Il ne faut pas désobéir, cela contrarie Monsieur...

Fesséeo > Récits > Il ne faut pas désobéir, cela contrarie Monsieur...
avatar Héléa

Visibilité

Tout le monde
Monsieur, parfois, est de mauvaise humeur. Je suppose que vous aussi, vous connaissez ces moments-là.


Déjà, en temps normal, il faut faire attention à ce que l'on dit ou écrit, rester respectueuse, polie, et gentille. (enfin on essaie)


Mais quand Monsieur est grincheux , c'est très très compliqué à gérer. En général, c'est parce que je l'ai contrarié (oui, cela m'arrive, je ne fais pas exprès, enfin parfois si, mais sans vouloir faire vraiment de mal). Et donc, je dois me comporter comme d'habitude (respectueuse, polie, et gentille), tout en faisant encore plus attention à ne pas aborder certains sujets, comme celui qui l'aurait rendu grincheux).


Je suis sous tension pendant toute la durée de l'échange. Je réfléchis à ce que j'écris, reviens en arrière, change des mots. (Si au moins j'avais fait attention AVANT de le contrarier.) Ou carrément je préfère me taire. Et surtout, je surveille s'il est en train d'écrire, là, j'attends de voir ce qu'il va me dire...


J'ajoute qu'en général, si j'ai fait une grosse F.A.U.T.E., je lui écris une lettre d'excuses, pleine de sincère contrition, où je montre que j'ai bien compris quelle erreur j'avais commise, et dans laquelle je demande pardon, et j'ajoute que je ne recommencerai plus.


Et là, j'attends. C'est très dur. Parce que Monsieur me fait attendre. Je sais que c'est pour que sa colère retombe un peu. Mais c'est long quand même. Il le fait aussi pour me punir. Le silence est pour moi la pire des punitions. Et plus le temps passe, plus je culpabilise. Je ne sais plus rien faire d'autre qu'attendre qu'il me contacte, en regardant l'ordi de loin ou bien mon téléphone.


Malgré tout, quand enfin j'entends sonner Skype et que je vois que c'est lui, même si je suis soulagée qu'il me parle enfin, je sais déjà que l'heure à venir sera éprouvante. (la lettre d'excuses n'étant jamais suffisante à ses yeux). Il va me sermonner, me gronder, me rappeler qu'il avait été très clair et qu'il ne comprend pas pourquoi je lui ai désobéi. Ma foi, que répondre, il m'arrive de désobéir, je ne suis pas parfaite.


Je m'arme de courage, et je réponds. La peur au ventre. Je sais que je vais avoir des remontrances en règle. Aucun mot tendre ou simplement gentil, uniquement de la froideur et de la sévérité. Il est tenace, garde sa ligne, et j'aurais beau dire et beau faire, il aura le dernier mot. En même temps, il n'y a pas de fumée sans feu, donc je suis responsable. Et puis vu ma place, et la sienne, je ne peux que rester docile et l'écouter, étant déjà bien contente qu'il ne m'ignore plus.


Enfin, au bout d'un long moment, rempli de stress, de mal-être, de honte et de regrets, il me dit que le sujet est clos. (Bien sur, je ne serai pardonnée qu'après avoir été réellement punie). Et ce qui est merveilleux avec lui, c'est qu'il redevient gentil immédiatement après avoir dit cela, et n'en parle plus du tout.


De mon côté c'est un peu plus long, le poids sur ma poitrine se décolle petit à petit, et il me faut du temps pour que je retrouve mon sourire. Et je me promets que jamais, plus jamais, je ne désobéirai...





13/01/2018

Commentaires

avatar francoisfabien

Reste malgré tout, en arrière-fond, l'attente du moment où ça va réellement tomber. Pour solde de tout compte. Non?
avatar Héléa

La raison du plus fort est toujours la meilleure, nous l'allons montrer tout à l'heure. Un pauvre petit agneau, moi...
avatar Héléa

Pfff même pas drôle.

Postez un commentaire


Derniers connectés



482 inscrits

Avertissement

Ce site est strictement réservé aux adultes.

Il est question de pratiques entre adultes consentants et en aucun cas de la fessée donnée aux enfants.

Nous condamnons toutes violences conjugales.