Aurélie ou l'heure du coach (3)

Aurélie ou l'heure du coach (3)

Par flexible69

Le lendemain elle retrouva Sonia au cours de littérature et lui raconta son entrevue. Quand elle lui expliqua qu'il voulait la punir pour son avertissement il y eu un éclair dans les yeux de Sonia.

- Merde ! Là tu vas douiller. Avec un avertissement ça doit donner, il déteste ce genre de truc. En même temps comme c'est ta première fessée il se retiendra quand même. J'espère pour toi !
Quoique avec moi dès la première séance il m’a fait une démonstration corsée.
Pour moi aussi ça va être hard samedi, je me suis trompée de sujet dans mon devoir de math. Il m'a annoncé un feu d'artifice. Ce qui craint le plus, un vrai cauchemar, c'est la badine ! J'espère que tu n'auras jamais affaire à elle.

 Les jours qui allaient suivre, la tension qui n'irait que crescendo, Aurélie le savait. Rien que l'idée de la fessée qui l'attendait la perturbait au plus haut point. Le seul moyen de se calmer c'était de se concentrer sur son travail, en faire le maximum pour montrer son implication et ainsi peut être atténuer son exécution.

 Elle attaqua ses devoirs accumulés, selon l'accord engagé avec Jacques. Bien que le masse en fut énorme, il fallait parer à l'urgence sans se laisser distraire. Se sentant maintenant épaulée elle savait qu'en cas de difficulté il serait toujours là. Se disperser à nouveau et se soustraire à la difficulté ne ferait désormais qu'aggraver dangereusement son cas. Il n'en était plus question. Et à sa surprise ça fonctionnait.

Le mardi et le mercredi, comme prévu il la contacta sur l'ordinateur en fin d'après midi et ils firent le point. Tout semblait bien se dérouler, il répondait à ses attentes et de son côté à elle : rien de particulier à signaler, elle était bien partie.

Le jeudi cependant le vent tourna. Le cours de math ayant été annulé elle arriva chez elle plus tôt que prévu en début d'après midi. La croyant à la fac il ne la contacterait pas avant 17 h. Elle disposait donc de trois heures pour se détendre et relâcher un peu la pression. Elle démarra sur son PC la quatrième saison de sa série du moment et s'ouvrit une des dernières bières qui lui restaient. Mais au bout d'une demi-heure le visage de Jacques apparut sur un coin de son écran avant qu'elle put faire quoique ce soit.

- Bonjour Aurélie, je viens d'apprendre par Sonia que vous n'avez pas cours cet après midi !

Elle eu juste le temps d'arrêter discrètement la série, ouf il semblait ne rien avoir remarqué.

 
"Qu'est ce que c'est cette bouteille sur ton bureau ? "


- Une bière, la dernière. Je l'ai ouverte.... Tu m'a bien dit de les éliminer ? Et merde j'ai le droit de me de me détendre cinq minutes quand même !

- Non mais tu te fous de moi, je t'ai dit de t'en débarrasser pas de les boire. Et fais attention à la manière dont tu me parles !

Vas immédiatement la vider dans l'évier et reviens avec la bouteille vide  ! 


- Mais !


- Dépêche toi avant que je ne m'impatiente. Je n'aime pas qu'on abuse de ma confiance, cela me met hors de moi. Et tu ne m'as encore jamais vu en colère !


Quelle idiote pensa t elle en regardant le liquide encore pétillant disparaître dans l'évier. J'aurais du faire gaffe !


En revenant elle s'assit de nouveau en montrant la bouteille vide pointée vers l'écran


Maintenant relève-toi à nouveau et mets toi au coin face au mur derrière toi, les deux mains derrière la tête et ne bouge pas d'un millimètre tant que je ne t'en donne pas l'ordre.


Elle se positionna contre le mur sentant son regard posé sur elle. C'était bien la première fois de sa vie qu'on la faisait mettre au coin, même petite on n'avait oser lui imposer cela. Elle fixait le mur, contrariée mais immobile. Il fallait jouer le jeu car au fond d'elle même elle se sentait envahie par la crainte.

Le temps passait, les minutes s'éternisaient. Combien de temps cela durerait encore. Était-il toujours là ? Elle eut plusieurs fois envie de se retourner pour vérifier, mais la peur prit le dessus. Elle commençait à avoir sérieusement mal aux épaules.

Finalement au bout de quelques siècles sa voix réapparue.


"Reprends ta place ! "


En s'asseyant elle voyait à nouveau ce regard qui face à elle qui la dominait.

Ne t'avise pas de recommencer, tu as de la chance que je ne sois pas à tes côté, je ne sais pas ce qui me retient de t'en rajouter une samedi !


Bon maintenant on peut commencer. Tu as fini le travail que je t'ai demandé ?


- Le travail ?

- Ne fais pas ton innocente, oui ton travail de math appliqué !

Elle se mit à rougir, elle l'avait complètement oublié.

- Ah oui ! Euh je ne l'ai pas fini.

- C'était pour évaluer ton niveau, tu peux me le montrer quand même ?


- Euh, je le termine ce soir, promis !


- je veux voir maintenant ce que tu as déjà fait, sors le moi tout de suite s'il te plaît !


