Aurélie ou l'heure du coach (1)

Aurélie ou l'heure du coach (1)

Par flexible69

"C'est inadmissible, qu'avons nous fait pour avoir une fille comme toi ? Cela a déjà été assez difficile l'année dernière, il a fallu te pousser et te tenir à bout de bras toute l'année, te payer des cours particuliers alors qu'au fond tu ne pensais qu'à t'amuser. Dis-toi bien que si tu as eu ton bac tu n'as pas à en être fier, tu as seulement eu de la chance, c'est comme si tu l'avais trouvé dans une pochette surprise.

Après tu as voulu t'inscrire à la fac à Grenoble, le niveau y est supérieur, d'accord, mais tu peux t'estimer heureuse qu'ils t'aient acceptée.
Ensuite, devant ton insistance nous avons consenti de prendre un studio, pensant que ton indépendance t'aiderait enfin à t'assumer et te rendre responsable, alors qu'une chambre étudiant dans un domaine universitaire aurait parfaitement fait l'affaire. Et voilà que les premiers résultats tombent maintenant, aussi catastrophiques que ceux de l'année dernière. Mais que fais-tu vraiment ?

Tu comprendras que notre patience est à bout. Cette année est décisive pour ton avenir et nous ne sommes plus derrière toi pour te servir de pompe à oxygène. C'est le moment ou jamais de te foutre un bon coup de pied au cul et de te reprendre.

Écoute Aurélie, débrouille toi comme tu veux mais ça ne peut plus continuer comme cela. Nous ne te donnons pas plus que la fin du deuxième trimestre pour te ressaisir. Au delà de cette date, s'il n'y a pas un redressement spectaculaire de ta part nous te couperons les vivres et tu devras toi-même assumer ta subsistance. Tu verra comme le monde du travail est aujourd'hui difficile et ne fait pas de cadeau.

Crois¬moi cet ultimatum ne pourra que te rendre service. Tu as déjà la chance d'avoir un soutien familiale ce qui n'est pas le cas de tous les étudiants, loin de là. Si tu n'apprends pas à en tirer profit et bien c'est que en fin de compte notre aide non seulement ne t'est pas utile mais te nuit.

La balle est dans ton camp maintenant. Que les choses soient claires, il n'y aura pas une deuxième chance, si rien ne se passe. nous serons intraitables Nous avons été bien trop laxistes jusqu'à présent. Comme je regrette l'éducation que nous t'avons donnée."

Ces paroles raisonnaient encore dans les oreilles d’Aurélie, comme si elle s'était retrouvée à l'intérieur d'une cloche en train de sonner.

Cela faisait un mois que cette conversation avait eu lieu et une fois que son père avait raccroché elle se revoit encore se lever se diriger vers le miroir de son studio et fondre en larme devant son image.

Au fond son père avait raison. L'illusion n'avait n'avait pas fait long feu. Il ne fallut pas plus de deux semaines pour que toutes les bonnes résolutions de la rentrée s'envolent.
Il faut dire que la pression à la fac s'était dès le début révélée redoutable, les cours se succédaient sans pause et les devoirs à faire s'entassaient sur son bureau. Elle, la reine de la procrastination n'en pouvait plus, il lui avait été quasi impossible de tenir le rythme. Par contre elle avait trouvé un groupe d'étudiants qui semblaient souffrir des mêmes syndrome et partageaient avec elle la même science des bringues improvisées. Elle avait ainsi dissipé son malaise dans des fêtes sans lendemain laissant le temps s'écouler sans pitié.

Alors,quand les résultats des premiers partiels tombèrent ce fut pour elle une véritable catastrophe et l'ultimatum de son père avait fini de l'enfoncer.
Elle s'était senti empêtré dans une situation quasi inextricable, ne sachant ni par ou commencer ni de quelle manière. Chaque devoir ou révision de cours qu'elle commençait se terminait prématurément au bout de cinq minutes car elle se sentait incapable de continuer. Sa culpabilité grandissait chaque jour un peu plus. Le soir elle tentait d'apaiser son angoisse en avalant des bouteilles de bière bon marché et parvenait vite à trouver cette ivresse que chaque nuit elle expiait dans des insomnies récurrentes

De plus son caractère récalcitrant n'arrangeait rien à l'affaire. Son irritabilité montait d'un cran chaque fois qu'elle sortait, tout l’exaspérait au point de se frotter avec sa nouvelle bande d'amis avec lesquels elle commença à prendre des distances. Puis il y eut une altercation avec le prof d'anglais qu'elle ne supportait pas et qui la mena tout droit au conseil de discipline, elle eut droit à un avertissement sévère. Elle se garda bien d'en faire part à son père, il l'aurait tuée.

