frappa a nouveau, les fesses tremblèrent se contractèrent. Les coups s’enchaînaient travaillant ses deux lobes en profondeur. Bientôt elle ne put rester debout et s'affaissa, se retrouvant à quatre pattes les fesses comme un tambour toujours à la merci des coups cadencés. Malgré la douleur elle ne chercha pas cette fois ci à se protéger. Puis n'y tenant plus elle se rapprocha du sol et retrouva complètement allongée sur le ventre se tordant comme un vers de terre. Elle pleurait tout ce qu'elle pouvait et finalement les coups s’arrêtent.

- Relèves toi maintenant. Il lui tendit un mouchoir pour se sécher les larmes.

Va maintenant au coin comme jeudi dernier ! Et comme son premier geste fut de se frotter les fesses écarlates :
Tes mains derrière la tête, je t'interdis de te toucher les fesses !

Elle eut du mal, plaquée contre le mur à retrouver son calme. La douleur avait été plus qu'intense et seule la première fessée venait d'être administrée. Elle tremblait et se demandait si elle pourrait tenir longtemps à ce rythme et si son consentement pourrait y survivre.

De son côté il profita qu'elle se trouvait contre le mur les fesses écarlates pour traiter quelques messages sur son portable. Son travail avec elle était loin d'être terminé mais il prenait bonne tournure.

Au bout d'un moment il la fit revenir devant lui. Sa défiance d'avant la première correction semblait l'avoir cette fois désertée, mais il se méfiait.

" Tu sais ce que nous allons aborder maintenant ? "

- Oui !

- Et c'est quoi ?

- Le mensonge !

- J'ai l'impression que pour toi c'est naturel non ?

Elle secoua les épaules.

Tu mentais à tes parents, tes profs ?

- Des fois ! Une fois à l'école toute la classe a été puni à cause d'un vol. J'ai jamais avoué que c'est moi qui avais volé. Personne n'a jamais rien su.

- En plus tu volais ? Tu vois que tu as besoin de te libérer pour changer. Qui ment aux autres se ment à soi-même, pareil pour le vol, en a tu conscience ?

- Oui ! Je l'ai regretté après.

- Tu sais que c'est une bonne chose d'avouer même si on sait qu'on sera quand même puni ?

- ....

- Réponds moi !

- J'ai mal aux fesses !

Tout à coup il la saisit énergiquement par l'oreille et l’entraîna jusqu'à l'évier. Il ouvrit le robinet et s'empara du savon qu'il mouilla.

- J'aime bien qu'on réponde à mes questions et déteste surtout qu'on me mente, ouvre la bouche !

Elle demeurait immobile, abasourdie.

- Dépêche toi, avant que je prenne les grands moyens ouvre la bouche et sors ta langue !

Dès l'ouverture des lèvres il enfourna le savon commença a lui savonner la langue. Elle résistait, tournait la tête dans l'autre sens. Il reposa alors le savon, déversa une bonne dose de savon liquide sur le bout de ses deux doigts qu'il introduisit entièrement dans la bouche, il entreprit de lui en laver tous les recoins. Il la maintenait fermement la tête avec son avant bras.

Choquée, l'introduction dans son intimité la surpris autant qu'elle l’écœura. Le goût de ces savons lui donna une nausée immédiate. Ils avaient avait un goût terrible Comment pouvait-elle avoir ces produits aussi mauvais chez elle. Elle s'en débarrasserait au plus tôt.

Et quand il eut fini :

- C'est dégueulasse, je vais vomir !

Aussitôt fait il ouvrit le terroir de la cuisine et en sortit une spatule en plastique blanche. Celle la même qu'elle avait prise discrètement dans la cuisine de ses parents pour s'équiper. Il avait dù la repérer en inspectant le coin cuisine.
En voyant sa spatule dans ses mains la colère d’Aurelio se ralluma :
Salaud, sadique, tu aimes ça hein ?

Il resta un instant interloqué puis il claqua fortement la spatule sur ses fesses, elle était lourde et étroite se révélait encore plus impitoyable que le battoir. Elle cria, puis une quinzaine d'autres suivirent.