Elle jeta un regard sur son bureau, puis commença à faire semblant de le chercher, mais aucun miracle n'aurait de toute façon lieu, elle n'avait rien à montrer.

- Euh enfin, je ne sais pas ou je l'ai mis pour l'instant.

- Tu ne sais pas ou tu l'a mis ou tu ne l'a pas commencé ?

Elle se mit à rougir un peu plus.

 
- Je ne sais pas ou il est, juré !

- .... Encore une fois, tu ne sais pas ou tu l'a mis ou tu ne l'a pas commencé ? .


Malgré deux écrans qui s'interposaient entre eux elle ne put soutenir son regard plus longtemps et elle baissa la tête, encore plus rouge.

- Je ne l'ai pas fait !


- Alors pourquoi me dire que tu l'as commencé ?

 
- Parce que... J'ai plein de boulot déjà, tu le sais bien !

- Je t'ai demandé pourquoi tu m'as menti. 

- ....

- Je t'avais demandé ce travail car il fait partie de mes propres évaluations, ce n'est pas pour rien figure toi ! Il m'est nécessaire pour ton suivi.

Et là ma main me démange. Après l'alcool le mensonge. Écoute, à partir de maintenant tu assumes tes actes. Si tu n'assumes pas je vais t'apprendre à le faire et vais même te donner une première leçon pas plus tard que samedi. En plus de la fessée promise pour ton avertissement tu en recevras deux autres, une pour la bière et le travail non effectué et une seconde pour ton manque droiture. Et cette dernière sera musclée je t'assure. Je les inscris. Il est essentiel que tout soit clair dès le départ.à ce niveau Tu comprends ?

Une larme descendait sur sa joue.

- Oui !

- Plus fort !

- OUI !

- OUI QUOI ?

- ... OUI J'AI COMPRIS !



Il y eut un sanglot qu'elle parvint pas à réprimer.


- Pleurer ne changera rien à ta situation. . Et Je suis là pour t'aider. Ma sévérité et ma sécheresse sont là pour te rendre service ne l'oublie pas. Et encore là je t'épargne car c'est de trois fessées dont tu aurais besoin samedi, sans compter celle exceptionnelle que je te dois pour ton avertissement.


Bon, maintenant sèche tes larme et mets toi mets au travail, tu le fais immédiatement je reviens dans une heure pour la correction.


Elle eu beaucoup de mal a faire cet exercice, tremblante et humiliée elle reniflait sur sa feuille, les yeux brouillés par les larmes elle avait du mal à se concentrer. Et puis elle commençait à douter. Avait-elle eu raison de s'embarquer dans cette histoire de tutora qui commençait plus mal qu'elle l'avait souhaité. Si c'était pour vivre un enfer chaque jour !

Elle pensait au samedi qui allait arriver, elle allait retrouver face à ce garçon d'au moins sept ans plus âgé qu'elle mais tellement plus efficient qu'elle ne l'était et dont l'autorité dépassait largement celle de son père. Serait-elle à la hauteur pour répondre à ses attentes et supporter toutes les épreuves qu'il lui réservait ?

Quand il reprit contact comme il l'avait annoncé elle éprouva une terrible angoisse, prête au pire. Mais contre toute attente c'est le contraire qui se produisit. Elle lui expliqua ses difficultés qu'il écouta avec la plus grande attention. Il lui fournit alors les explications qui lui manquaient. Sa manière de présenter les choses était adroite et la surprenait, et cela dans la matière qu'elle pensait jusqu'à présent dominer un minimum.. Tout ce qui lui avait parut obscur ou mal défini prenait sens et lui donnait envie d'aller encore plus loin. Elle lui reconnaissait des qualités qu'elle n'avait que peu rencontrés dans son parcours scolaire. Elle se prit au plaisir de l'écouter et suivre ses démonstrations et ses conseils, presque autant que quand ils discutaient librement et en vint même à oublier les fessées promises. Tout allait mieux.

Quand ce fut fini elle travailla encore et au moment s'arrêter le portable pour se souhaiter  bonne nuit elle le fixa du regard.


- Excuse-moi pour tout à l'heure, je n'ai pas voulu te mentir, en fait je n'ai pas oser avouer, j'ai été lâche, je le sais, j'avais peur.


- Je sais Aurélie, mais c'est justement là que le bas blesse. Ton comportement est fuyant, tu dois te rendre compte des règles et assumer les conséquence de toutes ces lâchetés que tu accumules. Les fessées sont maintenues et se dérouleront exactement comme je les ai prévues. Et tu t'en souviendras crois-moi. Tu dois accepter ces punitions, et les considérer comme non seulement inévitable mais profitables. C'est comme ça que ça marche, tu dois te le faire rentrer dans tête, c'est dans notre accord. Tu es bien d'accord ?


La voix d’aurélie tremblait.


- Oui je suis d'accord, j'accepte.


- Bon et bien maintenant vas dormir, tu as cours demain. Chaque journée a son importance..

 

 
Le lendemain, on était vendredi et la journée se déroula sans histoire. A la fin des cours, en la saluant, Aurélie ne put s'empêcher de dire à Sonia : 


- Bon courage pour demain matin !

 
- Oui il en faut, mais surtout bon courage à toi aussi. Mais tu verras on finit toujours par s'en remettre. Et après on se sent tellement mieux... Tu verras !

(à suivre)