Il fallait bien l'avouer, elle sombrait.

Puis un jour, début novembre, en cours d'Histoire des sciences il y eut cet exposé à préparer en commun avec un ou deux autres étudiants de son choix, ou plutôt dans son cas, ceux qui accepteraient de travailler avec elle car elle se sentait de plus en plus grillée. Sa camarade qui se trouvait à côté d'elle et avec qui elle avait eu déjà quelques échanges lui proposa de partager ce travail avec elle. Un rendez vous fut alors fixé pour le samedi suivant en début d'après midi dans son studio. Elle se senti tout à coup un soupçon réconfortée et surtout un peu moins seule.

Cette fille s'appelait Sonia. Timide, elle ne se mettait jamais en avant que ce soit dans les cours ou à la cantine. Physiquement un peu ronde mais plaisante d'approche elle lui paraissait malgré tout sérieuse et intéressante à connaître. Plus elle se trouvait à son côté plus sa personnalité excitant sa curiosité.

Heureuse de la faire rentrer dans son studio elle se débarrassa de tous les cadavres de bouteilles accumulées et l’accueillit avec toute la chaleur dont elle se sentait capable. Mais le temps de Sonia était limité, il fallait s'y mettre vite et elle déclina poliment le café que lui proposa Aurélie.
C'est alors qu'en s'asseyant face à elle sur l'unique table du studio, une grimace très marquée se dessina sur le visage de Sonia. C'est comme si elle une douleur vive l'avait traversée et la fit même sursauter. 

Intriguée, Aurélie ne put s'empêcher de l'interpeller.

- Tu as un problème  ? 

Le visage de Sonia se mit alors à flamber de rougeur.

- Non ça va, c'est juste ....

Comme gênée elle s'arrêta net.

- Tu as mal quand tu t'assieds ?

Hésitante, se pinçant les lèvres Sonia s’enfonça quelques seconde dans une état de réflexion qui la rendit comme hors d'atteinte.

Puis, comme prise par un élan incontrôlé elle se leva et commença a déboulonner son pantalon qu'elle descendit à mi cuisse laissant apparaître une culotte rose qu'elle abaissa à son tour sur son côté gauche, dévoilant une fesse qui déclencha une véritable stupeur chez Aurélie.

- Je me suis fait mettre une fessée magistrale par mon tuteur ce matin. J'ai cru que j'allais y passer !

 La peau était couvertes de marques d'un rouge foncé, bleues par endroits, laissait apparaître des striures gonflées qui se dispersaient en divers sens jusque sur sa hanche. Bien qu'elle était restée couverte, on devinait que l'autre fesse devait être dans le même état. Aurélie n'avait jamais vu des fesses dans un tel état.

- Une fessées ? Tu as un tuteur ? C'est lui qui t'a fait ça ?

- Oui, je n'ai pas rendu mon devoir de math à temps l'autre jour. Le prof l'a refusé, j'ai eu un zéro pointé

- Tu t'es laissée faire ?

- Bien sûr, et j'avais intérêt d'ailleurs, sinon ça aurait été pire. Ça fait parti du contrat, quand on fait une connerie ou que les résultats attendus ne sont pas là on s'en prend une. C'est la règle. Mais je ne suis pas la seule tu sais, j'en connais trois à la fac comme moi. C'est plus courant qu'on ne le pense.
De toute façon si je le fais c'est que j'en ai besoin. Sans ça je n'y arriverais pas, l'année serait déjà foutue !

Elle se rhabilla et s'installa a nouveau posant cette fois ci ses fesses aussi délicatement que possible sur la chaise

Elle lui expliqua alors le système :

" Quand on sent qu'on ne pourra pas suivre ou qu'on veut s'assurer d'une excellence, on prend un tuteur à l'année. C'est souvent un étudiant de master ou plus qui s'occupe de vous canaliser et vous suivre dans les études, mais aussi dans la vie quotidienne. Ils sont en général très performants et en sont souvent eux-même passés par là. Certains coachent et se font même aussi coacher en parallèle. Les filles s'y mettent aussi maintenant et ce ne sont pas parait-il les plus cool. Les punitions et les coups, principalement les fessées, tiennent un grand rôle en cas de baisse de régime dans le travail ou de mauvais comportements. On dit que plus le tuteur est sévère et frappe fort quand il le faut et plus les résultats sont à la hauteur.
Ça se pratique de plus en plus, au départ çà vient des États-Unis. Dans les grandes écoles là bas la pression est tellement forte qu'elles en devient un passage quasi nécessaires pour la plupart des étudiants. Mais bien sûr on n'en parle pratiquement jamais.
S'il te plaît ne dis rien a personne j'aimerais que tout ça reste entre nous !