Il s'arrêta net, encore décontenancé par les insultes prononcées, perdu dans ses pensés. Puis lâchant la spatule, s'empara à nouveau de son oreille et la fit traverser le studio en un temps si record qu'elle était sûr qu'elle ne pourrait jamais le renouveler. Il eut de plus la présence d'esprit d'empoigner au passage le martinet sur la table.
Ils arrivèrent dans la salle de bain.

- Puisque j'aime ça comme tu dis alors laisse moi me défouler.

Aussitôt dit il entreprit de lui dégrafer son soutien-gorge qui tomba à terre, le seul vêtement qui lui restait. Il ouvrit d'un coup sec le rideau de la douche et tourna le robinet d'eau froide. L'eau jaillit glacée et se déversait à flot du pommeau, et quand il la précipita dessous elle fut comme prise de convulsions, ne parvenant plus à respirer.
C'est alors qu'il leva le martinet et entreprit de lui administrer des cinglées à tout va. Visant indifféremment les jambes et les fesses, mais parfois le dos, les flancs et même le ventre en fonction de sa position car elle ne cessait, prise entre l'eau glaciale et les coups de se débattre et de tourner en tous sens. Puis elle se réfugia contre l'angle du mur, contre les carreaux, il orienta le pommeau en sa direction et put a loisir lui travailler la peau du milieu du dos jusqu'aux chevilles. Elle criait.

La séance dura deux ou trois minutes, il n'en fallait pas plus. Ce fut pour Aurélie une éternité de douleur et de cris qui dépassaient largement ceux de ses fessées précédentes. Jamais elle n’eut à ce point l'occasion de regretter des mots.

Il arrêta la douche la saisi cette fois-ci par le bras et sans lui laisser même le temps de s'essuyer et de reprendre son souffle il l’engraina jusque sur son lit ou il la jeta. De force il la fit s'allonger de tout son long sur le ventre et leva le martinet pour lui faire exécuter de toute ses forces une nouvelle danse horizontale.

Cette fois-ci ce fut trop. Les redoutables lanières la frappaient de toutes parts, de leur longueurs mais surtout de leurs extrémités comme des pétards de feu sur les cuisses et les fesses encore mouillées. Parfois n'y tenant plus elle se retournait et c'était le devant des jambes qui prenaient, voire le bas ventre qu'elle cherchait immédiatement à protéger. Au bout de longues minutes, à force de contorsions elle lâcha :
- Excuse moi, je regrette, je regrette, je regrette, arrête, je ne dirais plus jamais ça !

Malgré les supplication, les coups tombèrent encore, de longues secondes, à force encore redoublé puis s’arrêtèrent.

- Si tu commences enfin à grandir alors ça je vais devoir arrêter et va être dur pour moi, je vais être frustré, vraiment frustré.

Son ton était ironique et elle pleurait de toutes ses larmes. Il alla chercher un peignoir dans la salle de bain. Quand elle le vit revenir elle se leva et se précipita dans ses bras, se blottissant contre son torse. Elle tremblait, il la recouvrit du peignoir et la frotta.

- Ça fait mal, ça fait trop mal, excuse-moi, je ne recommencerai plus jamais.

- Ne me parle plus jamais comme tu l'as fait, la prochaine fois je t'arrache la peau des fesses, compris ?

Elle se serrait fort contre lui. Il lui caressa les cheveux un moment puis se détacha d'elle.

- On fait une pause. Je vais faire du thé.

Puis il installa à nouveau les chaises devant la table, face à face. Elle passa dans la salle de bain pour se sécher le visage larmoyant et se rincer la bouche. Décidément ce goût de savon l'écœurait au plus haut point.

Elle avait froid et fut autorisée à remettre sa culotte et son pull et la fit asseoir à la table face à lui mais il fallut mettre son oreiller sur sa chaise, la douleur était trop vive. Il servit dans deux mugs.

Assis l'un à face à l'autre, elle se sentait épuisée avec des douleurs de partout. Encore étourdie elle fixait la table les yeux dans le vague.

- Est-ce que je vais recevoir quand même la troisième fessée ?

- Oui bien sûr. Pour un avertissement pas question de laisser passer cela. Ça vaudrait au moins soixante coups mais exceptionnellement tu n'en recevras que la moitié et je t'assure que ce ne seront pas des demi coups !

- Et comment ?

- Quinze de paddle et quinze autres de badine.



(à suivre)