- Non ne t'inquiète pas je ne dirais rien, je sais tenir ma langue.… Et ça fait longtemps que tu fais ça ?

- J'ai commencé en juillet, il m'a imposé un travail préparatoire et pour combler mes lacunes. C'est ma sœur aînée qui m'a donné le tuyau. Elle l'a fait elle aussi. Au début je voulais pas, en plus elle me racontait ses fessées, mais me connaissant que trop bien elle a insisté et m'a convaincue. C'est efficace c’est mais super éprouvant. Le travail est éprouvant et les règles strictes. J'ai passé des nuits entières sur le ventre.

Si Aurélie n'avait pas observé de ses propres yeux les fesses de sa nouvelle amie, nul doute qu'elle aurait cru à une plaisanterie. Mais elle ne pouvait que l'admettre et se sentait mal a l'aise et choquée malgré elle. Jamais elle n'aurait imaginé que de telles pratiques puisse exister à l'heure actuelle et dans sa propre fac.

- Tu veux un coussin ?

- Non merci, je suis habituée, à la fac il n'y en a pas de toute façon.

- Tu en reçois souvent ?

- En moyenne une fois par semaine, ça dépend ce qu'on mérite. Si on cumule, ça fait des séances terribles qui n'en finissent pas, à éviter. J'en ai aussi pas mal reçu cet été pour la remise à niveau il me faisait travailler en tête à tête et pendant toute une période j'en recevais pratiquement tous les jours. Pas le temps de se rétablir entre chaque séance. Mes fesses n'en pouvaient plus et moi non plus d'ailleurs. Heureusement la rentrée est venu calmer tout ça, elles ont pu refroidir un peu. Elle se mit à rire.
Comme si on pouvait rire d'une telle chose pensa Aurélie. Comment pouvait-elle supporter un tel régime ?

"En fait il est vachement sympa dans la vie. Mais pour le travail il est sans pitié mais super efficace, tu ne peux pas savoir les progrès qu'il m'a fait faire. Tout est étudié à fond et les fessées sont là pour nous pousser toujours plus loin....

Alors on s'y met ? "


Les deux filles travaillèrent comme en symbiose. Décidément elles s'entendaient très bien et les plaisanteries fusaient, ce qui ne les empêchait nullement d'avancer à grand pas. Mais Aurelie restait malgré tout perturbée.

Une fois son amie partie elle ne cessait d'y penser. Elle en oublia même de s'offrir une bière comme les autres soir. La nuit, elle ne trouva pas le sommeil, l'image de la fesse de son amie et surtout ses paroles tournaient dans sa tête au point que ce n'est que quand le jour commença à pointer qu'elle s'endormit.

Lorsqu’elle se réveilla il était dix heures on était dimanche et elle se précipita sur son téléphone, et comme sous le coup d'une urgence elle envoya un mail a son amie :

"Bonjour Sonia, bien dormie ? J'ai réfléchi, le tutora m'intéresse aussi, c'est trop la cata pour moi, je t'expliquerai. Crois-tu que ton coach serait disponible pour s'occuper de moi aussi ? Peux-tu lui demander. Ce serait super sympa ! "

La réponse ne tarda pas.

"Sympa ??? Je ne crois pas ! En tout cas pas pour tes fesses (rire). Mais je vais le contacter ! "

Puis, vers midi trente, pendant qu'elle regardait sa série préférée sur son ordi, son portable sonna.

- C'est moi Sonia ! J'ai réussi à l'avoir... Écoute il est hyper chargé, mais il a une place qui se libère juste maintenant, une fille a décidé d'arrêter avec lui, elle le trouve trop sévère. Je lui ai dit beaucoup de bien de toi, en fait il serait partant. Mais réfléchis bien avant de commencer, c'est hyper engageant et des fois on ramasse un max. Tu m'as vue hier. Il faut vraiment que tu sois motivée.

- Pour ça, je le suis. J'y ai réfléchi toute la nuit. J'ai pas vraiment le choix en fait.
En tout cas merci c'est super sympa de ta part, tu es une vraie amie pour moi. Je te revaudrai ça ! Bises.

A suive